31 décembre 2005
Le jour se lève sur une nouvelle année
Aux passants d'un jour,
Aux passants qui sont venus et revenus,
Aux passants qui viendront,
Tous mes voeux pour cette année 2006.
Quelle soit porteuse de vos rêves et de vos espoirs.
Que l'aube de cette nouvelle année nous rassemble
Et que une à une, nous posions les pierres
D'un avenir que nous voudrons plus serein.
Diane
26 décembre 2005
Sarko : nouveau round médiatique
Comme vous tous, j'ai lu la fameuse interview de Nicolas Sarkozy dans Libération, mais si je reviens sur cet épisode médiatique un peu tard, c'est que ces derniers jours, la préparation des agapes de Noël ont mobilisé tout mon temps et mon énergie.
J'ai lu aussi un nombre impressionnant de commentaires et de réactions à cet article et si certains ont affiché leur indignation face aux commentaires de Sarkozy, ou face à l'attitude des journalistes de Libé, je dois avouer que tout ce "cirque" m'a beaucoup amusée.
Sans vouloir apporter mon soutien à Libé, dont je ne partage pas les opinions, je dois reconnaître que d'un point de vue journalistique le coup est plutôt réussi.
J'ai lu ici et là que les journalistes n'avaient pas été "pro" et qu'ils avaient fait preuve d'un manque total d'objectivité. Il faut être bien naïf pour encore croire que la presse d'opinion s'attache à l'objectivité !
J'ai relu avec attention les questions des journalistes, elles n'étaient pas complaisantes certes mais cela fait partie des règles du jeu. A quoi s'attendait Nicolas Sarkozy en rencontrant des gens de Libé, farouchement opposés à ses idées et à son discours ?
J'ai même lu que le ministre de l'Intérieur était presque tombé dans une embuscade médiatique. Là je me marre encore...
Un rendez vous avec un quotidien de l'opposition a sûrement du être préparé par le service presse de Sarkozy. Son staff a du vouloir connaître le sujet de l'interview et une bonne partie des questions qui lui seront posées. Le ministre savait parfaitement qu'il serait sur un terrain miné.
Tout le monde dans cette affaire a joué sa partition, les journalistes voulant prouver la "droitisation" à outrance du discours de Sarkozy et ce dernier réaffirmant ses idées avec le franc parler qui est aujourd'hui sa marque de fabrique.
Seulement voilà, les journalistes ont été cette fois plus fort que Sarko, le repoussant dans ses derniers retranchements et l'obligeant à transformer ce franc parler en perte de contrôle et en attaques directes contre eux et leurs idées. Ils ont réussi à montrer que le ministre n'accepte que moyennement la critique et qu'il peut facilement pêter les plombs et perdre toute contenance dans ses propos.
Pas vraiment idéal comme attitude pour un homme qui sera peut être "un éventuel futur" candidat à la présidentielle !
C'est là que Nicolas Sarkozy a perdu ce round médiatique. S'il avait su rester au dessus de la mélée et dans la stricte argumentation de ses opinions, il serait sorti indemne de cette confrontation.
Pour Libération, c'est clair, Nicolas Sarkozy est la cible, l'homme à abattre. En l'absence d'un programme et d'une cohésion de la gauche, le journal ne lâchera pas le ministre de l'Intérieur et tous les coups seront permis pour le diaboliser.
Sarkozy a péché par orgueil en flirtant depuis des mois avec la presse, en l'invitant dans sa vie politique et privée et en faisant voler en éclat la barrière qui permet de dire à un moment donné "stop, on n'entre pas" !
Certains vont lui faire payer cher son "interventionnisme" pour empêcher la publication de certains ecrits après que ce dernier les ait conviés à tous les évènements de sa vie.
Nicolas Sarkozy est trop vite entré en campagne, sans être officiellement candidat, cherchant à occuper la scène politique et médiatique d'une façon fébrile et presque boulimique en ne prenant pas toujours le recul nécessaire au nom de "la franchise et de la vérité".
A jouer au lièvre dans cette course à la présidentielle, il grille une à une ses cartouches médiatiques bien plus vite que ses adversaires et il permet à la presse qui lui est opposée de mettre déjà sur pied une vraie stratégie pour le démollir dans l'opinion publique.
Trop de Sarko tuera t-il Sarkozy ?
23 décembre 2005
Licence globale contre DRM, du rififi sur la toile
Ou comment une nuit suréaliste à l'Assemblée se termine en grande pagaille.
Si un bon nombre d'internautes et d'associations de consommateurs se frottent les mains aujourd'hui, les sociétés d'auteurs, les artistes font "la gueule"... L'adoption des amendements, par quelques députés de tous bords, légalisent le P2P et proposent la création d'une licence globale, qui serait perçue par les fournisseurs d'accès et ensuite reversée aux auteurs.
On ignore encore dans quelles conditions se fera la répartition des sommes de cette licence et si tous les abonnés à internet devront la payer. Je doute que l'internaute qui ne n'est pas un adepte du P2P soit ravi de voir sa facture augmentée tous les mois de 5 à 7 €, quant aux artistes, certains estiment "que c'est un recul par rapport à Beaumarchais", créateur du droit d'auteur.
En adoptant ces amendements, la France s'éloigne des directives européennes sur le droit d'auteur et rique d'être encore considérée comme "la mauvaise élève'" de la classe !
La copie du ministère de la Culture et de la Communication n'est pas plus convaincante en la matière, même si Renaud Donnedieu de Vabres affirme que sa loi "ne relève pas de la censure".
Le texte propose de légaliser les mesures de techniques de protection (DRM) en limitant ou en interdisant la copie de fichiers et en renforçant l'arsenal répressif contre le piratage.
Les sanctions seront "graduées" allant du simple mail d'avertissement à l'amende.
Cependant, le droit à la copie privée reste en vigueur.
Mais on imagine aisément que pour faire la chasse aux pirates, la toile devra se doter d'outils de "surveillance et d'espionnage" performants et là on peut craindre une intrusion dans la sacro sainte sphère de "la vie privée".
Ce dispositif risque également de toucher le domaine du logiciel libre avec l'obligation d'intégrer des outils de décodage propriétaires, et donc de limiter la lecture des documents audio et vidéo aux seules applications agréées par les producteurs et les diffuseurs de contenu.
Bref, tout ceci fait désordre ! Sous la pression de Bruxelles, qui une fois de plus nous rappelle à l'ordre pour notre retard conséquent sur ce dossier, on a la sensation que beaucoup ont cherché à le boucler dans la précipitation sans réellement prendre en compte les intérêts de toutes les parties.
19 décembre 2005
2006 : une année utile, une année dans l'action
Avant la trêve des confiseurs, Dominique de Villepin a d'ores et déjà planté le décor de l'année qui pointe le bout de son nez.
2006 sera "une année d'action, une année utile pour l'ensemble des Françaises et des Français" a t-il déclaré en rappelant que l'emploi restera la priorité du gouvernement.
Le Premier ministre a profité du point presse à la fin du séminaire gouvernemental pour dresser un bilan de ses 200 jours à Matignon et pour fixer les grandes lignes de l'action du gouvernement pour les mois à venir.
"Nous avons conscience qu'il y a encore beaucoup à faire" a admis le Premier ministre. "Nous avons rencontré également des difficultés au cours des derniers mois, la journée du 4 octobre, un certain nombre de grèves dans le secteur public, des plans de restructuration" (...)"A chaque étape, nous avons essayé d'apporter des réponses, tout comme face à la crise des banlieues qui a été une épreuve pour l'ensemble de notre pays" a-t-il souligné sans oublier de préciser les "quelques premiers résultats dans le domaine de l'emploi, sur le front de la croissance, sur le front industriel aussi".
Dominique de Villepin a ensuite dévoilé les 3 grands axes de travail du gouvernement pour 2006 :
"L'emploi reste la priorité de l'action gouvernementale. Si nous voulons gagner cette bataille pour l'emploi, il nous faut avancer dans deux directions: d'abord créer davantage d'emplois dans notre pays, et c'est tout le sens de la deuxième étape du plan que nous présenterons au début de l'année prochaine, et avancer dans la voie d'un accompagnement personnalisé de chacun" a-t-il décrété.
Le gouvernement devra s'atteler à la lourde tâche de la modernisation de l'Etat avec notamment le "douloureux" dossier de la dette publique.
Le Premier ministre veut "pouvoir trouver de nouvelles marges de manoeuvre" et entend bien ramener les finances publiques à l'équilibre dans les cinq prochaines années.
Le gouvernement travaillera aussi sur "la réforme des structures et des missions de l'Etat".
"Nous serons amenés à continuer les audits engagés par Jean-François Copé (...) Ils se poursuivront jusqu'au mois de juin. Il faudra en tirer toutes les conclusions et je souhaite le faire dans un esprit de transparence et faire en sorte que ces missions, ces structures soient adaptées aux exigences de nos compatriotes" a expliqué Dominique de Villepin.
Enfin le troisième chantier du gouvernement pour 2006 est "l'exigence républicaine" avec la poursuite de l'action en matière de sécurité. Le plan de prévention contre la délinquance, préparé par le ministre de l'Intérieur, sera présenté dans quelques semaines tout comme le projet de loi sur l'égalité des chances et le gouvernement entend bien continuer la lutte contre l'immigration clandestine et veiller à la stricte application des règles pour l'immigration régulière.
Pour le Premier ministre il est essentiel de "maintenir l'équilibre entre le dynamisme économique et la solidarité" et selon lui "toutes les mesures sont prises avec le souci de la priorité à l'emploi et du cap fixé de la croissance sociale".
Pour le chef du gouvernement il n'est pas question de prendre des "mesures au coup par coup en fonction des difficultés", mais il s'agit d'inscrire l'action du gouvernement dans "une vision d'ensemble pour permettre à la France d'avancer et de se moderniser".
Photo Jack Guez AFP
13 décembre 2005
"Merci la SNCF, je fais 60 heures au lieu de 50!"
C'est le titre d'une dépêche AFP que je viens à l'instant de lire sur le site Yahoo.
La parole est donnée aux usagers franciliens de la SNCF et victimes encore une fois d'un conflit dont ils ne comprennent plus la cause et les revendications.
On comprend aisement leur ras le bol face aux difficultés qu'ils rencontrent quotidiennement pour se rendre sur leurs lieux de travail ou pour tout simplement se déplacer.
A lire...
Grenelle : nouvel acte de la bataille pour l'emploi
Le Premier ministre a proposé hier au ministère du Travail tout un train de mesures aux partenaires sociaux en réponse à l'urgence sociale dont souffre la France.
Ces propositions reposent sur "la sécurisation du parcours professionnel et une meilleure récompense des salariés".
"C'est bien parce que j'estime qu'il y a une urgence sociale dans notre pays que nous devons ouvrir un certain nombre de chantiers en même temps, avec une exigence de résultat", a déclaré le Premier ministre.
"N'attendons pas demain de nouvelles crises, attachons-nous au contraire à moderniser aujourd'hui notre pacte social (...) Etat, syndicats, entreprises, nous avons une exigence d'action pour répondre aux grands enjeux de notre pays", a-t-il ajouté.
Les Français ont compris qu'ils devraient changer plus fréquemment de travail ou d'activité et que les entreprises avaient besoin de davantage de souplesse dans leur recrutement et dans leur organisation. Mais ils réclament deux contreparties légitimes".
La première, c'est "un parcours professionnel dynamisé et sécurisé" et la deuxième "une meilleure récompense de l'effort".
Pour répondre à la première exigence, Dominique de Villepin a proposé de mettre en place, à titre expérimental dans des zones fortement touchées par le chômage, le "contrat de transition professionnelle" (CTP). Il concernera les salariés licenciés économique d'entreprises de moins de 300 salariés. Ce contrat leur permettra de conserver leurs salaires, de suivre une formation et d'excercer leurs compétences dans des sociétés privées ou publiques.
L'intérêt de ce dispositif est de maintenir les demandeurs d'emploi dans une dynamique qui ne les éloigne pas de la vie professionnelle et sociale et de prévenir certaines difficultés comme le surendettement en maintenant leurs salaires.
Pour la deuxième exigence, le Premier ministre a souhaité la mise en place d'un "dividende du travail". Il a rappelé que le projet de loi sur la participation et l'épargne salariale serait discuté au cours du premier semestre de l'année prochaine.
Un "droit universel à la formation d'une durée d'un an" pour ceux qui n'auraient pas de dîplome et ayant déjà une expérience professionnelle de deux ans, multiplier par trois les bénéficiaires de la validation des acquis (VAE), "la prime de transport" qui sera discutée dans la négociation 2006 des entreprises, toutes ces mesures ont été également présentées par le Premier ministre lors de cette réunion.
Dominique de Villepin a déclaré qu'il présenterait au cours du premier semestre 2006 un plan pour l'emploi des jeunes pour mieux les conduire "vers les métiers d'avenir et vers les métiers en tension qui demandent de la main d'oeuvre".
Enfin, il a souhaité que les négociations entre partenaires sociaux concernant l'UNEDIC aboutissent rapidement sur un accord "responsable et favorable à l'emploi", qui ne saurait toutefois se traduire par un transfert de dépenses vers l'Etat", comme il a rappelé que les branches qui n'avaient pas encore conclu d'accord en matière salariale, le fassent avant le 15 mars prochain.
L'objectif du Premier ministre pour 2006 est clair : réussir la modernisation du modèle social français.
Photo François Mori Reuters
08 décembre 2005
Lyon, ville de lumière
La Fête des Lumières a démarré hier soir dans la cité des Gones.
Jusqu'au 10 décembre, à la nuit tombée, les bâtiments publics, les églises et certains immeubles prêtent leurs façades à une féerie lumineuse et originale. Les monuments, les ponts ne sont pas non plus en reste et une ballade dans les rues de Lyon est toujours un prétexte pour découvrir de nouvelles mises en lumière.
Aujourd'hui nous sommes le 8 décembre et la tradition, depuis 1852, veut que nous rendions hommage à la Vierge Marie en déposant ce soir des lumignons sur le rebord de nos fenêtres.
Pour saisir toute la magie et la beauté du spectacle de ces milliers de bougies allumées, il faut se rendre sur la colline de Fourvière qui domine la ville. Un pélerinage que les lyonnais et les nombreux touristes ne manquent pas de faire en s'armant bien sûr d'une grande patience car l'attente au funiculaire est habituellement de plus d'une demi heure. Les plus courageux empruntent le chemin du jardin du Rosaire.
La Fête des Lumières est aussi un peu le coup d'envoi des fêtes de fin d'année et nous serons nombreux ce week end à nous retrouver sur les quais de Saône pour dénicher "un beau sapin".
Pour ceux qui seraient tentés de faire un détour par Lyon ce week end n'hésitez pas à visiter le site officiel pour découvrir le programme dans chaque arrondissement.
Pour ceux qui sont trop loin, je vous invite à parcourir le site lyon-photos.com où des nombreuses pages sont consacrées aux précédentes éditions de la Fête des Lumières.
07 décembre 2005
Consensus et Sémantique, les deux bonnes fées de l'UMP
Par un frileux soir de décembre, tout le monde s'attendait à un avis de tempête sur la grande et turbulente famille de l'UMP.
Petit Nicolas, Grand Dominique et tous leurs respectifs fidèles se chamaillaient depuis des semaines sous les yeux des militants et des sympathisants circonspects.
Une sombre querelle pour un lieu de villégiature, l'Elysée et qui pourrait piocher dans les économies de la famille pour y aller.
On a bien failli passer à côté de la trêve des confiseurs et de l'esprit de Noël, mais c'était sans compter sur la perspicatité et le dévouement des deux fées Consensus et Sémantique.
Fendant les airs de leurs petites ailes elles vinrent au secours des deux frères ennemis et c'est bras dessus, bras dessous qu'ils arrivèrent au conseil de famille an affichant de scintillants sourires hollywoodiens devant une presse ébahie et déçue de ne pas assister déjà sur le pas de la porte à un début de combat sanglant.
Au cours de cette journée, les deux bonnes fées n'ont pas ménagé leur peine pour sauver les apparences.
Dans son bureau de Matignon, le Grand Dominique boudait et avait fait savoir qu'il n'irait pas à la réunion de famille. La fée Consensus se devait de ramener l'impétueux chef de famille à la raison en lui arguant qu'il était le garant de l'unité de cette tribu dont la plus grande partie réclamait bruyamment un petit changement dans les règles familiales. La bonne fée conseilla au Grand Dominique d'accepter ce changement pour obtenir en contre partie la solidarité de toute la famille dans son boulot de "réparateur de la France".
Mais le Grand Dominique boudait encore, et si lui aussi avait envie de poser ses charentaises et ses tableaux à l'Elysée. Consensus lui confia à l'oreille qu'avec ce que Sémantique était en train de dire au Petit Nicolas, tout restait possible, mais qu'il lui faudrait par contre sûrement vider son livret A pour se payer le voyage. Mais ajouta t-elle l'essentiel n'était il pas qu'il reste fidèle à ses convictions et qu'il se présente devant les français si tel était un jour son désir ?
Et de plus en plus de français vous aime conclua t-elle avant de disparaître.
Pendant ce temps là, la fée Sémantique, par un mystérieux sortilège, faisait oublier au Petit Nicolas les mots de la discorde : "primaire" et "investiture" pour les remplacer par "soutien". Le Petit Nicolas esquissa les premiers signes d'un caprice ce à quoi Sémantique, mielleuse et rassurante lui répondit que ce mot ne changeait rien finalement. Il était quasiment certain qu'il aurait ce soutien de la part de la majorité de la famille et de tous les nouveaux petits amis qu'il s'étaient fait sur les plages cet été. Avec des deniers plein les poches, il pourrait partir à la conquête de l'Elysée et piétiner à loisir les loosers du PS, de l'UDF, du FN, du PC...
A la fois rassuré et flatté par les mots de l'habile Sémantique, le Petit Nicolas fut saisi d'un élan de générosité fraternelle et appela le Grand Dominique pour lui proposer de venir le chercher et de l'emmener à la petite sauterie de l'UMP.
Ouf ! On a eu chaud, mais l'honneur de la famille est sauf... pour cette fois !
Photo Franck Prevel REUTERS
06 décembre 2005
Les Restos ont plus que jamais du Coeur
Octobre 1985, Coluche sur l'antenne d'Europe 1 lance un appel aux dons afin de pouvoir servir des repas aux plus démunis, c'est ainsi que sont nés les Restos du Coeur, de la générosité et de la volonté d'un homme qui n'a pas hésité à aller plaider la cause de cette initiative devant le parlement européen.
Vingt ans après, les Restos sont toujours là et viennent en aide à un nombre toujours plus croissant de personnes en difficulté. Depuis hier, 43 000 bénévoles serviront jusqu'au printemps plus de 60 000 000 de repas. Un chiffre qui nous met en face d'une réalité inadmissible, celle de la précarité, de la pauvreté qui touche aujourd'hui de nouvelles catégories d'individus, des familles entières, des jeunes, des travailleurs...
Je n'ai pas envie de faire de grand discours sur le sujet, c'est plutôt à notre coeur et à notre conscience de s'exprimer parce qu'aujourd'hui la pauvreté ce n'est seulement pour les autres, elle peut toucher tout le monde.
Un clic sur le site des Restos, pour faire un don, devenir bénévole et savoir que l'association ne se contente pas de distribuer des colis alimentaires ou servir des repas mais qu'elle oeuvre aussi pour l'emploi, le logement et la réinsertion.
Sans oublier un refrain, toujours d'actualité, que les Enfoirés reprendront encore cette année lors de leur tournée :
Moi, je file un rancard
A ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire
A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait egoïste
Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste
Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur
Autrefois on gardait toujours une place à table
Une soupe, une chaise, un coin dans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose
J'ai pas mauvaise conscience
Ça m'empêche pas d'dormir
Mais pour tout dire, ça gâche un peu le goût d'mes plaisirs
C'est pas vraiment ma faute si y'en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait, si on n'y change rien
J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui
02 décembre 2005
Pour l’égalité des chances
Ce fut, hier, le thème central de la conférence de presse mensuelle du Premier ministre.
En réponse à la crise des banlieues, il a présenté une série de mesures qu’il qualifie de « concrètes et immédiatement opérationnelles ».
« L’urgence aujourd’hui, c’est de faire de l’égalité des chances une réalité pour tous, avec deux leviers, l’emploi et l’éducation » a déclaré Dominique de Villepin, ajoutant aussi que « notre ambition c’est que chacun trouve sa place dans la République ».
Toute la presse a largement commenté ce plan ici ou là : l’évaluation rigoureuse des bases de l’instruction au CE1, des moyens supplémentaires pour les ZEP, un nouveau service public d’orientation, l’apprentissage junior à partir de 14 ans et ce dés la rentrée 2006.
Le Premier ministre a également annoncé la création d’un contrat de responsabilité parentale. Il est vrai que le problème de l’éducation et du rôle des parents a été au cœur des débats durant la crise des banlieues.
Le souhait de Dominique de Villepin, par l’intermédiaire de ce contrat, est de replacer les parents face à leurs responsabilités vis à vis de leurs enfants et de pouvoir trouver une aide appropriée en cas de difficultés.
« La conclusion et le respect de ce contrat seront obligatoires, sous peine d’amendes prévues par la loi de 2004 sur l’absentéisme scolaire, d’une mise sous tutelle des allocations familiales, placées sur un compte bloqué en attente d’une régularisation de la situation » a expliqué le Premier ministre.
Ce contrat sera à l’initiative des chefs d’établissement scolaire en concertation avec les services sociaux et les maires et le président du conseil général sera responsable de la mise en œuvre des décisions.
Le Premier ministre a ajouté que ce contrat « ne concernera pas seulement l’absentéisme scolaire, mais toutes les situations où l’enfant est en difficulté en raison d’une défaillance ou d’une insuffisance manifeste d’autorité parentale ».
Ce contrat loin d’avoir un aspect répressif permettra aux parents « dépassés » par l’attitude de leurs enfants de pouvoir trouver un soutien et un accompagnement personnalisé, mais il saura également rappeler tant aux parents qu’aux enfants quels sont leurs droits et leurs devoirs.





