La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

25 mars 2006

Une question de responsabilité

"Mateuss le Virulent" a commenté sur le billet précédent une petite phrase du Premier ministre :

"Je souhaite répondre aux deux préoccupations majeures des jeunes sur le CPE : la période de deux ans et les conditions de la rupture de contrat"

De Villepin, ce matin...

Gain de temps, dénaturation du CPE, lard ou cochon ?

Ou encore un énième jeu sémantique pour jouer la confusion ?

Tu as oublié une question et la plus importante à mon sens : une véritable volonté de trouver des solutions dans ce conflit qui ne gagnera rien à s'enliser ?

En refusant les deux invitations lancées en 24h00 par le gouvernement, les syndicats des lycéens et des étudiants ont commis une erreur tactique. Ils auraient du calquer leur attitude sur celles de leurs "ainés" dont la portée est avant tout symbolique. Chaque partie a fait un pas, même si hier aucune solution n'a été trouvée, mais cela montre que le fil n'est pas rompu.

En persistant dans l'ultimatum du retrait du CPE, vous allez devoir maintenant assumer votre part de responsabilité dans la suite du conflit et ne plus rendre le gouvernement seul responsable.

En refusant de faire ce premier pas, vous prenez la responsabilité de voir une situation rapidement dégénérer et que vous ne maîtriserez plus.

Déjà vous ne contrôlez plus guère vos troupes. Chaque jour, des casseurs, des extrêmistes de droite et de gauche, des anarchistes infiltrent vos rangs sans que vous soyez capables de les identifier dans les établissements bloqués ou les manifestations.

A vouloir durcir ce conflit dans les universités et dans la rue, vous mettez votre propre sécurité en danger et vous ne pourrez pas éviter la récupération par tous les indésirables qui balancent des pavés sur tout le monde, étudiants ou flics sans distinction.

Vous vous insurgez quand les CRS chargent et vous leur reprochez également de ne pas intervenir dans certains cas... Il faudrait savoir non ?

Faire monter encore d'un cran la tension dans ce conflit c'est s'exposer fatalement à des drames.

On ne s'amuse pas à faire la "révolution" sans en mesurer les risques et les dangers.

De plus, vous croyez qu'une certaine partie de l'opinion publique vous suivra jusqu'au bout... méfiez vous, si vous ne vous décidez pas à venir à la table des négociations, cette même opinion publique s'impatientera surtout si avec vos manifestations quotidiennes vous continuez à perturber la vie dans les villes, comme les transports, la circulation, etc...

Vous refusez d'entendre vos camarades qui veulent étudier et dont certains ne peuvent se permettre de mettre en danger leur année scolaire.

Vous avez fait entendre votre voix, c'est légitime, vous avez montré votre détermination et le profond malaise qui vous anime, c'est parfait, alors maintenant il faut être responsable et réfléchir à l'intérêt de votre génération : refuser le dialogue ou entamer avec le gouvernement une véritable concertation et un vrai travail d'élaboration de projet en faveur des jeunes travailleurs.

Le CPE ne sera pas retiré parce que bien aménagé il répondra aux besoins d'une partie des jeunes, mais il n'est qu'une mesure et pas un plan à lui tout seul. A vous maintenant d'aller poser vos projets sur la table et de prendre en main d'une façon active et responsable votre avenir.

Si vous restez seulement dans la rue, vous n'aurez rien et vous vous exposez à de nombreux débordements ce que personne ne souhaite.

Posté par Diane_1964 à 17:02 - Actu - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Réformons avec lucidité et courage !

Chère Diane,

Puisqu'il est question de "méthode" dans ton billet, je ne résiste pas à reproduire chez toi le commentaire que je viens de laisser sur le blog de notre ami Koz. Je suis convaincu qu'il ne m'en voudra pas...
A la fin de son billet, Koz dit en effet que "Par son attitude inconsidérée, Villepin met en péril le choix de la réforme, ..."

Voilà donc ce que j'en pense :

[...] à mon sens, tu commets une erreur dans ton raisonnement. Au-delà du fond du CPE lui-même, je crois justement que le Premier ministre, Dominique de Villepin, est entré dans une phase qui, d’un point de vue méthodologique, doit enfin permettre de véritables réformes !

Olivier Jay est sans doute très sympathique dans son discours en disant que “la France est réformable”. Mais la réalité, elle est que depuis 30 ans, la plupart des réformes a été vouée à l’échec car vidée de sa substance par des syndicats, très souvent minoritaires dans leur représentation, qui confondent la concertation avec le fait d’imposer des choix d’un autre temps.
Le résultat, à force de gommer les différences pour se retrouver sur un point d’accord, c’est que l’on obtient le plus petit dénominateur commun (ce qui correspond souvent à rien ou peu !)

Or, notre pays ne peut plus attendre. Nous devons impérativement adapter notre société à un environnement multipolaire. J’entends ceux qui sautent sur leurs chaises comme des cabris en incantant un combat contre la mondialisation.
Mais bon sang, réveil ! Dans quel siècle vivez-vous ?
Je ne suis pas un acharné du concept de mondialisation mais je suis en revanche que nous n’avons pas le choix de l’accepter ou de la refuser. Elle s’impose partout. Notre véritable choix, parce que le monde bouge autour de nous, c’est de nous préparer le mieux possible, de nous adapter, de promouvoir nos forces et nos énergies. C’est aussi de faire émerger ce qui constitue nos leviers en restreignant nos freins !

Souvent, je me suis posé la question de savoir qui, des Français, des responsables politiques et des syndicats étaient les plus conservateurs… je crois que j’ai désormais ma réponse ! Et dans certains cas, l’outrance syndicale frise l’irresponsabilité.
Ne vas pas penser que je conteste le syndicalisme ; c’est justement tout l’inverse.
Ce qui différencie grandement le rôle du syndicalisme à la manière anglo-saxonne avec notre syndicalisme à la Française, c’est justement la capacité qu’à le premier à ne pas être jusqu’au boutiste et surtout, à se situer dans une action progressiste !

Et puis, il y a aussi la question de la gouvernance. Je l’illustrerais par une anedocte qui est assez symptomatique…
Il y a quelques temps, un organisme associatif complètement indépendant a lancé une enquête dont l’objectif était in fine de démontrer l’importance de l’acte politique. Et cette enquête, élaborée par un institut on ne peu plus sérieux, posait aux Français interrogés la question suivante : “quelles sont pour vous les plus grandes réalisations politiques de ces 30 dernières années ?”
Dans les réponses on retrouvait, entre autre : la loi sur l’IVG, l’abolition de la peine de mort, …
Et l’organisme fut particulièrement embêté pour mettre en place sa campagne promotionnelle pour l’incitation électorale.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les résultats de l’enquête témoignaient que les Français donnaient leurs préférences politiques à des réformes qui semblaient être minoritaires dans le Pays et qu’ils avaient combattues au moment où celles-ci avaient été adoptées par le courage et la volonté des responsables politiques de l’époque !

A méditer, non ?

Posté par Michaël Bullara, 26 mars 2006 à 09:49

Osé

Je trouve la comparaison CPE/"peine de mort" + "loi IVG" un peu osée. Le CPE ne sauvera pas des vies... qui ne sont pas en danger de mort...
DDV n'est pas S. Veil ni R. Badinter ;)

Posté par Draky, 26 mars 2006 à 11:48

Réformes responsables ?

Oui, comme Draky, rien à voir entre la peine de mort et le CPE...

En fait, ce que vous dites, c'est que la France a besoin de réformes, et les français, par l'intermédiaire des syndicats, en ont peur, et font blocage.

Je n'étais pas loin de votre analyse avant de me pencher sur la question du CPE, seulement j'aimerai qu'on réfléchisse sur deux points :
-pourquoi ces réformes sont rejetées par la population : par réflexe franco-français, par la manipulation des syndicats et de l'opposition ou bien parce que les français ne se sentent pas en confiance avec le gouvernement en place ?

-est-ce qu'une réforme qui passe en force est la seule solution pour faire évoluer les choses ?

Mon opinion :
1) Je ne suis pas d'accord pour coller l'étiquette "français réac'" (parce que c'est en gros ce que vous voulez dire) quand toute une population se retrouve dans la rue. Il ne s'agit pas d'un réflexe conditionné que de manifester, mais bien au contraire poser un débat sur des choix de société. Or, cette société qui diminue les impôts sur le revenu et qui du même coup pose une dette énorme sur nos têtes de jeunes étudiants, elle doit bien avoir des problèmes importants. Le CPE se trouve à la confluence de ces problèmes, puisqu'il met en scène à la fois un conflit de génération évident et un choix de société peu partagé par la majorité. Je pense que c'est ce qu'il faut retenir en premier de cette crise.

Ensuite, je suis d'accord pour dire que les syndicats, surtout ceux de la fonction publique, paradoxalement, protègent des acquis avec la virulence déplacée d'une masse qui n'appartient pas au même monde que les autres.

Mais le CPE va bien plus loin que ça... se voiler les yeux là dessus est, pour le coup, faire une réelle erreur d'appréciation.
Comment voulez vous que nous croyons aux institutions, nous qui voyons une dette énorme sur nos têtes et des conflits idéologiques frisant la guéguerre enfantine, havre de communication manipulatrice (tf1, le cerveau pour coca-cola, ces élus cravatés mais capable de parler dans l'abstraite langue de bois pendant tout leur temps télévisé, etc.) et d'un protectionnisme souvent abérant ? Comment voulez vous que l'on croit à votre credo de "flexibilité" alors que vous nous envoyez sans préjugés au front pour le tester, sous prétexte de taux important de chômage, taux que vos entreprises du CAC 40 ne se privent pas d'ignorer en délocalisant en toute impunité ? Je pense que votre devoir d'élu est de se poser une bonne fois pour toutes ces questions.

Comme de prendre les responsabilités en conséquence, et en cela je répond au billet de "Diane la chasseresse fanatique" : en plus d'accompagner De Villepin dans sa tour d'ivoire barricadée à la confusion, elle se permet de nous faire culpabiliser sur l'issue (ou l'impasse) violente qui se profile aujourd'hui à nos yeux.

2) Je pense que là, pour le coup, les réformes auront encore plus de mal à passer. Villepin est mort jusqu'en 2007 pour mettre en place quoi que ce soit d'autre, et le prochain gouvernement aura intérêt à mettre le paquet sur la pédagogie pour faire comprendre à tous l'intérêt de s'attaquer aux problèmes de fond. Et surtout, il faudra qu'il écoute les jeunes, et qu'il ne considère pas comme des abrutis manipulés par l'extême gauche, paresseux et bons à rien (analyse qui n'est pas de vous, bien entendu, mais d'un grand nombre de personnalités populistes UMP, il suffit de farfouiller sur la blogosphère).

En gros, il faudra qu'il se penche en amont des problèmes, ce qui en politique est le plus difficile. Qu'il s'attaque une bonne fois pour toute à l'éducation nationale, de manière intelligente, et au problème des facs qui n'ont aucuns moyens. Le dialogue avec les partenaires sociaux et les syndicats étudiants/lycéens devra se faire en amont également, et pas une fois que les Invalides seront dévastées par plusieurs centaines de casseurs.
Ca évitera les ultimatums désespérés et les manifestants (dont je faisais partie jeudi à Paris) qui manquent tout juste de se prendre des pavés sur la gueule, par des jeunes du même âge.

Je ne pense pas dramatiser la situation plus qu'elle ne l'est, mais le discours consistant à dire "la France, il faut qu'on la prenne, ça lui démange dans le bassin" a au moins le mérite d'illustrer tous les dommages collatéraux que peuvent provoquer un viol.

Cordialement,

Mathieu (le virulent).

Posté par Mateuss, 26 mars 2006 à 12:47

Je n'ai rien de fanatique, ne fais pas l'erreur de projeter sur moi une attitude que tu développes un peu partout sur le net, je suis fidèle à des convictions depuis très longtemps et je suis consciente de la nécessité de réformer certains aspects de notre société au plus vite. Nous avons trop attendu et nous allons devenir dans un très court laps de temps la lanterne rouge de l'Europe.
Les réformes se font rarement dans la joie et l'allégresse, mais si les gouvernements depuis plus de 20 ans avaient le bon sens d'en amorcer les contours nous ne serions pas obligés d'agir dans une certaine urgence aujourd'hui.

Dans mon post je parle de "reponsabilité" et non pas de culpabilisation, cette interprétation t'appartient...

Posté par Diane, 26 mars 2006 à 14:19

Réducteur !

> Dracky.
Vous êtes gentil mais ne soyez pas réducteur de mon propos !
Qui vous a parlé de la comparaison CPE / IVG / Abolition peine de mort ??
Je pars naturellement de l'exemple en cours du CPE mais vous aurez remarqué, si vous avez correctement lu mon commentaire, que l'anecdote que je relate touche à la "gouvernance" dans son ensemble !

Alors laissez de côté la part politicienne svp ; en plus, cela ne fonctionne que très peu avec moi ! (lol)

> Mathieu.

Là encore : CARICATURE !!
Lisez bien mon commentaire... qui vous parle de "Français réac" ?

Vous croyez franchement que les élus que nous sommes pour certains, par la volonté des Français justement (il est bon de le rappeler de temps en temps...) passent leur temps à chercher au plus profond de leurs cerveaux, ce qui va pourvoir faire "chier" nos compatriotes ????
Stop !

Par ailleurs, CARICATURE encore, lorsque vous dites que "toute une population se retrouve dans la rue". Depuis quand 300 à 500.000 personnes représentent 40 millions d'électeurs et 62 millions de Français ????
Re-Stop !

Au passage, je vous rappelle que le débat démocratique a bel et bien eu lieu concernant le CPE... il s'est déroulé à l'Assemblée nationale et au Sénat. Majorité et Opposition ont pu être dans leur rôle. Ne vous laissez pas manipuler vous aussi !! Le 49-3 a été utilisé pour le reste du texte sur l'égalité des chances mais pas pour le CPE qui a été CONSTITUTIONNELLEMENT et DEMOCRATIQUEMENT voté !

Pour le reste, je vais vous dire très sincèrement Mathieu, je fais partie d'une génération qui, me semble-t-il, est particulièrement ouverte au débat et accepte de se poser toutes les questions dont vous parlez.
Et même, pour aller encore plus loin, je crois qu'on ne règlera durablement les problèmes de notre pays qu'à partir du moment où l'on saura inscrire dans notre gouvernance la notion de prospective pour définir le visage de la France à 15 ans, 25 ans, 35 ans...et pas seulement à l'aune de la prochaine échéance politique !

Seulement, je n'accepte pas (ou plus) d'être dénigrer, caricaturer, singer, insulter, ...
Pour parler clair : j'aimerai juste que dans les débats que nous pouvons avoir, les uns et les autres sur la blogosphère, on cesse globalement de nous balancer dans le caniveau comme de la m....., tout simplement parce que nous faisons de la politique, pour beaucoup à "visage découvert" et que nous osons dire des choses auxquelles nous croyons !

On peut ne pas partager les mêmes idées.
On peut être dans des courants de pensée différents.
On peut avoir des approches socio-économiques ou politiques opposées.
Mais on peut aussi, pour véritablement faire avancer les choses, utiliser une notion simple : LE RESPECT !!

Quant aux jeunes...par pitié, adressez vous aux personnes concernées mais pas à moi pour évoquer avec eux, les qualificatifs débiles qui seraient les leurs.
Je suis impliqué sur les questions de politique de jeunesse depuis suffisamment longtemps pour ne pas avoir à justifier de mon engagement sur ce sujet (cf. mon blog et mon site) ; mais naturellement, dans le calme et un dialogue construit et productif, je suis tout disposé à en parler avec vous. Avec plaisir même !

Enfin concernant l'éducation nationale, je partage en partie votre position.
Le problème est là et je l'ai écrit récemment sur mon blog !
Inadéquation entre la formation initiale et le marché du travail... Problème de l'autonomie des établissements (qui est une tarte à la crème depuis des années) et qui ne pourra être résolu à mon sens que le jour où l'on comprendra qu'il faut des "managers" à la têtes de ces structures... et bien d'autres sujets dont j'entendais parlé déjà en 1981-82 ; j'avais 11 ans ; j'étais jeune délégué de classe ; c'est la réforme du ministre (socialiste) de l'époque : Alain Savary !
24 plus tard : mêmes sujets ; mêmes problèmes ; mêmes absences de véritables solutions ==> REFORME.

Vous croyez vraiment que ce sont les politiques qui n'ont pas essayé (quelle que soit leur couleur politique...) ??

Pour conclure (désolé Diane de ce long commentaire...), je formule un souhait.
Celui que toutes celles et tous ceux qui se font aujourd'hui les chantres de la critique, de la manifestation, de la contestation systématique, ... soient aussi présents dans les mois et années à venir pour relever le défi de la citoyenneté de ce pays.
Qu'ils sachent, de façon permanente, s'intéresser aux débats, à la vie sociale, et participer concrètement à l'élaboration des choses, de manière construite et posée.
On parle souvent du 21 avril 2002 en reprochant aux responsables politiques de n'avoir rien fait de cette date.
Mais tous ceux, qui comme moi, ont été choqués de ce qu'il s'est passé ce jour là, qu'ont-ils concrètement mis en oeuvre, chacun à leur niveau, pour participer à l'action publique au sein des partis, des syndicats, des associations, ... ???

Le drapeau de la démocratie ne doit pas être sorti uniquement pour "râler". Il doit être entretenu de façon permanente !

Posté par Michaël Bullara, 26 mars 2006 à 14:23

Pour Michaël

Aujourd'hui encore je salue la justesse de tes propos et je crois que nous sommes dans une vraie convergence d'idée sur le problème de la "réforme" qui peine à émerger dans notre pays.

Posté par Diane, 26 mars 2006 à 14:23

"Vous vous insurgez quand les CRS chargent et vous leur reprochez également de ne pas intervenir dans certains cas... Il faudrait savoir non ?"
Fin de citation

Il ne faut pas trop faire preuve de naïveté tout de même. Les CRS et les forces de l'ordre savent parfaitement faire la distinction entre les casseurs et les voleurs (qui se déplacent en bandes de 10 ou 15 et sont parfois connus des RG) et les vrais étudiants et les vrais manifestants.

En théorie ils savent donc quand intervenir et contre qui ?

Mais voir des jeunes s'en prendre à d'autres jeunes et voir des casseurs attaquer biens et personnes, ça fait de trés belles images dissuasives pour les uns et qui forgent l'opinion d'autres.

Bien sûr que des réformes sont nécessaires, mais pas n'importe comment, avec des discussions, des prises en compte de l'avis des opposants et en tenant compte également des conséquences sur les intéressés. Bref, il ne faut pas que ce soit concocté dans une tour d'ivoire, il faut savoir reconnaître que l'on n'a pas la science infuse, il faut tenir compte du vécu, de la réalité de la vie (pour cela il faut la connaître).

Des réformes trés importantes sont passées parce qu'elles ont rencontré l'accord du plus grand nombre, parce qu'elles étaient "dans l'ordre des choses", parce qu'elles étaient préparées.

On ne viole pas les gens, ou alors on arrive à les convaincre après que c'était un bon moment.

Posté par Claudius, 26 mars 2006 à 20:13

Re Michaël

Mickaël>

Par ailleurs, CARICATURE encore, lorsque vous dites que "toute une population se retrouve dans la rue". Depuis quand 300 à 500.000 personnes représentent 40 millions d'électeurs et 62 millions de Français ????
Re-Stop !

Au passage, je vous rappelle que le débat démocratique a bel et bien eu lieu concernant le CPE... il s'est déroulé à l'Assemblée nationale et au Sénat. Majorité et Opposition ont pu être dans leur rôle. Ne vous laissez pas manipuler vous aussi !! Le 49-3 a été utilisé pour le reste du texte sur l'égalité des chances mais pas pour le CPE qui a été CONSTITUTIONNELLEMENT et DEMOCRATIQUEMENT voté !

Rep>attention, attention avec la représentativité du mouvement et ce qu’induit les notions de démocratie entre autres. Ce n’est pas parce que tout le monde ne descend pas, que tout le monde est pour. Et vice-versa. Visiblement le samedi 18, il y avait plus d’1 million de personnes dans la rue. Et probablement il y en aura plus mardi. Avec la durée de la mobilisation, ce genre d’événements n’est pas à prendre à la légère non plus. La démocratie ne s’arrête pas aux urnes, mais elle se qualifie par les processus de décisions publiques. La rue et la société civile sont des contre-pouvoirs comme les medias par ex. Le fait est que le court-circuitage est mal passé. D’autant plus mal qu’avec une majorité confortable, il y aurait moyen de faire passer tranquillement ce projet.
Des amendements raisonnables auraient pu être déposés comme réduire la durée d’essai à 1 an. Je suis un peu gêné de voir les personnes se ranger derrière l’argument procédural pour qualifier le tout de démocratique. Certes, ce n’est pas dictatorial et j’ai meme des tendances à etre pour cette reforme…mais vu le contexte et vu les réactions, la question de la legitimité se pose…


MB dit>Inadéquation entre la formation initiale et le marché du travail... Problème de l'autonomie des établissements (qui est une tarte à la crème depuis des années) et qui ne pourra être résolu à mon sens que le jour où l'on comprendra qu'il faut des "managers" à la têtes de ces structures...

Rep>manager –>en cours avec la LOLF. Le ministère de l’EN est trop lourd à gérer au niveau nationale. Allègre l’avait compris en voulant décentraliser. Je ne pense pas que l’autonomie (proposition de Sarko ;)) soit une telle contrainte. Il faut deja reformer ce mammouth en central pour pouvoir faire qqch.

Posté par yann, 26 mars 2006 à 23:44

Misère de la pensée politique

Toujours les mêmes raisonnements binaires et des syllogismes au lieu de raisonnements. Amalgames, insinuations, procès d'intention, concours dans la pureté des intentions des uns et des autres... Degré zéro de l'analyse politique... C'est celui qui dit, qui est, pique nique douille c'est toi l'andouille...
Il n'y a qu'en France que les hommes politique ne supportent pas de voir leur responsabilité mise en cause... Une petite piqûre de rappel en passant : Galouzeau est le grand penseur de la dissolution de 1997... Quel génie politique ! Quel sens des responsabilités ! Quel courage ! Quel homme ! Quel stratège ! Le spécialiste de la Blitzkrieg ! Rien que d'y penser j'en rigole encore !!!
Dégradation de l'autorité poltique et morale quand un Premier Ministre ne respecte pas une loi sur le dialogue social voté en 2004 par un gouvernement et une majorité auquel il appartenait... Ne reste plus que les postures médiatiques et les moulinets pour faire croire à la vertu de ses actions ! Villepin démission !!!!!

Posté par Yves, 27 mars 2006 à 09:55

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