La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

11 décembre 2006

Ni Lyon, ni Toulouse

Dominique de Villepin n'ira pas à Lyon "faire le guignol" pour le prochain forum de l'UMP.
On comprend parfaitement sa position quand on sait que la mascarade de samedi dernier n'a servi à rien sauf à servir la soupe à Nicolas Sarkozy !

Pourtant je suis convaincue que seul le premier Ministre est capable d'affronter Sarkozy dans un vrai débat et de le pousser dans ses retranchements. Que les lecteurs qui soutiennent MAM, me pardonne, mais malgré toutes ses qualités et ses convictions, on a bien vu qu'elle n'était pas à l'aise dans cet exercice et qu'il n'a fallu que quelques minutes à Sarkozy pour prendre le dessus et occuper tout l'espace.

Dominique de Villepin a raison de vouloir rester tout à sa tâche, loin de ce cirque grotesque qui se joue à l'UMP.
Il a raison de construire la France d'aujourd'hui pour mieux entrevoir celle de demain et ses impératifs.

A l'UMP "tout est plié", on le sait maintenant, aucun espace ne sera laissé à quelqu'un d'autre que Sarkozy, Christine Boutin en a fait les frais samedi pendant le forum... L'Ump sera la voix de Sarkozy et de personne d'autre.

Mais à droite "rien n'est plié" et ce qui s'est passé samedi en conforte plus d'un dans l'idée qu'une alternative doit venir en dehors de l'UMP.
Alors oui nous encourageons le premier Ministre à donner son avis sur les grands sujets qui préoccupent les citoyens, nous l'encourageons à faire entendre sa différence, nous l'encourageons dans sa tâche pour résoudre les grands problèmes de notre pays.
Peu importe d'entendre ici et là qu'il est de plus en plus isolé, son courage et sa détermination forcent le respect tout simplement.

Il n'y a pas de fatalité, si une alternative est voulue par les citoyens, elle s'imposera d'elle même à un moment de la campagne.
Qui portera les couleurs de cette alternative ? Une question toujours sans réponse.
Mais gageons que cette tâche sera assumée par celui ou celle qui se montrera le plus convaincant dans son discours et dans les idées qu'il portera devant les français.

Posté par Diane_1964 à 19:23 - UMP - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2006

Somnifère télévisuel

Malgré un emploi du temps chargé, hier, j'avais bien noté sur mon agenda que je devais être rentrée chez moi pour 17 heures afin de suivre sur LCP le premier forum UMP. Ayant réclamé haut et fort sur ces pages un vrai débat au sein de la droite, il aurait été mal venu de ma part de ne pas en être téléspectratrice.

Je me cale confortablement dans mon canapé avec une tasse de thé et quelques chocolats et j'attends l'ouverture des "hostilités".
Je suis d'abord un peu étonnée par la configuration du plateau, Sarko est seul à un pupitre, comme un grand, tandis que MAM  est "encadrée" par Bernard Accoyer et Pierre Mehaignerie. Une impression de garde rapprochée s'en dégage comme si les deux hommes s'apprêtaient à décocher des coups de pieds sous la table dans le cas où MAM s'aventurerait à franchir quelques limites...
N'étant pas dans la salle, je ne peux pas me faire une idée précise, mais là aussi j'ai la sensation que chaque spectateur a été briefé, applaudissements discrets et polis et surtout aucune manifestation de désapprobation aux propos des uns et des autres... étrange pour un débat.

Voilà pour la forme et pour le fond, je reste sur ma faim pour ne pas dire que je suis très déçue.
J'attends une vraie confrontation des idées et des différentes visions de la France de demain tant on sait que les points de divergences entre MAM et Sarko sont nombreux. Au lieu de ça, j'assiste à un échange consensuel et sans relief où Sarko et MAM récitent leur leçon bien apprise et rivalisent d'amabilités. Pas question d'interpeller l'autre sur un point de désaccord, pas question d'argumenenter et de rebondir à chaud sur une question épineuse... de plus en plus étrange pour un débat.

Je commence à m'ennuyer ferme au bout de 3/4 heure... Je reconnais les talents d'orateurs de Sarkozy, mais je dois supporter jusqu'à la nausée les "je vais vous dire" et les "moi je" et ses propos me conforte dans l'idée qu'il souhaite au fond opposer deux France. MAM a du mal à être à l'aise même si je suis d'accord avec ses idées, elle n'arrive que rarement à trouver le ton et l'emphase nécessaires pour convaincre.

D'ennuyeux, ce faux débat devient soporifique, je cherche désespérement dans mon esprit endormi à dégager une synthèse de tout ce verbiage, en vain...
Histoire de me réveiller, je jette un oeil sur les premières dépêches rendant compte de ce forum, les journalistes ne sont guère plus enthousiastes que moi.
Cela ne me rassure guère et cela veut bien dire que ce galop d'essai est un fiasco.

L'UMP a une semaine pour réctifier le tir avant le forum à Lyon sur le thème de l'égalité.
Les militants, les sympathisants et les citoyens n'ont que faire de discussions aseptisées où tout le monde se tutoie avec des sourires hypocrites. Puisque deux France s'opposent avec Nicolas Sarkozy et MAM, que l'UMP organise un vrai face à face où la contradiction aura toute sa place, c'est ainsi que chacun pourra faire son choix en son ame et conscience et que le débat sera respecté.

Dernière petite remarque, Loic Lemeur a lui aussi une semaine pour aller apprendre à s'exprimer en public, certaines de ses interventions furent poussives pour ne pas dire carrément laborieuses !

Réactions à lire : Christophe Carignano , Un débat pour 2007

Dernière minute : MAM était l'invité de Dimanche+ sur Canal. Le début de son intervention fut consacré à un rapide bilan du forum. Selon le ministre de la Défense, les règles ont été changées la veille du débat et le nombre d'interventions ainsi que les temps de parole n'ont pas été respectés par tout le monde.
Elle souhaite que les règles de fonctionnement des forums soient revues afin d'assurer l'équité des interventions et que la place soit réellement laissée aux débats !!
Sa présence au prochain forum à Lyon sera conditionnée par la révision de ces règles.

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09 novembre 2006

Sarko et le Général !! oupsss

J'en pleure de rire toute seule devant mon écran.
J'ai du mal à croire ce que je viens de lire sur une dépêche AP : Sarko revendique l'héritage de "rupture" du Général de Gaulle.
Les Sarko-fans, présents à Saint Etienne, ne doivent plus rien comprendre, eux qui dépensent en ce moment une énergie incroyable en faisant feu de tout bois contre les Gaullistes...
L'opportunisme de Sarkozy est extraordinaire quand même... Mais au fait, lui qui encense ce soir le Général, où etait il aujourd'hui, pendant que la grande famille politique Gaulliste se réunissait à Colombey-les-deux-Eglises ?... Une migraine peut être l'a empêché de se déplacer ?... humm

Un billet plus long demain sur la résurrection du gaullisme chez le petit Nico, là je vais relire les dépêches et rire encore et encore...

Posté par Diane_1964 à 21:18 - UMP - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2006

Pin Pon les pompiers...

... La maison brûle !
C'était prévisible, inéluctable même, la "rupture" au sein de l'UMP est consommée.

Je voudrai faire écho au dernier billet de Christophe Carignano sur son blog. Il y est question de "guerilleros" et de "snipers" car c'est ainsi que les plus féroces sarkozystes nomment ceux qui souhaitent d'autres candidatures que celle de Sarko à droite.
Devrions nous en vertu d'une prétendue "unité" fermer nos "clapets" et faire allégeance à un homme et un programme qui ne correspondent en rien à nos convictions gaullistes et républicaines ?
Devrions nous renoncer à tout débat pour ne pas froisser le "petit Nicolas" et mettre peut être en péril ses idées ?
On nous martèle que nous avons mis la machine à perdre en marche, mais elle est en marche depuis longtemps pour les gaullistes, depuis qu'il n'est plus possible d'entendre au sein du parti les différentes sensibilités et que la pensée unique est la seule ligne de conduite à adopter sous peine de se faire tirer les oreilles !

Plus grotesque encore est la victimisation de Nicolas Sarkozy et la mauvaise foi de ses lieutenants. Ces derniers affirment que leur chef de file ne distille aucune critique à l'encontre du gouvernement dont il est toujours le numéro 2. Cela pourrait être risible s'il n'y avait pas l'enjeu d'une présidentielle au bout du chemin.
Donc lorsque Chirac, Villepin, MAM, Debré et Cie émettent un avis contraire à Sarkozy c'est de la polémique, mais lorsque Nicolas prend le contre pied du chef de l'Etat ou du gouvernement, il fait seulement entendre sa différence et ses idées et pour ses partisans c'est légitime.

Les sarkozystes deviennent fébriles ces derniers jours. Ils pensaient avoir l'horizon bien dégagé pour 2007, mais c'était finalement sans compter sur ce réveil républicain. Malgré tous leurs beaux efforts, Villepin remonte tranquillement mais sûrement dans les sondages sans ambition présidentielle, depuis que MAM a laissé entendre qu'elle pourrait être candidate, elle a pris 7 points en 1 mois. Même si ce petit monde est encore loin derrière Sarko, qui lui enregistre un tassement, il reste encore du chemin jusqu'aux urnes et le mouvement va s'amplifier j'en suis persuadée.

Nous ne sommes pas des snipers, je dirai plutôt qu'une résistance s'organise au nom du débat, de notre liberté de choisir le candidat qui nous représentera le mieux et au nom de la démocratie.

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07 décembre 2005

Consensus et Sémantique, les deux bonnes fées de l'UMP

Par un frileux soir de décembre, tout le monde s'attendait à un avis de tempête sur la grande et turbulente famille de l'UMP.
Petit Nicolas, Grand Dominique et tous leurs respectifs fidèles se chamaillaient depuis des semaines sous les yeux des militants et des sympathisants circonspects.

bpump061205franckprevelreuters1Une sombre querelle pour un lieu de villégiature, l'Elysée et qui pourrait piocher dans les économies de la famille pour y aller.
On a bien failli passer à côté de la trêve des confiseurs et de l'esprit de Noël, mais c'était sans compter sur la perspicatité et le dévouement des deux fées Consensus et Sémantique.
Fendant les airs de leurs petites ailes elles vinrent au secours des deux frères ennemis et c'est bras dessus, bras dessous qu'ils arrivèrent au conseil de famille an affichant de scintillants sourires hollywoodiens devant une presse ébahie et déçue de ne pas assister déjà sur le pas de la porte à un début de combat sanglant.

Au cours de cette journée, les deux bonnes fées n'ont pas ménagé leur peine pour sauver les apparences.

Dans son bureau de Matignon, le Grand Dominique boudait et avait fait savoir qu'il n'irait pas à la réunion de famille. La fée Consensus se devait de ramener l'impétueux chef de famille à la raison en lui arguant qu'il était le garant de l'unité de cette tribu dont la plus grande partie réclamait bruyamment un petit changement dans les règles familiales. La bonne fée conseilla au Grand Dominique d'accepter ce changement pour obtenir en contre partie la solidarité de toute la famille dans son boulot de "réparateur de la France".
Mais le Grand Dominique boudait encore, et si lui aussi avait envie de poser ses charentaises et ses tableaux à l'Elysée. Consensus lui confia à l'oreille qu'avec ce que Sémantique était en train de dire au Petit Nicolas, tout restait possible, mais qu'il lui faudrait par contre sûrement vider son livret A pour se payer le voyage. Mais ajouta t-elle l'essentiel n'était il pas qu'il reste fidèle à ses convictions et qu'il se présente devant les français si tel était un jour son désir ?
Et de plus en plus de français vous aime conclua t-elle avant de disparaître.

Pendant ce temps là, la fée Sémantique, par un mystérieux sortilège, faisait oublier au Petit Nicolas les mots de la discorde : "primaire" et "investiture" pour les remplacer par "soutien". Le Petit Nicolas esquissa les premiers signes d'un caprice ce à quoi Sémantique, mielleuse et rassurante lui répondit que ce mot ne changeait rien finalement. Il était quasiment certain qu'il aurait ce soutien de la part de la majorité de la famille et de tous les nouveaux petits amis qu'il s'étaient fait sur les plages cet été. Avec des deniers plein les poches, il pourrait partir à la conquête de l'Elysée et piétiner à loisir les loosers du PS, de l'UDF, du FN, du PC...
A la fois rassuré et flatté par les mots de l'habile Sémantique, le Petit Nicolas fut saisi d'un élan de générosité fraternelle et appela le Grand Dominique pour lui proposer de venir le chercher et de l'emmener à la petite sauterie de l'UMP.

Ouf ! On a eu chaud, mais l'honneur de la famille est sauf... pour cette fois !

Photo Franck Prevel REUTERS

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20 septembre 2005

Evian : Dominique de Villepin plaide pour l'unité et un projet pour 2007 basé sur le bilan

Le Premier ministre semblait ravi de retrouver les parlementaires UMP à Evian après la longue pose estivale "Je vais vous dire la vérité: vous m'avez manqué", a-t-il confié. Une petite phrase qui a du ravir les députés et sénateurs qui l'avaient accueilli avec septicisme quelques mois plutôt pariant qu'il ne saurait pas entamer le dialogue avec eux.
"Les rentrées parlementaires sont comme toutes les rentrées à tout âge de la vie", a observé Dominique de Villepin. "Cela commence dans la cour de récréation par quelques conciliabules, par l'échange de souvenirs, et puis ça se termine en liesse (...) dès que le ballon roule". (...) "Car nous le savons, nous sommes rassemblés pour marquer des buts, des buts pour la France", a ajouté le Premier ministre, en insistant une nouvelle fois sur la "complémentarité" entre le gouvernement et l'UMP.

villepinsarkoevian200905afpmartinbureau

Son discours de clôture a révélé sa vision de la victoire à l'élection présidentielle de 2007, avec comme principal objectif un projet basé sur le bilan de l'action du gouvernement.
"Dans les 19 mois qui viennent, le gouvernement sera entièrement à la tâche (...). Car les élections de 2007 se feront, nous le savons tous d'expérience, sur un projet, mais elles s'appuieront aussi nécessairement sur un bilan", a-t-il dit.
"Nous n'avons pas un mois, pas une semaine, pas un jour à perdre. Je ne veux pas minimiser (...) l'importance du rendez-vous de 2007. Simplement le monde n'attend pas: est-ce que nous pouvons nous permettre de différer les ajustements nécessaires ? Est-ce que nous pouvons laisser passer 19 mois, alors que ces mois peuvent être utiles, doivent être utiles et redonner un élan à tout notre pays ?".

Dominique de Villepin veut être l'homme du "rassemblement" et il l'a rappelé à tous les parlementaires présents, "Comme chef du gouvernement, comme chef de la majorité, je serai d'abord le garant de l'intérêt général. Je serai aussi le garant de l'unité de la majorité (...) Je lance donc devant vous solennellement un appel au rassemblement."
"Les Français nous le demandent (...), nous devons travailler main dans la main, en regardant devant, là où le destin de la France nous appelle. C'est là la clé de notre victoire"
a t il ajouté.
"Certes, nous avons des échéances en 2007. Certes, nous devrons tous être mobilisés pour ce grand rendez-vous. Mais n'oublions pas que la démocratie ne se joue pas uniquement le jour d'une élection. La démocratie s'enrichit en permanence de la volonté, de l'action, de la proposition, du dialogue" a t il déclaré.

Le Premier ministre, reste toujours peu favorable à une politique de "rupture", "Pour donner toutes ses chances à notre pays, j'ai fait un choix: la modernisation du modèle français. Dans la ligne tracée par le président de la République, ce sera ma feuille de route à la tête de notre gouvernement tout au long des 19 mois à venir" a t il dit.
Le Premier ministre est convaincu  que la société reste frileuse à des changements trop radicaux et trop brutaux.
"Tenons compte des fragilités des uns, du travail accompli par les autres (...) Trouvons en permanence l'équilibre entre la réalité de la société française et la réalité du monde, c'est là la clé de notre succès politique", a-t-il dit.

Enfin, Dominique de Villepin a rappelé encore une fois que l'éléction présidentielle était "la rencontre entre un homme et le peuple", une idée défendue par les chiraquiens qui estiment "qu'un candidat n'avait pas besoin du soutien d'un parti pour concourir à l'élection suprême".

Photo Martin Bureau AFP

Posté par Diane_1964 à 19:04 - UMP - Commentaires [0] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

19 septembre 2005

"Ne nous fâchons pas"

Sur les paisibles rives du lac Léman, on s'attend à ce que les journées parlementaires UMP soient quelques peu mouvementées si certains se livrent encore à de sournoises piques verbales. un jeu très en vogue en ce moment et où chacun essaie d'étaler sa culture à coup de mots peu usités à la sauce sarkastique... oups... sarcastique !
Messieurs, vous êtes priés de rengainer vos "flingues de concours"*, de vous rassembler et face à la pression médiatique adoptez "la non violence, la persuasion, la grâce"* et n'oubliez pas qu'en pareil cas il vaut mieux "aviser dans le calme, à tête reposée et se méfier de ses nerfs"*.

Il reste à souhaiter que les députés ont écouté avec attention les recommandations de Bernard Accoyer, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et qui a dénoncé "l'affrontement" entre sarkozystes et chiraquiens et leurs "petits jeux suicidaires inadmissibles" qui remettent "la machine à perdre en marche".
"Si certains veulent dérouler le tapis rose, vert, rouge, à nos adversaires pour 2007, alors que les extrêmes, élections après élections, deviennent les arbitres du jeu démocratique, hier en France, cette nuit en Allemagne
(...) nous le paierons tous", a lancé M. Accoyer.
"De petites phrases en réponse aux petites phrases, a-t-il poursuivi, de jugements péremptoires intransigeants aux exercices de nosologie (classification des maladies, ndlr) recherchée, l'affrontement des hommes ne doit pas se substituer au seul débat qui vaille, celui des idées".


Voilà donc les parlementaires prévenus, parce que la priorité aujourd'hui n'est pas de savoir qui sera le "champion" de la droite en 2007, mais de travailler à préparer cette échéance en redonnant une nouvelle vitalité à la France par des actions concrètes et répondant aux attentes des français.

* Merci à Michel Audiard, ce saint homme, dont les conseils gardent toute la lucidité et la sagesse et qui ne sont pas superflus dans le paysage politique où "il va faire vilain temps".

Posté par Diane_1964 à 12:40 - UMP - Commentaires [3] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

06 septembre 2005

Je t'aime moi non plus...

… un classique qui risque de se chanter dans les rangs de la droite pendant 20 mois.

Si Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy affichent "sérénité" et 'com-plé-men-ta-ri-té" en public, à l'UMP certains entretiennent avec brio la polémique et distillent habilement les petites phrases assassines ou ambiguës qui réjouissent la presse.


Ce matin, Patrick Devedjian, invité de l'Heure de Vérité, a pris une partie de la presse et de l'opinion publique à contre pied en affirmant que Jacques Chirac avait l'intention de se représenter en 2007. Il a estimé que son "accident vasculaire" n'était pas un "évènement politique", mais seulement un "petit ennui de santé".
On est effectivement soulagé
de savoir que le chef de l'Etat se remet très bien de cet accident vasculaire, mais Patrick Devedjian lâche cette petite phrase au moment où beaucoup, justement, s'interrogent sur la pertinence pour Jacques Chirac de briguer un troisième mandat. Pour appuyer cette affirmation il rappelle que Dominique de Villepin a déclaré ne pas avoir d'ambition présidentielle et qu'il est là uniquement pour redresser la situation et redonner un souffle au Président.
On peut parfaitement comprendre cette position, surtout, si l’on écoute les spécialistes en politique qui expliquent que le clan Sarkozy souhaite finalement que le duel en 2007 se passe entre Chirac et Sarkozy.

Mais pour l’instant les dés ne sont pas jetés et face à cette incertitude il préfère attaquer le Premier ministre en ajoutant « qu’il n’avait pas bien compris son concept de croissance sociale » annoncé jeudi dernier lors de sa conférence de presse mensuelle, « qu’en 100 jours il ne pouvait rien se passer » en évoquant les 100 jours de Napoléon, alors que le Premier ministre fait allusion aux 100 jours de Roosevelt et de son plan du New Deal !!

Mais ne chipotons pas sur ce détail historique…

L’équilibre dans cette petite guerre des clans a été respecté aujourd’hui, puisque Jean Louis Debré, Président de l’Assemblée et supporter de Dominique de Villepin ne s’est pas privé de montrer du doigt certains hommes politiques qui utilisent « le thème de la rupture et du changement » comme « un thème récurent » parce qu’ils n’ont rien à dire. C’est pas un certain Nicolas qui a évoqué ce thème dimanche dernier au bord de la mer ? Pour enfoncer encore un peu plus douloureusement le clou, Jean Louis Debré a rappelé que ce thème était propre « au cartel de la gauche » depuis très longtemps… oups !!!

Enfin pour lui, l’homme du rassemblement n’est autre que Dominique de Villepin.

Refermons cette parenthèse, la pause « gazette politique » est terminée pour aujourd’hui et que chacun se rassure, dans les prochains mois nous aurons notre lot de vrais-faux scoops, de rumeurs, de phrases au vitriol, de quoi nous faire résilier nos abonnements à Gala ou Voici sans regret, mais en attendant, comme aime à nous le dire le locataire de Matignon, nous avons une France à remettre sur ses deux jambes… alors on retourne bosser !!

Posté par Diane_1964 à 12:08 - UMP - Commentaires [7] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

04 septembre 2005

A la Baule Dominique de Villepin plaide pour le rassemblement et le partage

Sous le soleil radieux de la Baule, la journée de samedi fut quelque peu bouleversée par l'annonce l'hospitalisation de Jacques Chirac au Val de grâce la veille au soir. Dominique de Villepin s'est voulu rassurant en affirmant que le chef de l'Etat allait bien et qu'il s'était entretenu avec lui au téléphone durant 1 heure, peu après Nicolas Sarkozy souhaitait un prompt rétablissement à Jacques Chirac en louant sa légendaire "vitalité".

Le moins que l'on puisse dire c'est que Dominique de Villepin a "mouillé" sa chemise à la Baule; une première fois pendant son jogging matinal et l'après midi lors de son intervention devant les militants et si l'on en croit l'état de ladite chemise, il faisait chaud sous les projecteurs !
Ce problème de température n'a pas empêché le Premier ministre d'offrir aux jeunes de l'UMP un discours fort en leur rappelant les "fondamentaux" du mouvement gaulliste en faisant référence à "ces héros porteurs de gloire tout comme dans la lignée de ces soldats, de ces militant de l'ombre". "Nous voulons avancer forts des vertus de fidélité, d'exigence, portés par un même amour d'une terre et d'un peuple". Dominique de Villepin a invité les jeunes militants à se "rassembler, à "partager" et à faire preuve de solidarité envers ceux qui en ont le plus besoin.

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L'un des temps forts de ce discours fut l'hommage appuyé qu'il rendit à Jacques Chirac en louant son humanité, sa détermination et sa capacité à "tenir le cap" même dans les situations les plus difficiles et en rappelant l'indéfectible fidélité dont il fait preuve depuis plus de 20 ans envers le chef de l'Etat. Le Premier ministre a invité les militants à être "service du pays" et d'être "fidèle au cap fixé par le président de la République".

Enfin, pour faire taire les rumeurs persistantes de rivalité entre lui et Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a réaffirmé qu'ils étaient "complémentaires" et que la force de la majorité résidait dans la diversité des personnalités, des talents et des idées. Pour Dominique de Villepin, le vrai combat ne réside pas dans celui des personnalités mais dans celui mené pour l'engagement, l'échange et le partage et l'ambition de mener la France à la victoire.

Université d'été UMP : le discours de Domnique de Villepin

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19 juillet 2005

Villepin veut continuer à surprendre

Rétive au début, l'UMP apprend à connaître le premier ministre, mais s'interroge sur ses futures relations avec Sarkozy.

Bruno Jeudy Le Figaro


Qui l'eût cru ? A vrai dire, pas grand-monde tant l'ancien ministre des Affaires étrangères s'était fait remarquer jusqu'à présent par sa flamboyance, son goût pour la poésie et le peu d'empathie pour les élus locaux. Quarante-quatre jours après sa nomination à Matignon, changement de décor. Les mêmes – députés UMP et amis de Nicolas Sarkozy en tête – qui prédisaient un échec reconnaissent que Dominique de Villepin réussit ses débuts. Bien sûr, son pari de «rétablir la confiance avec les Français en cent jours» est loin d'être gagné. Les sondages montrent que l'opinion publique demeure rétive. Sa popularité plafonne à 35% dans le baromètre BVA/ L'Express, ce qui fait de lui le premier ministre le plus impopulaire de la Ve République au moment de son installation à l'hôtel Matignon.

050705153911.43nayaeu0bPrivé d'état de grâce, Dominique de Villepin fait contre mauvaise fortune bon coeur : «Ne pas avoir d'état de grâce est une chance. Ça évite les conneries et ça oblige à l'action», confie-t-il en privé. Au prix de gros efforts auprès des députés et sénateurs UMP, il a franchi l'obstacle du Parlement. «Au début, on a beaucoup ramé pour convaincre les collègues», raconte le député des Yvelines Pierre Bédier. «Sur le terrain, ça reste tendu. Mais à l'Assemblée, ça va mieux», constate le porte-parole de l'UMP Luc Chatel.

«Content de sortir de son bureau», l'ancien diplomate a découvert les réalités de la vie quotidienne. A Marne-la-Vallée avec les chômeurs. A Lyon avec les petits patrons. A Charleville-Mézières avec des femmes qui enchaînent CDD sur CDD. Le contact est souvent positif. Même si le haut fonctionnaire doit parfois user de la bonne langue de bois d'énarque pour répondre à une question inattendue. Qu'importe ! Le premier ministre aime ce qu'il appelle les «rugosités du terrain». «Il faut prendre le pays tel qu'il est», affirme Dominique de Villepin, qui a choisi de «positiver».

L'écrivain chiraquien Denis Tillinac avoue sa surprise : «A l'Elysée, Dominique survolait les problèmes comme un général de division. A Matignon, il s'est mué en capitaine de compagnie remontant le moral des troupes.» Lucide, Tillinac ajoute : «C'est sûr que ses mesures pour une grande relance sont insuffisantes. Mais cela peut créer un petit sursaut et c'est déjà pas mal dans un pays en profonde déprime.»

Au gouvernement, les ministres ont vite compris les nouvelles consignes : travail et silence dans les rangs. Dos au mur, Dominique de Villepin met la pression. Jean-Louis Borloo a une obligation de résultats avec son plan de cohésion sociale. Ministre du Travail, Gérard Larcher le reconnaît : «J'ai un patron. Il écoute mais se forge une opinion lui-même sans être soumis aux lobbies.»

Mais c'est son duo avec Nicolas Sarkozy qui surprend le plus. Les deux hommes, qui se jaugent en permanence, jouent le jeu. «Ça tiendra plus longtemps qu'on ne le croit», estime François Baroin, ministre de l'Outre-Mer. «Aujourd'hui, Villepin pose tranquillement les fondements de son projet sans se préoccuper de Sarkozy. Mais rien ne dit qu'on ne retrouvera pas demain le Villepin bulldozer», prévient Georges Tron, un des députés UMP consultés par Matignon.

A l'Élysée, où l'on se réjouit des «débuts de Dominique», ses nombreux supporters affirment que le premier ministre va «encore surprendre». Une façon de reconnaître que Dominique de Villepin est la dernière carte de l'Elysée pour barrer la route aux ambitions de Nicolas Sarkozy.

Posté par Diane_1964 à 07:45 - UMP - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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