08 mai 2006

Le Monde, Voici... même combat

Depuis le retour de l'affaire Clearstream en première ligne, les unes des plus grands journaux et magazines ressemblent à celles de la presse à scandale.
Le Monde à ce petit jeu là arrive largement en tête suivi du Parisien.
Les deux quotidiens se livrent à une féroce compétition pour savoir lequel chaque jour sortira un nouveau "scoop" dans ce dossier.

Les colonnes des pages politique dégoulinent de rumeurs, la vérification de la véracité des déclarations, des documents ne semblent plus être une priorité pour eux et ils sont en train de faire passer les scribouillards de Voici pour des enfants de coeur.
Ce week end le Monde a fait dans une surenchère dont on ne le croyait pas capable : insister sur l'arrivée de Sarkozy à Matignon au mépris des différents démentis officiels de l'Elysée, de certains membres du gouvernement et même d'une partie de l'UMP.

Ces respectables publications se sont appliquées ces derniers jours à faire oublier à leurs lecteurs le fond de "l'affaire" : la recherche du mystérieux corbeau.
Toute l'attention, toutes les attaques se sont focalisées sur l'exécutif de l'état et le clan chiraquien, avec une véritable volonté de détruire. Sur des colonnes et des colonnes, les plus éminentes signatures politiques ont répété jusqu'à l'ecoeurement si Dominique de Villepin avait prononcé le nom de Nicolas Sarkozy dans une réunion en sachant que le nom de ce dernier figurait sur une liste de comptes occultes et qu'à ce moment là personne ne savait encore que ce listing était bidonné.
Et alors ? Pourrait on en vouloir à Dominique de Villepin d'avoir voulu faire la lumière sur ce point, connaissant les ambitions de Sarkozy ?
La seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est d'avoir caché pendant un temps à son "collègue" qu'il était blanchi dans ce dossier, mais comme le soulignait un ancien agent de renseignement, ça le faisait bien rire de voir Sarkozy jouer les victimes, alors qu'il passe pour être l'homme le mieux renseigné de France en toute circonstance.
Franchement, il serait temps que ces journalistes arrêtent de nous prendre pour des cons  et de vouloir nous faire avaler qu'il règne un angélisme sans faille dans le monde politique.
Depuis la nuit des temps, la lutte pour le pouvoir s'accompagne de pièges, de coups fourrés, d'histoires inventées de toute pièce.
A entendre l'opposition et à lire la presse, on a la sensation que la Chiraquie a atteint le summum du sordide avec cette affaire, qui dans le fond n'en est pas une !

Bien sûr, beaucoup y trouvent leur compte dans ce lynchage médiatique. A commencer par l'opposition, qui voit là encore une bonne raison de contester sans avoir à se pencher sur ses propres problèmes et à justifier son absence d'idées pour 2007. Je suis prête à prendre le pari que demain à l'Assemblée, cette belle opposition continuera son harcèlement contre le Premier ministre et le gouvernement, en tentant de démontrer que ce gouvernement ne travaille plus et qu'il n'est plus légitime et cette opposition se gardera bien de faire son travail et de poser les vraies questions, celles qui concernent et intéressent vraiment les français.
Ce lynchage sert aussi une partie de la droite, celle qui rêve d'une "rupture" et qui voit dans cette affaire une belle occasion d'enfoncer le clou toujours plus profond et de pointer le doigt vers un pouvoir qu'ils disent à bout de souffle et qu'ils ne soutiennent plus depuis longtemps.
Et puis je ne peux m'empêcher de penser que cette affaire est arrivée à point nommé pour détourner l'attention du projet de loi sur l'immigration, dont on disait quelques semaines auparavant qu'elle soulèverait une forte opposition...

Au milieu de tout ce cirque il est certes difficile de voir que le gouvernement continue de travailler. Les ministres ne se sont pas arrêtés de respirer et continue à suivre le cap fixé par le chef du gouvernement.
il suffit de se rendre sur les différents sites des ministères pour prendre connaissance de l'avancée de différents chantiers.

Que la presse continue son sale boulot, si elle le souhaite, mais il est peut être temps, que les citoyens que nous sommes, nous demandions un retour aux priorités.
La France doit avancer et ce n'est pas par un ridicule remaniement ministériel que tout va redevenir rose...
Ce gouvernement a obtenu des résultats et il doit aller au bout de sa mission, mais si certains ministres ne se sentent plus en accord avec le cap fixé par le Président, qu'ils ne se gênent pas pour s'en aller...

Posté par Diane_1964 à 11:38 - - Commentaires [21] - Permalien [#]

Commentaires sur Le Monde, Voici... même combat

    L'arbre qui cache la forêt

    Les petites batailles politico-politiciennes de nos gouvernants actuels ne sont rien du point de vue de la gravité au regard de l'utilisation d'une officine comme Clearstream, acceptée par toutes les banques, par tous les pays européens et même soutenue par un Etat européen, le Luxembourg sans que personne ne s'avise de vérifier ses agissements en matière de transferts informatiques de fonds.

    Je rappelle que la base de tous les trafics, drogues, armes, chair humaine, repose sur la possibilité de blanchir l'argent. Un journaliste, Denis Robert, a enquêté, à écrit des bouquins sur ce type d'établissement sans que les médias, habituellement friands de ce type d'agissements ne pensent à poursuivre ces enquêtes, voire à contre enquêter. Je n'ose pas penser que cela peut provenir du fait que ce sont de grands capitaines d'industries qui possèdent ces médias et qu'ils préfèrent peut-être ne pas trop remuer la vase du marigot.

    Amuser le bon peuple avec les guignolades de nos dirigeants est beaucoup moins dangereux et finalement plus "accrocheur" pour la manne publicitaire.

    Posté par Claudius, 08 mai 2006 à 12:08 | | Répondre
  • Une obsession

    complètement daccord avec cette analyse. Je trouve étrange quant à moi cette volonté presqu'obsessionnelle de la part du journal Le Monde à vouloir détruire Villepin, surtout sur un truc aussi ridicule que ça (son crime? il n'a pas prévenu sarkozy? il mérite la prison alors).
    Quant à cette enquête il avait parfaitement le droit de l'ordonner, non? Donc quand va-t-on arrêter de nous saoûler avec la prétendue "affaire villepin" et s'intéresser à la vraie affaire?

    Posté par anissa, 08 mai 2006 à 13:56 | | Répondre
  • Tout ça pour ça...

    Vous avez choisi un bien mauvais cheval... Villepin a d'abord dit que le nom de Sarkozy n'avait pas été cité lors de la fameuse réunion au Quai d'Orsay puis a changé de pied lors de sa conférence de presse en avouant du bout des lèvres qu'il avait été évoqué en tant que ministre de l'Intérieur... Voilà des sincérités successives et contradictoires...
    Ne reste qu'une seule question en cette fin de mandat calamiteuse : Mr Chirac qu'avez-vous fait des 82 % de voix de l'élection de 2002. Score qui vous obligeait...

    Posté par Yves, 08 mai 2006 à 18:47 | | Répondre
  • Certes, la politique n'est pas propre, et elle peut impliquer des comportements tortueux. Mais le constater ne doit pas nous pousser à nous en satisfaire, ni à considérer que c'est normal.
    Cette "affaire" n'en est sans doute pas vraiment une. Mais elle signe la fin d'une époque, le chiraquisme, que nombre d'électeurs et de militants de la droite modérée (disons, de l'UMP) ont envie de clore. J'ai trente ans, et je n'en peux plus de Chirac, de la confiscation du pouvoir à des fins personnelles (Mairie de Paris), de la social démocratie déguisée en gaullisme, de la réticence au libéralisme... Après 11 années au pouvoir, Chirac, et son premier adjoint, Villepin, sont responsables de la situation de la France d'aujourd'hui, et ce n'est pas brillant. Je pense que la droite modérée aurait pu mieux faire, aurait du mieux faire. L'espoir se porte donc vers 2007 qui, je l'espère, portera au pouvoir une droite moderne et décomplexée.

    Posté par Marquette, 08 mai 2006 à 19:10 | | Répondre
  • Très à la mode ce mot "décomplexé" en ce moment !
    Très marketing tout ça non ?

    Posté par Diane, 08 mai 2006 à 19:15 | | Répondre
  • A Marquette

    Sincèrement Marquette, je ne comprends pas comment qq'un qui possède un CV comme le tien puisse avancer un aussi facile "Après 11 années au pouvoir, Chirac, et son premier adjoint, Villepin, sont responsables de la situation de la France d'aujourd'hui, et ce n'est pas brillant"

    Nous sommes devant une crise d'autorité tout simplement. Cette constitution a été faite pour De Gaulle. Mitterrand a maintenu l'illusion car il possédait ce charisme à la De Gaulle.
    Quand Chirac a été élu, on savait tous que ce n'était pas qq'un qui avait l'envergure de ces prédécesseurs. Ca se confirme de jour en jour.

    Et là où l'autorité défaille, le fond se voit remplacé par la forme. Par une Ségo Royal, femme de monsieur x ayant perdu toute chance donc réparant les pots cassés...et Par un pro de la communication en excès, extincteur d'incendies mais pyromane contradictoire dans ses positions.

    Vendetta !

    Posté par yann, 09 mai 2006 à 16:40 | | Répondre
  • Coincidence

    Comme vous je m'étonne de cette affaire qui va très vite devenir une énorme tarte à la crème alors qu'une loi sur l'immigration est en cours de discution.
    N'est ce pas une belle manière, comme les magiciens, d'attirer l'attention ailleurs et nous faire éviter le tour de passe-passe...
    L'affaire du CPE consistait à montre que ddv ne savait pas réformer ni dialoguer, l'affaire clearstream sert à montrer qu'il manigance ... Plus c'est gros plus ça passe mais tout cela est-il vraiment très sérieux quand pas si loin de nous des états s'arment au nucléaire ???

    Posté par jmag, 09 mai 2006 à 19:41 | | Répondre
  • Bah, Yann, que j'ai fait des études ne m'empêche pas d'avoir tort ! Ou du moins d'être en désaccord avec toi, visiblement.
    Je voulais simplement dire qu'au bout d'un certain temps, on ne peut plus "charger" les Socialistes des difficultés rencontrées. Il faut les assumer. Et Chirac, président depuis 11 ans est évidemment comptable de sa gestion. Il faut admettre qu'elle n'est pas à la hauteur ce que l'on aurait pu attendre. Mais peut-être es-tu satisfait ?
    Je ne suis pour ma part nullement déçu, je n'avais mis aucun espoir en Chirac. Le mal qu'il a fait à la droite française, et ce faisant à la France, est historique. Le Balladurien que j'étais en 1995 ne regrette rien du bulletin qu'il a mis dans l'urne au premier tour des élections présidentielles il y a onze ans.
    S'agissant des institutions, je crois qu'elles ne sont pour rien dans la situation actuelle. Elles autorisent un président calamiteux tout comme un homme d'exception. La Constitution de la Vème République constitue un cadre assez souple pour s'adapter à toutes sortes de circonstances. Je pense vraiment que proposer une nouvelle constitution, c'est perdre son temps. La France a suffisamment de défis à relever sans s'agiter dans ce genre de querelles stériles. Cela ne signifie pas que des aménagements ne sont pas souhaitables, bien sûr.

    Posté par Marquette, 10 mai 2006 à 23:22 | | Répondre
  • j'avais deja fait un petit edito pour une nouvelle République :
    1 à cause de la déplorable carte administrative
    2 de la trop grande prégnance d'enarques ou assimilés et trop peu de la société civile

    avec ce qui se passe : je peux ajouter : crise d'autorité et son contrefort risque d'autoritarisme. De là, on oublie le Parlement et les caractéristiques d'une démocratie à savoir le processus d'elaboration des decisions publiques


    Pour en revenir aux responsables : on oublie la démission des hommes politiques devant la vérité européenne. Ils ne maitrisent aucune relance economique. Reste qq reformes structurelles. Elles restertont timides sous Chirac, il est vrai. Y'aurait pu avoir pire eheh (je dis cela car n'étant pas du meme bord politique lol)

    Posté par yann, 11 mai 2006 à 10:45 | | Répondre
  • Derniers rebondissements

    Les derniers rebondissements de l'affaire confirment une machination venant de Chirac et Villepin
    Ca va mal pour l'Etat français. Des élections anticipées ne seraient-elle pas le meilleur moyen de sortir de l'ornière ?

    Posté par yann, 11 mai 2006 à 16:25 | | Répondre
  • C'est ça! C'est la faute aux énarques!

    Pitoyable!

    Les énarques ne sont pas les ânes que vous imaginez, ils essayent de gérer les contradictions du bon peuple français qui ne supporte pas de faire face aux réalités de ses choix.

    Il est grand temps que chaque français mesure l'impact de son égoïsme et de son individualisme sur la situation du pays.

    Quand chacun cessera de prôner pour la défense de ses droits en faisant tout pour échapper à ses devoirs et ses responsabilités, ça ira certainement mieux!

    Concernant l'affaire Clearstream, peu importe ... Le pays a-t-il été lésé? Y a-t-il eu corruption? enrichissement personnel?

    Si ce ne sont "que" des petits jeux du pouvoir, il y en a toujours eu depuis Mazarin ...

    Posté par Briavel, 12 mai 2006 à 08:31 | | Répondre
  • Jeux de pouvoir ?

    Faut arreter un moment donné aussi
    que ces jeux ne soient pas connus ok
    qu'ils soient sur la place publique et confirme que le "PR" a manipulé pour couler un adversaire politique, je n'ai jamais vu cela en France dans la 5e Rep. Je n'ai vu cela qu'aux USA sous Nixon...
    Donc, oui j'affirme que ce scandale est à la hauteur du Watergate mais que personne ne veut prendre de risques politiques et démissionner. Résultat Le Pen va monter encore plus

    et de l'autre cote, l'affaire des frégates est étouffée...
    oui les énarques confisquent le pouvoir politique à la société civile. Je ne suis pas contre que leur compétence soit exercée mais quand cela devient un monopole, cela en devient gênant

    Posté par yann, 12 mai 2006 à 10:38 | | Répondre
  • Je suis stupéfait par l'impact que les médias ont sur votre raisonnement Yann.

    Pour vous, il suffit que quelques lignes viennent noircir les pages d'un journal pour la vérité apparaisse? C'est touchant de naïveté ...

    J'ai la faiblesse de croire que la justice doit être sereine pour être impartiale. Or, la calomnie est le pire ennemi de la révélation de la vérité.

    Dans l'affaire des frégates, je crois que cela concernait un certain Monsieur Dumas et le spectre tutélaire de Monsieur Mitterrand, non? Et dans ce dossier, il y a des soupçons de corruption ...

    Alors laissez-moi avoir qq doutes sur ces blanches colombes de la gauche bien pensante qui s'émeuvent bien rapidement et sans tirer les leçons de leurs propres manipulations (Cf. Hernu, Joxe, Rocard ... etc.)

    Mais j'oubliais que les français n'ont pas de mémoire et qu'il suffit de leur servir la soupe pour qu'ils suivent la vindicte populaire.

    Concernant les énarques, c'est encore un a priori populaire qui veut que la politique est dans leurs mains. Il ne faut pas confondre fonctionnaires et énarques. Il y a beaucoup de fonctionnaires en politique car il persiste des anomalies institutionnelles qui leur permettent de réintégrer leur corps s'ils sont balayés aux élections, ce qui n'existe pas pour les salariés ...

    Les énarques, en revanche, sont certes présents en politique mais ils sont également nombreux dans le secteur privé.

    En effet, la connaisance des rouages de l'administration est indispensable pour pouvoir dénouer certains dossiers.

    Comme Polytechnique ou Centrale, l'ENA fournit des cadres dirigeants. Les uns sont ingénieurs, les autres plutôt littéraires mais ce sont la convergence de toutes ces connaissances qui crée le réel pouvoir : le lobbying. Or, le politique fait face à une situation très délicate lorsqu'il doit arbitrer et créer d'inévitables mécontentement ...

    Posté par Briavel, 12 mai 2006 à 11:18 | | Répondre
  • on se demande qui est le plus naïf hein, ou qui est le plus aveugle
    si calomnie il y avait, Chirac aurait riposte avec une action en diffamation non ? un peu comme l'a fait Sarko
    le fait est que ces quelques lignes viennent directement des scellés. Remettrait-on en cause aussi l'honneteté de certains journalistes ?

    j'en ai rien à faire du passé de la gauche. On vit dans le présent et ce présent est un chef d'etat qui s'est livré à de basses manipulations avec son 1er ministre et ce dans une optique personnelle. c'est du niveau de Nixon qui s'est fait choper et on ose ressortir des casseroles alors qu'à ce niveau personne n'a fait pire en France. Je copie en dessous un commentaire autre

    ->""Chaque fois, l'extrême droite marque des points", poursuit l'éditorialiste suisse. "Dans les intentions de vote, Le Pen atteint un score encore plus élevé que celui qui était le sien avant sa présence au second tour de l'élection présidentielle de 2002. Un chef d'Etat normalement constitué pourrait se dire : 'Si je démissionne maintenant, Le Pen n'aura pas le temps de s'organiser de façon efficace. Et puis, en plaçant les intérêts de la nation avant les miens, je partirai au moins sur une bonne impression.' Hélas, la ‘cratopathie' (tiré du grec ‘kratos', pouvoir, et ‘pathos', maladie) de Chirac résiste à toutes les thérapies. Céder le pouvoir maintenant serait offrir un boulevard à l'ennemi Sarkozy. La blessure à l'ego présidentiel serait trop douloureuse. Et peu importe si le prochain incendie permettra à Le Pen de retirer les marrons du feu.""

    Posté par yann, 12 mai 2006 à 14:12 | | Répondre
  • et pour les énarques il s'agit a peu près ce que je dis, je ne comprends pas très bien le besoin de préciser

    Posté par yann, 12 mai 2006 à 14:14 | | Répondre
  • L'analyse politique de ce journaliste frise le niveau zéro : les discussions de comptoir ...

    Je rappelle que nous sommes en France, n'en déplaise à Monsieur de Nagy-Bocsa et qu'il n'existe pas de procédure "d'impeachment" en droit français. La seule procédure de destitution du Président réside dans l'accusation de haute trahison (article 68 de la Constitution). En sommes-nous à ce point?
    Par ailleurs, je n'ai pas connaissance que la juridiction compétente, la Cour de Justice de la République, soit saisi ...

    Hormis que les faits ne soient pas comparables entre le Watergate et Clearstream, nos institutions n'obligent en rien le Président de la République à démissionner ou à limoger le Premier Ministre sur la foi d'une rumeur ou de faisceaux de présomption.

    Ce sont les réactions épidermiques et le manque de déontologie d'une partie du monde médiatico-politico-judiciaire qui jettent l'oprobe sur ses trois pouvoir structurants de la démocratie.

    Posté par Briavel, 12 mai 2006 à 15:32 | | Répondre
  • Donc quand le président tuera de ses mains un homme, on ne pourra rien contre lui
    voyons voyons, trop facile ceci
    on a pas élu Chirac pour qu'il manipule contre son adversaire politique. On l'a élu pour qu'il gouverne la France. Or, il s'est vautré avec les banlieues, raté avec le CPE et maintenant en plein exercice il se fait chopé !
    La légitimité pour exercer est plus qu'entamée ! Qu'on vienne pas se plaindre de la montée de Le Pen ensuite à moins que cela t'arrange que Le Pen monte au détriment de la gauche

    Tu sais pertinemment que chaque ministre dans le cas de Chirac démissionnerait. tu sais pertinemment que dans les autres démocraties, cela en irait de meme. Ce n'est pas la foi d'une rumeur, c'est la foi d'une déposition en justice ! soit plus précis stp !


    en parlant de déontologie, je trouve que c'est un peu l'histoire de la paille et de la poutre...

    Au fait, tu as beau critiquer ce journaliste mais, mis à part se réfugier derrière des arguments indignes d'une démocratie moderne, puisque Chirac lui meme voulait reformer le statut du President de la République, tu avances quels arguments ? Le droit, toujours le droit ? et l'esprit du droit, la pratique et les evolutions de la societe demandant autre chose, tu en fais quoi ?
    Trop facile, cher Briavel.

    Posté par yann, 12 mai 2006 à 16:01 | | Répondre
  • Le droit structure la société, c'est une réalité ... Vous pouvez défendre toutes les opinions mais les moyens de les mettre en oeuvre s'appuyent, en démocratie, sur des concepts juridiques ...

    Personnellement, je ne partage pas l'esprit des décisions personnelles qui sont prises par les différents intervenants mais elles sont légitimes.

    L'érodation présumée de la légitmité du Président ne se mesure pas à travers les sondages mais au moment de l'élection présidentiellle.

    Notre république n'est pas régie par les sondages mais par les élections. Les seules élections qui aient le pouvoir de modifier les équilibres sont la présidentielle et les législatives. Les autres élections sont l'expression de choix territoriaux.

    Sinon, avant d'avancer des inepties, il serait bon de savoir de quoi vous parlez. Si le Président commet un meutre, il sera poursuivi selon les procédures normales.

    Dernière petite précision, un Ministre est nommé, le Président est élu. La légitimité du ministre est soumise à l'autorité du Président.

    Ainsi, Monsieur de Nagy-Bocsa prône la rupture alors que le système l'a reconnu, l'a nourri pendant 30 ans et qu'il a très tôt appris à l'utiliser à ses propres fins ... n'est-ce pas pathétique?

    Ne pensez-vous pas que votre théorie de la montée des extrémismes s'appuie d'autres ressorts un peu plus crédibles que ce que vous avancez?

    Posté par Briavel, 12 mai 2006 à 17:03 | | Répondre
  • le droit structure la société>ai-je dit le contraire ? j'ai simplement dit la chose suivante : le droit n'est pas appliqué car la société voit ses attentes changer. C'est ce qu'on apprend lors du 1er cours de droit de 1ere année

    L'érodation présumée de la légitmité du Président ne se mesure pas à travers les sondages mais au moment de l'élection présidentiellle.
    >>sur ce point, il serait temps de briser un mythe quand meme. L'election de 2002 n'est pas tres valable avec 80% Treve de plaisanterie, comment peut on gouverner alors que la justice va réclamer son audition mais que son statut le protège ? Chirac voulait lui meme reformer ce statut d'irresponsabilité et voila qu'au moment ou cela l'arrange il a la memoire courte. Il est logique avec lui meme, il faut au moins le reconnaitre...enfin bon apres chacun est avec sa conscience Briavel

    Les autres élections sont l'expression de choix territoriaux.
    >mauvaise foi et naivete. Primo il n'y a pas que les elections : sinon De Gaulle n'aurait pas organisé des elections.
    Deuxio : la réucurrence des crises et des echecs conduisent pourtant à une conclusion simple. Quelle est la crédibilité de l'action du PR ? La politique ne s'arrete pas à des chiffres, fort heureusement. Il y a dans ce pays une hostilité envers son président et un climat deleter que seule une démission peut soulager. (et une VI République, une République parlementaire)

    Si le Président commet un meutre, il sera poursuivi selon les procédures normales.
    >ok pour le penal et le civil alors ? la Cour de Cassation empeche les auditions en tant que témoin assisté et donc plus si affinités... L'exemple etait pris pour frapper l'esprit.


    Dernière petite précision, un Ministre est nommé, le Président est élu. La légitimité du ministre est soumise à l'autorité du Président.
    >>qui n'en a plus

    Ainsi, Monsieur de Nagy-Bocsa prône la rupture alors que le système l'a reconnu, l'a nourri pendant 30 ans et qu'il a très tôt appris à l'utiliser à ses propres fins ... n'est-ce pas pathétique?
    >>totalement calculateur et triste surtout que la rupture ne veut rien dire puisque concept vide de sens

    Ne pensez-vous pas que votre théorie de la montée des extrémismes s'appuie d'autres ressorts un peu plus crédibles que ce que vous avancez?
    >>si si pour sur, je pense à la paupérisation de la classe moyenne qui est parallèle à cette montée mais également le déclin du PC. Néanmoins, il ne faut pas négliger l'aspect ras-le-bol car un vote peut etre un exutoir. Ce genre d'affaire est la goutte d'eau alors que d'autres conditions sont le robinet. Or le vase est deja bien rempli à ras bord. Je trouve donc dangereux de jouer avec le feu. Il faut assainir au plus vite la situation

    Posté par yann, 12 mai 2006 à 20:58 | | Répondre
  • Il est toujours plus facile de hurler avec les loups que de vouloir laisser à la justice la sérénité qui lui est nécessaire ...

    La polémique actuelle est inutile! En quoi cela sert-il l'intérêt général?

    C'est même contre productif vis-à-vis des intérêts prétendument défendus par les journalistes.

    En effet, ce seront les premiers à s'étonner que les français puissent choisir les extrêmes plutôt que l'alternance.

    L'alternance entre les partis de gouvernement est illusoire face aux raz-le-bol de la "France qui travaille".

    La France est malade de la sclérose qui la touche à tous les niveaux : institutionnel, éducatif, social, ... etc.

    A priori, j'étais pour la démission du Président de République mais en réfléchissant un tout petit peu, je me suis rendu compte que cela ne provoquerait qu'une fuite en avant.

    L'effet de manche politique de l'opposition (PS et UDF) est séduisant à première vue mais il n'existe pas aujourd'hui de travaux suffisament avancés qui pourraient servir de base à la mise en place d'un nouvel équilibre institutionnel.

    Personnellement, j'estime que le bicamérisme doit être maintenu et amélioré. En fait, je rejoins à peu près le projet de réforme que le général de Gaulle avait présenté en son temps malgré qq ajustements.

    J'aimerais, par exemple, que les citoyens s'expriment dans le cadre d'élections générales pour le renouvellement des deux chambres.

    Le scrutin majoritaire à deux tours restant la règle pour l'Assemblée Nationale.

    Pour le Sénat, il devrait traduire par une proportionnelle "intelligente" l'opinion du 1er tour (c'est-à-dire corrigée des aléas représentant moins 5% de l'opinion) mais aussi compter une partie des actuels membres du Conseil Economique et Social.

    Ceci impliquerait la refonte de ce dernier qui devrait intégrer plus justement dans sa représentation les résultats des élections consulaires, prud'hommales, ... etc. En fait, la traduction de la société civile.

    Pour se défaire des travers de Ve République, il faut surtout rompre avec le système des nomminations.

    Je défends les choix actuels de l'éxécutif car ils devraient être l'occasion de préparer un projet qui implique l'ensemble de la société dans les choix nécessaires à sa réforme ... Cela vaudrait mieux qu'un pouvoir paralysé par la contestation de la rue ...

    Posté par Briavel, 13 mai 2006 à 03:58 | | Répondre
  • Sans rentrer dans le détail/débat des 3/4 de ton post sur les institutions (intéressant s'il en est)
    je voulais juste répondre au début.
    Pour moi, l'affaire est simple. Nous avons deux tendances qui se battent dans l'ombre pour le pouvoir. Et bien qu'elles se battent en lumière au gré d'une campagne. Les français voient une drôle de démocratie devant leur yeux et il se pourrait que devant le peu de respect qu'on leur témoigne, il renvoie l'ascenceur de nouveau en ne respectant pas cette démocratie...Ce n'est pas un hasard si Le Pen joue sur le tableau de la peine de mort. Bon, je passe sur le populisme sarkozien avec le debat sur l'immigration. Tu fais l'analyse suivante selon laquelle céder trop vite reviendrait à cautionner les extremes. Cela se défend. Je pense plutot que la déliquescence est bien partie.
    Non-accès de la société civile au pouvoir, crise économique, expansion de la e-démocratie, problèmes institutionnels et de carte administrative...jamais l'autorité ne s'est montré aussi mal en point. On verra bien dans 1 an mais il faut d'ores et deja envisager pour la droite un 21 avril 2002 à l'envers...Ce serait triste et terrible car on se rendrait compte que Le Pen aurait plus de 30% au 2nd tour à cause d'un report de certains électeurs non pas vers la gauche mais vers Le Pen.

    J'espère donc sincèrement que le débat sur les institutions et l'environnement va avoir lieu. Il s'agit des seules portes de sorties aux faux-debats sur l'immigration et la sécurité.

    Posté par yann, 20 mai 2006 à 23:47 | | Répondre
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