14 novembre 2005
Le gouvernement ne relâche pas la pression
Approuvé ce matin en conseil des ministres, un projet de loi, visant à proroger de 3 mois l'état d'urgence, sera discuté demain à l'assemblée.
Cette mesure que le Président Jacques Chirac qualifie de "strictement temporaire" montre bien que le gouvernement n'a nullement l'intention de relâcher la pression au moment où les violences en banlieues commencent à diminuer.
Ce qui justifie le choix du gouvernement c'est "l'extension de ces violences à des centres urbains, dirigées sans dictinction vers les personnes et les biens", comme les incidents samedi dernier Place Bellecour à Lyon à une heure où ce quartier est très fréquenté. Le Président Chirac a également souligné que cette mesure préventive aidera les forces de l'ordre a ramener le calme dans les zones sensibles.
Avant même l'examen de ce projet de loi, à l'UMP on s'est dit satisfait du "message de fermeté du gouvernement" et que "l'action déterminée du gouvernement permet aux zones de non droit de reculer". Bernard Accoyer estime que cette mesure est juste et répond à des circonstances exceptionnelles, un avis que ne partagent pas le PS, les Verts et le PC qui déclare que le gouvernement ferait mieux de décréter "l'urgence sociale". Sur ce point il me semble que c'est déjà fait avec les mesures annoncées par le Premier ministre la semaine dernière.
Le Président Chirac s'exprimera sur le sujet des banlieues, ce soir à 20 h 00 sur France 3.
