La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

01 décembre 2005

Présidentielle : "une rencontre entre un homme et un peuple"

Dominique de Villepin donne sa vision de l'élection présidentielle dans le nouvelobs.com

Extraits :

Le Premier ministre a indiqué jeudi qu'il souhaitait que, dans sa famille politique, elle reste une "rencontre entre un homme et un peuple".

villepin011205christopheenaap

" Dans nos institutions de la Vème République et compte tenu de mon engagement et de ma conviction gaullistes, l'élection présidentielle c'est la rencontre entre un homme et un peuple". Dès lors, "je souhaite que cette rencontre soit préservée en ce qui concerne ma famille politique", a déclaré jeudi 1er décembre le Premier ministre Dominique de Villepin.
Il était interrogé lors de sa conférence de presse mensuelle sur l'organisation de primaires au sein de l'UMP pour désigner le candidat à la présidentielle de 2007.
L'UMP réunira le 6 décembre un bureau politique pour changer ses statuts, de façon notamment à permettre aux adhérents de désigner leur candidat à l'élection présidentielle.

Tourner sa langue

Par ailleurs, interrogé sur ses relations avec Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a expliqué qu'il "tournait plusieurs fois" sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer publiquement.
"A chaque fois que je vous rencontre, j'ai à cœur de faire en sorte, tournant plusieurs fois ma langue dans ma bouche, que ce soit bien pour tenir un propos pour faire avancer notre pays, qui serve à nos compatriotes", a déclaré le Premier ministre lors de sa conférence de presse mensuelle.
Le fait que le débat soit "fort" au sein de l'UMP est "un facteur de réjouissance", a estimé Dominique de Villepin. Mais il faut que tous ceux qui y participent fasse un "travail de responsabilité" pour que ce débat "soit toujours utile aux Français", a-t-il ajouté.

Posté par Diane_1964 à 19:57 - Positions politiques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2005

Pour quelle France voulons nous nous engager ?

Au gré de nos nombreux "clics" quotidiens, certains ont du lire, comme moi, une dépêche de Reuters comparant les raisons avancées par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pour expliquer la crise des banlieues.

Au delà de la "rivalité" entre les deux hommes, ce sont deux visions de la France qui se dessinent de plus en plus distinctement, au fil des discours et des déclarations.

villepinsarkoassembl_eapmicheleuler

Les propos de Nicolas Sarkozy se radicalisent un peu plus chaque jour et l'idée de la "rupture" apparaît pour lui comme la seule alternative possible au redressement de la France.
Le ministre de l'Intérieur justifie la crise des banlieues ainsi : "La première cause du chômage, de la désespérance, de la violence dans les banlieues, ce n'est pas la crise économique, ce ne sont pas les discriminations, ce n'est pas l'échec de l'école. La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur et la démission de la République", a-t-il affirmé.
On ne peut pas nier que les bandes organisées ont leur grande part de responsabilité, mais ne voir que cet aspect dans le malaise des banlieues est réducteur ne laissant que peu de place à de vraies perspectives d'avenir et la solution ne réside pas seulement dans la question sécuritaire.

Quant au Premier ministre, il refuse de voir dans la crise urbaine une cause unique et mets en garde contre toute forme d'amalgame (lire le précédent billet)  : "Une majorité des populations de ces quartiers ne veut pas être stigmatisée (...) Les habitants ne veulent pas que leur quartier soit frappé du sceau de l'infamie".
"Je crois au rassemblement, pas à la suspicion, à la recherche de responsables", a insisté le chef du gouvernement.
"Le malaise des quartiers sensibles est dû à "la crise des valeurs, au chômage, à un urbanisme inhumain et au recul des services publics" a expliqué le Premier ministre.

Les sujets sur lesquels les avis des deux hommes divergent sont de plus en plus nombreux au risque d'entendre parfois, qu'il y  en fait deux droites aujourd'hui... Plus les jours passent et plus je me dis ce que ce n'est pas faux. Que va t-il en résulter ? Là c'est la grande inconnue.

Dans cette même dépêche, un élu UMP déclare "Sarkozy parle aux tripes et Villepin à la raison" et d'ajouter "en campagne électorale, c'est plutôt le premier qui gagne mais les Français vont tellement mal que, si on sait trouver les mots, la raison peut l'emporter".

Espérons que l'avenir lui donne... raison !

Posté par Diane_1964 à 12:48 - Positions politiques - Commentaires [7] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

10 septembre 2005

Se rassembler et relever les défis

La semaine qui s'achève nous a offert une actualité riche et chargée et je ne suis pas contre le fait de la terminer dans le calme en méditant les phrases prononcées par le Premier m050531154640inistre lors de son déplacement à Beauvais jeudi dernier.
Un discours qui nous rappelle quelles sont les valeurs que nous devons brandir pour nous redonner le courage d'avancer et de rendre à notre pays sa place.
Empreintes de lyrisme et d'une grande lucidité, les paroles de Dominique de Villepin nous ramènent vers l'essentiel de ce que doit être notre combat aujourd'hui.

"Quand c'est difficile, il n'y a pas de mystère. C'est vrai dans une famille, dans une grande aventure, sur un bateau ou en haut de l'Everest quand on est encordé, c'est bien l'unité, c'est bien le rassemblement qui, seuls, donnent la chance" a t il déclaré.

Brandissant un coeur, il a raconté: "Ce bien inaliénable, on m'en a fait cadeau ce matin. Un jeune élève qui venait de tailler dans son ardoise un coeur. Ce coeur de France, nous nous battons pour lui et nous voulons le servir".
Nous sommes à un moment où c'est le rassemblement qui doit l'emporter, pour notre pays en lequel nous croyons. C'est la bataille que nous voulons livrer pour notre France, notre modèle français, pour que notre pays puisse trouver toute sa place (...) qu'il porte haut les valeurs de liberté, de justice, d'égalité des chances",
a-t-il ajouté.

Visiblement agacé par les polémiques et les phrases de certains prononcées depuis quelques semaines, le premier Ministre a jugé bon de souligner que "même si certains veulent distiller au quotidien un certain venin du doute, imaginant qu'ambitions, rivalités, querelles puissent être inévitablement le lot habituel des dirigeants (...) il n'y a pas d'autre stratégie qu'une stratégie pour la France !"

Rouvrant une page d'histoire, le Premier ministre a rappelé qu'aux alentours de Beauvais, le Général de Gaulle avait rassemblé la 4ème division de blindés "ici on ignore l'abattement, on ignore la résignation. Ici nous sommes sur une terre de résistance, de combat. Face à la difficulté, on relève les défis", a-t-il lancé avec ferveur."

Posté par Diane_1964 à 19:06 - Positions politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juillet 2005

Debré s'interroge sur les intentions de Sarkozy

Jean Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, invité sur Europe 1 s'est interrogé sur les motivations de Nicolas Sarkozy après les propos qu'il a tenu le 14 juillet à son ministère.


"Je n'arrive pas à comprendre. Que veut le ministre de l'Intérieur ? Veut il sortir du gouvernement et apparaître comme une victime ? Peut être. Veut il montrer son indignation de ne pas avoir été désigné comme Premier ministre, veut il empêcher la réussite du gouvernement pour mieux préparer sa carrière ? Peut être".

Les petites phrases assassines à répétition du ministre de l'Interieur à l'attention du chef de l'état semble agacer Monsieur Debré qui toutefois a souligné qu'au milieu de toute cette cacophonie il était "rassuré par le calme et la sérénité du président de la République et du Premier ministre".

"Lorsqu'on affronte une tempête, naturellement on se tourne vers celles et ceux qui sont tranquilles" a t il ajouté.

Pour lui, le Premier ministre sait éviter sereinement le provocation et a su "prendre la mesure de sa fonction face à la politisation de certains".

Jean Louis Debré a également ajouté que l'attitude de Nicolas Sarkozy "a des conséquences institutionnelles et politiques en tentant de ruiner l'action du gouvernement auquel il appartient".

Les intentions de Nicolas Sarkozy sont connues de tous, mais on peut s'interroger sur sa perennité au sein du gouvernement et des réactions de l'UMP face à son attitude.

Diane

Posté par Diane_1964 à 17:40 - Positions politiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1