16 novembre 2005
C'est pas ma faute !!
J'avais écrit un long billet sur l'apprentissage à 14 ans et puis Pierre est arrivé sur Skype, il était très pressé de me montrer les photos de son week end "vieux cons" (c'est lui qui le dit) et le drame est arrivé... Une petite erreur de manipulation et vlan, voilà que ma page avec mon "super billet" disparaît pour laisser la place aux fameuses photos !! Impossible de rattraper ma prose... Vous serez d'accord avec moi, c'est bien la faute de Pierre si je ne suis pas en mesure de vous livrer mes commentaires sur la question de l'apprentissage.
Sur cette question, pour résumer, je ne suis pas contre. L'apprentissage est une opportunité intéressante pour les adolescents peu enclins à suivre un enseignement général et l'apprentissage même à 14 ans peut leur redonner une motivation perdue trop tôt et un encadrement adéquat. Je ne pense pas que l'abaissement de l'age fera de l'apprentissage une voie de garage, comme certains le prétendent.
Depuis que l'état redore le blason de cette filière, on constate que de plus en plus de jeunes choisissent cette alternative et qu'elle leur permet de s'insérer dans la vie professionnelle avec moins de difficultés que d'autres qui ont choisi un parcours universitaire classique.
Gilles de Robien, le Ministre de l'Education a annoncé une série de mesures sur le sujet. A lire, pour pouvoir en débattre ensuite.
Commentaires
Désolé
J'avais écrit un super commentaire, vachement long et très pertinent et puis, une fausse manip et... :-)))
J'ai donc lu ce qu'il y avait à lire et ce fut très rapide vu le peu de choses à lire.
Je veux bien me farcir tous les discours de la bible gouvernementale mais je pense utile de diversifier ses sources.
Aussi si vous avez le temps d'écouter l'excellent émission "Rue des entrepreneurs" de France Inter à cette adresse : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/rde/
vous entendrez des questions pertinentes posées à des gens qui sont sur le terrain. Je pense que c'est une émission où les points de vue sont équilibrés.
Pour en revenir à l'apprentissage c'est une solution. Mais juste une solution parmi tant d'autres à étudier de très près.
Le problème actuel étant de résoudre le chômage des jeunes de banlieue qui ne sont pas "blancs" l'apprentissage ne peut être une solution que si, par exemple on ne refuse pas aux jeunes filles noires de faire coiffure, que si on n'oriente pas des jeunes dans des filières contre leur gré.
Je connais des gamins qui s'ennuyaient à mourrir à l'école et qui se sont épanoui en apprentissage.
Aucune solution n'est mauvaise si elle est bien appliquée mais il y a du boulot.
En premier lieu changer les mentalistés et pour ça les bonnes paroles et les mesures générales ne suffisent pas.
Ou est le probleme ?
Pour faire taire la plupart des opposants aux filiaires professionalisantes (souvent des enseignants qui sont passes de l'ecole a...l'ecole, sans passer par la case realite, j'en ai plein dans ma famille), juste un petit exemple :
J'ai un ami qui a commencer par un CAP, puis un BEP, suivit d'une premiere d'adaptation, d'un BAC pro, et d'une inscription a la FAC. Resultat final : il est aujourd'hui docteur.
Bilan :
- S'il n'avait put continuer, il serait tout de meme sorti de l'ecole avec un metier (ce qui n'est pas le cas de centaines de bacheliers generaux).
- Il avait les capacites de poursuivre et rien ne l'a empeche d'aller jusqu'au bout.
- Il est aujourd'hui tres competent, car en plus d'un tres bon niveau theorique, il a un tres bon sens pratique, chose qui se perd dans le milieu universitaire.
Je n'ai pour l'instant trouver aucun inconvenient. Aidez moi a en trouver un...
Poudre aux yeux ?
Hello
Entendu à la radio : en l'état, le Code du Travail ne permet pas de faire ce genre de contrat. De plus, cette expérience, mettre des "jeunes en difficultés" dans une filière, même si ce n'est pas clairement exprimés, ne fera que la "ghetto-iser" et au bout de quelques temps, plus personne ne voudra y aller. Et il me semble que ça avait déjà été "tenté".
Enfin, même le MEDEF a sorti une idée sur l'apprentissage qui en fait ressemble à ce qui existe déjà.
Va falloir trouver mieux...
Et pour info, j'ai toujours regretté de ne pas avoir pu suivre de filière "professionnelle" avant le DUT...
Salut Draky,
je ne suis pas entièrement d'accord avec ce que tu avances.
Depuis toujours, lorsqu'il s'agit d'orienter les élèves, la filière de l'apprentissage n'est pas celle proposée en priorité aux "bons élèves", on "pousse" toujours ces derniers vers les sections classiques.
L'apprentissage est bien souvent réservé à ceux qui dés la 4ème ou la 3ème présentent des difficultés scolaires et cette filière apparaît comme la seconde chance possible pour leur permettre d'avancer avec une formation professionnelle et de ne pas rester sur le carreau. Il n'a jamais été question de "ghetto-iser" cette filière et je ne vois pas pourquoi les choses changeraient maintenant, même si on incite plus de jeunes à choisir cette voie.
La "guetto-isation" c'est de laisser des jeunes en échec scolaire et ne pas leur proposer de solutions d'avenir. Repérer un peu plus tôt ceux qui sont prêts à déccrocher et les réorienter correctement c'est leur offrir la chance de s'insérer socialement et d'éviter la marginalisation.
Le probleme dans le bon sens
Je pense que l'on prend le probleme dans le mauvais sens. On part du principe que notre systeme educatif fonctionne et qu'il faut ensuite lui ajouter des verues pour tel ou tel probleme.
Je suis dans l'enseignement, et j'en vois les degats. La France n'a jamais eu le courage de choisir entre une ecole selective et une ecole formatrice. Notre ecole ne marche que par elimination, evacuant les moins doues (ceux qui otn le plus besoin de l'ecole), pour ne garder que les bons, mais se croit formative. Dites a n'importe quel enseignant que son ecole n'est que selective, il va faire des bonds, mais c'est pourtant la realite.
Concernant la "ghetto-isation" de l'apprentissage, effectivement, si l'ecole reste aussi rigide et incompetente qu'aujourd'hui, oui, c'est un risque. Mais si l'on a le courage de battir des ponts, permettant eventuellement a un apprentis de re-integrer l'ecole, je ne vois pas ou est le probleme.
Ce qui est dingue avec notre systeme d'enseignement, c'est que l'on arrive meme pas a imaginer qu'une experience professionelle n'est pas definitive, et qu'il est pedagogiquement tout a fait possible de reprendre sa formation apres une experience professionelle.
En France, soit l'on reste a l'ecole toute sa vie, soit l'on en sort a jamais...
Tout à fait Thie... Diane
Je suis d'accord avec ton propos ;)
Mais déjà tu ne peux pas dire que ces filières "pro" ont une bonne réputation, de quelque côté que ça soit (les parents, les enseignants du cursus classique, les élèves parfois).
Je parle du point de vue de l'actualité.
Pour moi (et beaucoup d'autres), DdV veut "résoudre le problème des banlieues" en partie en orientant les jeunes en difficultés (sous-entendu en banlieue c'est la majorité ?) vers des filièers de ce type.
Plaçons-nous du côté du péquin moyen : cette filière va avoir la réputation d'accueillir des jeunes des cités, en échec, voire violents (car vont se rajouter les poncifs sur les jeunes en banlieue). Donc on ne vas pas y envoyer nos enfants, ma brave dame...
Je caricature un peu mais... je pense que c'est dans cet aspect-là que se situe la "ghetto-isation" des jeunes de banlieue. On peut dier "tu as tort" mais va dire aux gens qu'ils n'auront pas à avoir peur...
Et tu as raison de dire que c'est une bonne filière, mais pas pour tous, alors que le discours de DdV au lendemain des émeutes a trop généralisé.
De toute façon on ne sera jamais d'accord :P
Draky, ne soit pas aussi fataliste en affirmant que nous ne serons jamais d'accord... Rien n'est acquis ou figé dans la vie, tout peut arriver !
Pour en revenir à notre débat, en abordant le problème de l'image des filières pros, tu mets le doigt sur un problème qui n'est plus politique, mais qui concerne la connerie humaine et les préjugés qui ont la vie dure.
Si on laissait témoigner quelques jeunes sur leur parcours, je crois qu'une grande majorité nous dirait que cette orientation les a sauvés de l'échec... Alors tu sais où je me les mets les préjugés de certains ? Il nous appartient aussi de changer notre regard si l'on veut arriver à apprécier cette diversité, cette mixité qui compose la France aujourd'hui.
En entendant le Premier ministre prôner l'apprentissage dès 14 an , je me demandais à quel âge cet homme avait quitté l'ENA. Outre le fait que l'apprentissage est dejà possible dès 15 ans, cette filière qui commence doucement à être revalorisée ne saurait servir à masquer l'échec de l'éducation nationale. Il est fini le temps ou le petit patron bottait le train de son commis en échange de leçons de calcul et d'écriture. Aujourd'hui, on a d'un côté une Education nationale sclérosée qui est incapable de transmettre les savoirs élémentaires de base à tous les enfants de la République (les jeunes auxquels pense le PM en vendant l'apprentissage à 14 ans ne savent pas lire, écrire et compter). De l'autre côté, on a des entreprises qui ont besoin de recruter des salariés dôtés d'un bagage minimum, mais essentiel, pour pouvoir être formé à des métiers.
L'apprentissage ne saurait réparer les carence lourdes de l'éducation nationale. CF la loi Fillon.
aprentissage
slt moi j'ai 14ans je suis en 4ème et je voudrais faire un aprentissage le seul problème ma mère n'est pas d'accord elle veut que je passe le brevet!Et moi jsuis plus motivé par les cours et je préfèrerai travailler le plus vite possible !!!!! jai été dégouter des cours au CM2 ma prof mengeulai quan je comprenai rien en maths et depuis jai plus confiance en moi!!!!!bref alors jai pas envie deçevoir ma mère en loupant mon brevet!alors je préfèrai bosser tout de suite je sans que jsuis + motivé pour bosser
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