La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

09 février 2006

L'irresponsabilité de l'opposition

Le scénario que l'on redoutait a bien eu lieu !

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"La discussion n'avance plus. Après plus de 43 heures de débat, dont quatre heures de suspension de séance, après 67 rappels au règlement, je ne peux que constater avec regret, avec tristesse, le refus de l'opposition d'examiner sereinement" les 25 articles restant en discussion" a déclaré le Premier ministre forcé d'avoir recours au 49.3.
"Face à l'urgence de la situation, vous faites le choix de l'obstruction. Face à l'enjeu de la modernisation de notre pays, vous faites le choix des vieilles tactiques. Ce n'est pas mon choix, ce n'est pas celui du gouvernement, ce n'est pas celui de notre majorité. Nous nous faisons une autre idée du débat démocratique, de la politique" at-il ajouté.
Pour seule réponse, les députés de l'opposition se sont mis à réclamer le débat... incroyable comme réaction, après des journées d'obstruction et trop facile de jouer maintenant les outragés et d'accuser le gouvernement de "passer en force".

L'opposition a refusé d'examiner les textes et pour Bernard Accoyer, le président du groupe UMP "les choses sont claires, la gauche a imposé ce 49-3. Désormais il est clair qu'en France la gauche a peur de la démocratie, du débat, du peuple".

C'est effectivement l'impression que j'avais moi aussi depuis quelques jours...
L'opposition va devoir assumer ses responsabilités et expliquer à ses partisans pourquoi elle a refusé le débat...

Photo François Guillot/AFP

Posté par Diane_1964 à 19:31 - Assemblée - Commentaires [8] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

23 décembre 2005

Licence globale contre DRM, du rififi sur la toile

Ou comment une nuit suréaliste à l'Assemblée se termine en grande pagaille.

Si un bon nombre d'internautes et d'associations de consommateurs se frottent les mains aujourd'hui, les sociétés d'auteurs, les artistes font "la gueule"... L'adoption des amendements, par quelques députés de tous bords, légalisent le P2P et proposent la création d'une licence globale, qui serait perçue par les fournisseurs d'accès et ensuite reversée aux auteurs.
On ignore encore dans quelles conditions se fera la répartition des sommes de cette licence et si tous les abonnés à internet devront la payer. Je doute que l'internaute qui ne n'est pas un adepte du P2P soit ravi de voir sa facture augmentée tous les mois de 5 à 7 €, quant aux artistes, certains estiment "que c'est un recul par rapport à Beaumarchais", créateur du droit d'auteur.
En adoptant ces amendements, la France s'éloigne des directives européennes sur le droit d'auteur et rique d'être encore considérée comme "la mauvaise élève'" de la classe !

La copie du ministère de la Culture et de la Communication n'est pas plus convaincante en la matière, même si Renaud Donnedieu de Vabres affirme que sa loi "ne relève pas de la censure".
Le texte propose de légaliser les mesures de techniques de protection (DRM) en limitant ou en interdisant la copie de fichiers et en renforçant l'arsenal répressif contre le piratage.
Les sanctions seront "graduées" allant du simple mail d'avertissement à l'amende.
Cependant, le droit à la copie privée reste en vigueur.
Mais on imagine aisément que pour faire la chasse aux pirates, la toile devra se doter d'outils de "surveillance et d'espionnage" performants et là on peut craindre une intrusion dans la sacro sainte sphère de "la vie privée".
Ce dispositif risque également de toucher le domaine du logiciel libre avec l'obligation d'intégrer des outils de décodage propriétaires, et donc de limiter la lecture des documents audio et vidéo aux seules applications agréées par les producteurs et les diffuseurs de contenu.

Bref, tout ceci fait désordre ! Sous la pression de Bruxelles, qui une fois de plus nous rappelle à l'ordre pour notre retard conséquent sur ce dossier, on a la sensation que beaucoup ont cherché à le boucler dans la précipitation sans réellement prendre en compte les intérêts de toutes les parties.

Posté par Diane_1964 à 18:22 - Assemblée - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2005

Une journée agitée

Les parlementaires ont retrouvé le chemin de l'hémicycle aujourd'hui, pour une première séance de questions au gouvernement principalement orientées vers cette journée de grève et de mobilisation et les sujets de "grogne" des français.

villepinassemblee041005reuterscharles_platiau

Avant de faire son entrée dans "l'arène", Dominque de Villepin a participé à une réunion du groupe UMP de l'Assemblée et il a profité de cette occasion pour "donner" un petit cours d'histoire aux parlementaires présents et donner son point de vue sur la "rupture", l' idée chère à Nicolas Sarkozy.
"Dans l'histoire de France, le seul moment de rupture, c'était la Révolution française" a t il déclaré, "La rupture, ça se passe toujours dans le sang", (...) "Jamais dans l'histoire la rupture n'a gagné" a t il ajouté.

Pour cette séance de rentrée, Dominique de Villepin fut extrêmement sollicité par les questions des députés.
Le Premier ministre a déclaré que le gouvernement "écoute le message" adressé par les français dans la rue et que sa volonté est de répondre "à leurs inquiétudes à leurs aspirations. Ils veulent des résultats et nous nous battons pour cela"a t il ajouté.
Il a rappelé l'ensemble de mesures prises en faveur de l'emploi au cours de ces derniers mois et les grands axes de son plan pour la relance de la croissance des ménages.

Interrogé sur le plan de relance de la SNCM, le Premier ministre a rappelé que ce dernier avait été élaboré dans le "respect des salariés".
"Pouvions-nous attendre davantage pour agir? La réponse à cette question est non compte tenu de la situation catastrophique de cette entreprise"
a-t-il lancé, (...) "c'est une bonne proposition puisqu'elle maintient pour l'essentiel la situation de l'emploi" et qu'il n'y aura "aucun licenciement sec". "Nous pouvons dire que c'est inespéré".
"Cette proposition est à la fois soucieuse de nos engagements de bonne gestion" et "soucieuse de nos engagements européens",
a poursuivi Dominique de Villepin. Elle "est en même temps respectueuse du contribuable français et elle est respectueuse de tous les salariés".
Enfin pour évoquer le blocage des négociations sur ce dossier il a précisé que maintenant il fallait "que chacun prenne ses responsabilités. Un comité d'entreprise doit se réunir le 10 octobre, c'est dire à quel point il y a urgence".

Le socialiste, Jean-Marc Ayrault, bien seul aujourd'hui dans son camp, puisque tous ses petits camarades avaient choisi de participer à la manifestation, a fustigé la politique du gouvernement en parlant de "fiasco"; ce à quoi Dominique de Villepin lui a répondu de "faire preuve d'un peu d'humilité". "Vous pouvez décider de manifester en tête ou en queue de cortège, mais n'oubliez pas: le message que nous adressent les Français s'adresse à tous, à vous comme à nous, au centre, à la droite, à la gauche, à l'Etat comme aux entreprises", a lancé le Premier ministre à Jean-Marc Ayrault. "J'ai écouté attentivement vos critiques et vos leçons. J'ai attendu en vain vos propositions".
Plus incisif que jamais, le Premier ministre a tenu à "rafraîchir" la mémoire d'une gauche vindicative lors de cette séance et la façon dont elle a traîteé par le passé certains dossiers délicats comme les licenciements à Michelin et sur lequel Lionel Jospin avait déclaré que "l'état ne pouvait pas tout".
"Je me rappelle d'autres gouvernements que vous avez soutenus ou auxquels vous avez participé où la réponse n'était pas celle du rendez-vous de l'action mais bien un constat, celui de l'impuissance publique" a lancé le Premier ministre.

Cette première crise sociale ne semble pas avoir affectée la détermination de Dominique de Villepin à tenir le cap et oeuvrer pour résoudre les dossiers brûlants de cette rentrée au mépris de certains, lançant perfidement, que sa hausse constante de popularité au cours de ces derniers mois pourrait trouver là son épilogue...

Photo Reuters Charles Platiau

Posté par Diane_1964 à 18:25 - Assemblée - Commentaires [6] - Rétroliens [2] - Permalien [#]

24 août 2005

Série noire, trop noire...

Selon les dernières informations, plus d'une quarantaine de personnes a trouvé la mort dans le crash du Boeing 737 de la compagnie d'Etat péruvienne Tans, au Pérou.

Si les causes  de cette nouvelle catastrophe aérienne semblent être dues à des conditions météo très difficiles, on ne peut plus parler de malchance.

Au moment où un hommage national était rendu au victimes de la Martinique qui ont trouvé la mort au Vénézuela, la crainte est en train de s'installer et beaucoup commencent à se demander si l'avion reste toujours le moyen de transport le plus sûr.
Et on reparle de la fameuse liste noire des compagnies aériennes. Interrogé sur ce sujet sur France Inter, Philippe Douste Blazy, le ministre des Affaires Etrangères a déclaré qu'il était "nécessaire de mettre en place une liste noire. Ces listes noires, oui faisons les le plus vite possible. Je suis persuadé que c'est réalisable".
"Faisons comme pour les bateaux à double coque après l"Erika",
a proposé Philippe Douste-Blazy. "Je suis persuadé qu'aujourd'hui il faut arrêter certainement de faire voler un certain nombre d'avions commerciaux".

Nécessaire avez vous dit Monsieur le ministre... Je dirai que cette liste est indispensable. Faut il attendre encore des dizaines de morts et de nouveaux crashs ? Je crois que beaucoup de gens veulent la voir aboutir cette liste de compagnies "dangeureuses", si j'en crois les statistiques de ce blog et les requêtes qui ont conduit les internautes sur ces pages.

Que les pays de l'Union Européenne oeuvrent vite pour établir cette liste pour que nous puissions embarquer à nouveau l'esprit serein.

Posté par Diane_1964 à 20:31 - Assemblée - Commentaires [0] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

27 juillet 2005

Dominique de Villepin et les parlementaires UMP : enfin un vrai dialogue

A quelques heures de la conférence de presse "mensuelle" de Dominique de Villepin, Georges Tron, député UMP de l'Essonne, a livré ses impressions au Figaro sur les "60 jours" du Premier ministre à Matignon.
Extraits


r3132012662lefigaroGeorges Tron juge que le Premier ministre "a fait un sans-faute. Il est arrivé à Matignon dans un contexte extrêmement difficile et avait deux écueils à éviter : l'immobilisme – c'est l'inverse de ce que veulent les Français – et la précipitation ou la brutalité".
Le député ajoute que "depuis deux mois, il a trouvé exactement le bon ton. Dans une situation par définition évolutive, il saura s'adapter aux événements. Il a toutes les capacités pour surprendre à nouveau".

George Tron s'exprime sur l'évolution des relations de Dominique de Villepin avec les parlementaires après un accueil un peu sceptique. "S'y prendre bien avec les parlementaires, ce n'est pas adopter une attitude paternaliste, convenue".
"Il cherche à entendre nos propositions sur tous les sujets, sur la base de constats précis".(...)"Le premier ministre assiste très régulièrement aux réunions du groupe UMP à l'Assemblée, pour entendre ce que les députés ont à lui dire. Les parlementaires sont très intéressés. La méthode marche".

Sur la question des présidentielles de 2007 et si Dominique de Villepin peut encore surprendre, le député UMP répond de façon plus laconique tout en soulignant que si le gouvernement réussit "il faudra, sous une forme ou sous une autre, compter avec Dominique de Villepin".

Interview dans son intégralité ici

Posté par Diane_1964 à 11:13 - Assemblée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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