07 septembre 2005
Le feuilleton de la rentrée
Impossible d'échapper dans la presse au "face à face Villepin/Sarkozy".
Le sujet, en passe de devenir récurent, mobilise depuis un moment la plupart des signatures des pages politiques de nos quotidiens et hebdos.
Pierre Marie VIDAL dans Profession Politique, ne déroge pas à la règle cette semaine. Il revient sur les "péripéties" des derniers jours de nos deux intéressés et il conclue son article avec une hypothèse que je n'avais encore lu nulle part ailleurs.
"Nicolas SARKOZY qui pensait avoir le champ libre voit se dresser sur sa route un challenger, Dominique de VILLEPIN. Les ennuis de santé de Jacques CHIRAC donnent un relief particulier à leur rivalité. L’idée d’un ticket pour 2007 serait pourtant la meilleure chance pour la droite."
"Depuis des semaines, l’équipe de Nicolas SARKOZY ne cessait d’affirmer que le seul rival dans la course à l’Élysée s’appelait CHIRAC et non VILLEPIN. Une succession d’initiatives bien orchestrées à l’occasion de ses 100 premiers jours à Matignon, dramatiquement mis en valeur par l’hospitalisation du chef de l’État, a ruiné, en quelques jours, cette stratégie. En habits d’héritier, mais aussi confirmé par ses premiers pas de Premier ministre, voilà Dominique de VILLEPIN propulsé en position de challenger* de Nicolas SARKOZY.
Jacques CHIRAC empêché, le match entre le numéro un et le numéro deux du gouvernement a donc été une des attractions politiques de l’université d’été de l’UMP à La Baule. Si la séquence du petit-déjeuner amical du samedi, organisée pour les médias, était manifestement artificielle, les deux hommes se sont montrés plus détendus, en privé et sans témoin, dans l’après-midi. Alors que la nouvelle de l’hospitalisation de Jacques CHIRAC était déjà connue de tous.
Que s’est-il dit à ce moment-là ? Hypothèse : l’idée d’un ticket entre les deux hommes, désormais face à face, déjà évoquée par certains parlementaires et ouvertement souhaitée par les jeunes militants de La Baule, ne pourrait-elle pas faire son chemin ? Parce qu’ils ont le temps, l’intelligence politique et le sens des responsabilités, on peut, en effet, se demander si la rivalité présentée comme inéluctable entre les deux hommes débouchera sur un affrontement fratricide à droite ou si ces deux quinquas décideront d’ouvrir l’après-CHIRAC en partenaires. Une formule sans doute très éloignée de la stratégie de l’Élysée mais qui connaîtrait certainement, si elle savait fonctionner, un succès remarquable."
Photo Patrick Kovarick AFP
Pour finir, je vous laisse prendre connaissance du dernier songage exclusif CSA/LE BLEU DE PROFESSION POLITIQUE

