02 décembre 2005
Pour l’égalité des chances
Ce fut, hier, le thème central de la conférence de presse mensuelle du Premier ministre.
En réponse à la crise des banlieues, il a présenté une série de mesures qu’il qualifie de « concrètes et immédiatement opérationnelles ».
« L’urgence aujourd’hui, c’est de faire de l’égalité des chances une réalité pour tous, avec deux leviers, l’emploi et l’éducation » a déclaré Dominique de Villepin, ajoutant aussi que « notre ambition c’est que chacun trouve sa place dans la République ».
Toute la presse a largement commenté ce plan ici ou là : l’évaluation rigoureuse des bases de l’instruction au CE1, des moyens supplémentaires pour les ZEP, un nouveau service public d’orientation, l’apprentissage junior à partir de 14 ans et ce dés la rentrée 2006.
Le Premier ministre a également annoncé la création d’un contrat de responsabilité parentale. Il est vrai que le problème de l’éducation et du rôle des parents a été au cœur des débats durant la crise des banlieues.
Le souhait de Dominique de Villepin, par l’intermédiaire de ce contrat, est de replacer les parents face à leurs responsabilités vis à vis de leurs enfants et de pouvoir trouver une aide appropriée en cas de difficultés.
« La conclusion et le respect de ce contrat seront obligatoires, sous peine d’amendes prévues par la loi de 2004 sur l’absentéisme scolaire, d’une mise sous tutelle des allocations familiales, placées sur un compte bloqué en attente d’une régularisation de la situation » a expliqué le Premier ministre.
Ce contrat sera à l’initiative des chefs d’établissement scolaire en concertation avec les services sociaux et les maires et le président du conseil général sera responsable de la mise en œuvre des décisions.
Le Premier ministre a ajouté que ce contrat « ne concernera pas seulement l’absentéisme scolaire, mais toutes les situations où l’enfant est en difficulté en raison d’une défaillance ou d’une insuffisance manifeste d’autorité parentale ».
Ce contrat loin d’avoir un aspect répressif permettra aux parents « dépassés » par l’attitude de leurs enfants de pouvoir trouver un soutien et un accompagnement personnalisé, mais il saura également rappeler tant aux parents qu’aux enfants quels sont leurs droits et leurs devoirs.
