29 octobre 2006
Un homme libre
"Je vote Villepin, même s'il n'est pas candidat".
Azouz Begag martèle cette phrase dans tous les médias, à midi c'était chez Laurence Ferrari sur Canal+ et à l'instant sur France 5 dans Ripostes.
Pour lui, il n'y a aucun doute, le premier Ministre est le seul capable de réveiller les valeurs républicaines de notre pays et de pouvoir apporter à notre société une dimension sociale indispensable à son unité.
Celui qui a piqué une belle colère il y quelques jours devant un parterre de journalistes internationaux en a marre de passer encore pour être seulement "l'arabe du gouvernement". Un coup de gueule légitime de la part celui qui se bat pour que les compétences des uns et des autres soient mises en avant et que disparaisse enfin les discriminations de toute sorte.
Le ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances a doublement raison de "l'ouvrir" au moment où les tensions se reveillent dans les banlieues et où une partie des politiques et des syndicats de police font le constat de l'échec du ministre de l'Intérieur à maîtriser les violences dans ces quartiers sensibles.
Azouz Begag pointe aussi du doigt les médias qui préfèrent faire du spectaculaire et montrer encore et encore des images propres à attiser la violence au lieu de se concentrer sur les mesures mises en place depuis des mois pour aider les jeunes à sortir de leur enfer quotidien comme l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances.
Azouz Begag a lâché une petite bombe qui intéressera les lyonnais en déclarant qu'il sera peut être candidat aux municipales pour représenter la "troisième voix" face à Gérard Collomb et Dominique Perben et également aux législatives dans la deuxième ou la septième circonscription.
Il y a fort à parier que cette annonce ne va pas être du goût de tout le monde à droite !
Peu importe, Azouz Begag se définit comme "un homme libre", il n'est pas encarté UMP, alors qu'est ce qui peut l'empêcher de venir jouer sa partie sur l'échiquier ?
En tous les cas s'il se présente dans la deuxième circonscription, il est déjà assuré d'avoir mon soutien.
