20 novembre 2006
Une leçon de démocratie
Dominique de Villepin était l'invité de Ripostes, hier sur France 5, l'occasion pour le premier Ministre de rappeler les grands principes de la droite avant l'échéance présidentielle.
Durant plus d'une heure, il s'est fait le porte parole de tous ceux qui depuis des mois réclament un débat au sein de l'UMP et qui considèrent qu'à droite "rien n'est plié", « aujourd'hui, les sondages mesurent de la sympathie et de l'image. Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel » a t-il déclaré.
Il estime par ailleurs que ce fameux débat ne cessera d'évoluer au cours des prochaines semaines, il souhaite que celui ci soit "le plus libre possible" et "passionnant".
Les arcanes d'une campagne présidentielle n'ont guère de secrets pour le premier Ministre, lui qui en a déjà deux à son actif aux côtés de Jacques Chirac et c'est sûrement à juste titre qu'il a souligné que "les Français sont rebelles à tout choix qui leur est imposé" (...) "mais "mesure-t-on la capacité, l'aptitude, le sérieux de telle ou telle candidature? Nous n'en sommes pas là et je ne crois pas que les Français soient rentrés dans le choix présidentiel".
Pour faire taire ceux qui souhaiteraient voir sortir du bois d'éventuels autres candidats très rapidement, Dominique de Villepin a joué la carte de la raison et de la sagesse en affirmant "qu'il faut avancer pas à pas" (...) "Chacun avance et doit avancer à son rythme. Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille".
Pour voir ou revoir l'émission Ripostes (vidéo en ligne dans la journée)
Photo AFP Journal Internet
22 novembre 2005
Quand les syndicats déraillent
L’éditorial de Nicolas Barré, dans le Figaro de ce jour, nous éclaire sur quelques « boulettes » édifiantes des syndicats de la SNCF au moment où une nouvelle grève paralyse le trafic dans toute la France.
On apprend qu’en septembre dernier, les 5 principaux syndicats de la SNCF s’opposaient au versement d’une prime d’intéressement d’au moins de 160 euros pour chaque salarié, en signe de refus à « la logique du profit ».
Bien évidemment, ces mêmes syndicats n’ont pas demandé aux cheminots s’ils étaient d’accord pour percevoir cette prime en fin d’année, mais non, on sait bien que l’on peut toujours faire confiance aux syndicats, ils agissent toujours dans l’intérêt du salarié (sic) !
L’édito nous rappelle que la majorité des salariés est favorable à un accord d’intéressement et contrairement aux syndicalistes elle n’y voit pas l’affreux et méchant spectre du capitalisme ou l’asservissement de l’entreprise à une dérive libérale et nauséabonde.
Le plus lamentable, c’est que la grève entamée aujourd’hui, va coûter 20 millions d’euros par jour, ce qui représente à quelque chose près, le montant de la prime que la direction voulait verser aux salariés de l’entreprise.
Cette prime a été calculée sur le bénéfice de l’année 2004, un bénéfice dont le montant part en fumée aujourd’hui avec ce 6ème jour de grève depuis le début de l’année.
« Il faudra que les syndicats expliquent un jour en quoi les intérêts des salariés de la SNCF sont mieux défendus après la dilapidation des marges de l’entreprise plutôt qu’avant » s’interroge à juste titre Nicolas Barré.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là et le comble de l’absurdité est atteint avec le motif de cette nouvelle grève. Les syndicats redoutent « une privatisation rampante », un doute dissipé à maintes reprises par la direction de la SNCF et Dominique Perben, le ministre des Transports, mais 4 des 5 syndicats se sont entêtés dans leurs positions.
Le leader de la CFTC-cheminots qualifie ce mouvement de « comédie » où s’affronte les diverses formations syndicales engagées dans une lutte d’influence et de pouvoir, avec comme bien souvent dans le premier rôle la CGT.
Cette grève ne serait donc qu’un prétexte, surtout pour la CGT qui à l’approche de son prochain congrès veut maintenir plus que jamais son influence surtout face à la montée en puissance de Sud-rails et à rattraper l’erreur de la prime d’intéressement auprès des cheminots.
Une vaste comédie qui ne fait rire personne, une vaste comédie qui coûte très cher à la SNCF, une vaste comédie qui prend encore les usagers en otage.
Depuis l’épisode de la SNCM, on se demande si certains syndicats n’ont pas perdu le sens de la mesure, de la négociation, du dialogue social et de l’intérêt général… bref s’ils n’ont pas perdu tout simplement le sens de leur véritable mission.
07 octobre 2005
Ils ont jugé...
L’intervention de Dominique de Villepin sur France 2, hier soir, alimentait un bon nombre de conversations ce matin et c’est autour d’un café que nous avons commenté sa prestation.
J’avoue être la seule parmi mes camarades de bureau à soutenir ouvertement l’action du gouvernement et les commentaires des uns et des autres ne manquaient pas d’intérêt.
Tout le monde a salué son sens du « verbe », la clarté de ses propos, sa personnalité et son aisance face aux caméras. A ce sujet, je dois souligne , que je l’ai trouvé moins à l’aise que lors de son passage à RMC chez Boudin, surtout en début d’émission. Je l’ai senti un peu fébrile, mais l’enjeu hier soir était de taille. En pleine semaine de crise sociale, il n’était sûrement pas évident d’arriver sur un plateau pour plus de 2 heures de direct face à des millions de français attendant d’être convaincu par son discours.
Parmi toute les critiques formulées par mes collègues, certains points m’ont interpellée.
J’ai eu le sentiment que la vision et les actions du Premier ministre avaient quelque chose de déroutant et d’un peu « contre nature » pour un homme de droite pour ces personnes d’une sensibilité de gauche.
Pour reprendre les vieux clichés tenaces, chez eux la droite c’est libéralisme, patronat, mondialisation et la droite se doit d’ignorer la signification du mot social.
Ce qui semble les gêner dans le discours de Dominique de Villepin c’est bien l’emploi du mot social et la priorité qu’il s’est fixé par rapport à cette croissance dite « sociale ». Gêne accentuée lorsque la comparaison a été faite avec DSK qu’on lui a demandé où il se situait aujourd’hui.
Mes collègues ont du mal à se faire à l’idée qu’un homme de droite prône une politique où le volet social est très important, où le respect du modèle français est une ligne de conduite. Selon eux, il vient carrément marcher sur les plates bandes de la gauche au moment où celle ci n’a plus rien à dire ou à proposer alors que ses sympathisants attendent des réponses concrètes.
Mais ce qu’il y a de plus surprenant dans toutes les remarques que j’ai entendues, c’est presque le reproche qu’ils font au Premier ministre d’appeler autour de lui à un rassemblement de tous les français et de toutes tendances confondues et comble du paradoxe, ils sont presque convaincus que ce dernier a la capacité de fédérer ce rassemblement, s’il réussit à mener à bien sa mission. Les phrases prononcées par Dominque de Villepin pour éviter « la guerre des deux France », son attachement au modèle français, son refus d’une rupture brutale, son envie de réunir « public, privé », les « jeunes, les séniors », tout ça commence à interpeller les consciences au delà des rives de la droite traditionnelle. Bien sûr le chemin est encore long avant une adhésion totale de tous les français, mais il y a un petit mouvement qui se met en marche, même si les intéressés refusent encore de l’avouer.
Certains sont allés encore plus loin en lui reconnaissant un discours aux accents républicains, plus entendu depuis très longtemps (j’ai noté que personne n’a osé parler d’accents Gaullistes).
Si l’homme commence à susciter une réelle admiration, il n’en reste pas moins que mes collègues se sont interrogés sur sa capacité à remettre le France sur ses « deux jambes » avançant que ses marges de manœuvre étaient très minces, que le temps risquait de lui manquer et que l’opposition à son action viendrait plus vivement d’une partie de son camp que de l’opposition dont ils ne semblent plus rien attendre pour l’instant.
Ils ont eux mêmes reconnu que l’intervention de François Hollande avait été bien piètre et bafouillante face à un Dominique de Villepin très à l’aise et champion de la réplique incisive et directe.
Enfin, la dernière critique formulée fut celle de sa sincérité quand il dit qu’il est animé d’un véritable intérêt général et que son ambition est d’abord celle de servir son pays.
Le temps m’a manqué pour continuer cette conversation et j’ai eu envie de laisser une porte ouverte pour reprendre ce débat un jour et pour les aider à comprendre un peu mieux les convictions de cet homme, je leur ai juste conseillé de consacrer un week end à la lecture de son essai « Le cri de la gargouille ».
Photo AFP Thomas Coex
05 octobre 2005
A vous de juger
C'est le nouveau magazine politique mensuel de France 2, présenté par Arlette Chabot.
Dominique de Villepin sera le premier invité de cette émission en direct demain soir.
Portrait, analyse de l'actualité, préoccupations des français, questions des téléspectateurs, ce magazine propose de donner les clés pour mieux décrypter les évènements politiques et sociaux du moment.
Encore un test important pour le Premier ministre qui pourra sans doute vérifier sa côte de popularité avec les chiffres de l'audience !
23 septembre 2005
France 5 : Arrêt sur image
Journalisme politique : jeux ou enjeux ?
Les articles et les reportages télévisés abordent-ils davantage les jeux de pouvoir entre les hommes politiques ou les enjeux des politiques publiques ? Comment la presse écrite et la télévision traitent-elles les différentes mesures annoncées par le gouvernement De Villepin ?
Ce sera le thème de l'émission de dimanche 25 à 12h35.
Dans la rubrique en ligne "le cybervoyage", j'ai eu la surprise de découvrir cet article : Les cybermilitants bloguent pour Villepin
14 septembre 2005
Blogs à l'honneur !
Les médias traditionnels se penchent de plus en plus sur le phénomène du blog politique et les cybermilitants qui les animent.
Cette semaine nous avons les honneurs du Nouvel Observateur. Constance Jamet décortique cette nouvelle façon de relancer le débat politique.
Cyber démocratie : Militants à vos blogs
22 août 2005
Presse : la rentrée politique
Bruno Jeudy dans le Figaro.fr aborde la rentrée du gouvernement avec en arrière plan les petites phrases "assassines" de certains supporters de Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement promet une rentrée sans tabou
Dans Libération, Sarkozy fait le compte des nouvelles adhésions UMP et laisse entendre que la désignation du candidat pour 2007 passera par les militants.
Sarkozy, seigneur et maître en son royaume de l'UMP
A noter que Dominique de Villepin fera un discours, lors de l'université d'été, samedi 3 septembre devant les jeunes UMP.
21 août 2005
Villepin chez Bourdin & Co
Le 25 août, juste avant le conseil des ministres, Dominique de Villepin s'offrira une dernière "récré" sur l'antenne de RMC entre 8h30 et 9h30 dans l'émission de Jean Jacques Bourdin, histoire de commenter l'actu et de répondre aux questions des auditeurs.
Si comme moi, vous serez déjà en train de bosser à cette heure là, une solution, les archives de l'émission.
17 août 2005
Conférence de presse du 16 août
Le temps me manque aujourd'hui pour faire un compte rendu de la conférence de presse du Premier ministre, mais quelques liens vers vos quotidiens vous permettront de passer en revue les mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à la crise du pétrole et ses conséquences en sachant qu'il n'y aura pas de rétablissement de la TIPP flottante.
Photo Pierre Andrieu AFP
Le Figaro.fr
Essence : Villepin veut rassurer les bas salaires
La «stratégie globale» du premier ministre
Libération.fr
Villepin tente d'éteindre la polémique pétrolière
Le Monde.fr
Dominique de Villepin veut adapter la politique énergétique française à la nouvelle donne pétrolière
L'intervention du Premier ministre du 16 aôut dans son intégralité
Conférence de presse du mardi 16 août 2005 : hausse du prix du pétrole et politique énergétique
13 août 2005
Infos en boucle !!!!!!!!!!
Personne n'ignore qu'en période estivale l'actu est beaucoup plus calme, que l'épaisseur de nos quotidiens et nos hebdos est un peu réduite, mais est il nécessaire de passer en boucle certaines infos ?
J'ai constaté depuis une dizaine de jours dans les pages "politique" de nos quotidiens une vraie récurrence sur certains sujets !
Je crois que tout le monde a compris que la côte de popularité de notre Premier ministre était en hausse, que les membres du gouvernement étaient en vacances tout en étant toujours joignables au cas où... On connaît maintenant par coeur leurs lieux de villégiatures !!!!!!!
D'accord on observe toujours une hausse, au niveau de la population estivale des redactions, de stagiaires qui rêvent de couvrir le scoop de leur vie, mais à qui on confie peu souvent des sujets de fond.
De grâce, ayez pitié de nous, pauvres lecteurs, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, envoyez quelques cartes postales de vos vacances à ces journalistes qui se morfondent dans leurs rédactions hyper climatisées. Juste deux ou trois lignes et vous savez qu'ils en feront une ou deux colonnes parce que sinon ça va être dur de tenir jusqu'à la rentrée avec toujours les mêmes infos !!


