La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

21 novembre 2005

Pour quelle France voulons nous nous engager ?

Au gré de nos nombreux "clics" quotidiens, certains ont du lire, comme moi, une dépêche de Reuters comparant les raisons avancées par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pour expliquer la crise des banlieues.

Au delà de la "rivalité" entre les deux hommes, ce sont deux visions de la France qui se dessinent de plus en plus distinctement, au fil des discours et des déclarations.

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Les propos de Nicolas Sarkozy se radicalisent un peu plus chaque jour et l'idée de la "rupture" apparaît pour lui comme la seule alternative possible au redressement de la France.
Le ministre de l'Intérieur justifie la crise des banlieues ainsi : "La première cause du chômage, de la désespérance, de la violence dans les banlieues, ce n'est pas la crise économique, ce ne sont pas les discriminations, ce n'est pas l'échec de l'école. La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur et la démission de la République", a-t-il affirmé.
On ne peut pas nier que les bandes organisées ont leur grande part de responsabilité, mais ne voir que cet aspect dans le malaise des banlieues est réducteur ne laissant que peu de place à de vraies perspectives d'avenir et la solution ne réside pas seulement dans la question sécuritaire.

Quant au Premier ministre, il refuse de voir dans la crise urbaine une cause unique et mets en garde contre toute forme d'amalgame (lire le précédent billet)  : "Une majorité des populations de ces quartiers ne veut pas être stigmatisée (...) Les habitants ne veulent pas que leur quartier soit frappé du sceau de l'infamie".
"Je crois au rassemblement, pas à la suspicion, à la recherche de responsables", a insisté le chef du gouvernement.
"Le malaise des quartiers sensibles est dû à "la crise des valeurs, au chômage, à un urbanisme inhumain et au recul des services publics" a expliqué le Premier ministre.

Les sujets sur lesquels les avis des deux hommes divergent sont de plus en plus nombreux au risque d'entendre parfois, qu'il y  en fait deux droites aujourd'hui... Plus les jours passent et plus je me dis ce que ce n'est pas faux. Que va t-il en résulter ? Là c'est la grande inconnue.

Dans cette même dépêche, un élu UMP déclare "Sarkozy parle aux tripes et Villepin à la raison" et d'ajouter "en campagne électorale, c'est plutôt le premier qui gagne mais les Français vont tellement mal que, si on sait trouver les mots, la raison peut l'emporter".

Espérons que l'avenir lui donne... raison !

Posté par Diane_1964 à 12:48 - Positions politiques - Commentaires [7] - Rétroliens [1] - Permalien [#]



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