La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

14 novembre 2005

Le gouvernement ne relâche pas la pression

Approuvé ce matin en conseil des ministres, un projet de loi, visant à proroger de 3 mois l'état d'urgence, sera discuté demain à l'assemblée.

Cette mesure que le Président Jacques Chirac qualifie de "strictement temporaire" montre bien que le gouvernement n'a nullement l'intention de relâcher la pression au moment où les violences en banlieues commencent à diminuer.
Ce qui justifie le choix du gouvernement c'est "l'extension de ces violences à des centres urbains, dirigées sans dictinction vers les personnes et les biens", comme les incidents samedi dernier Place Bellecour à Lyon à une heure où ce quartier est très fréquenté. Le Président Chirac a également souligné que cette mesure préventive aidera les forces de l'ordre a ramener le calme dans les zones sensibles.

Avant même l'examen de ce projet de loi, à l'UMP on s'est dit satisfait du "message de fermeté du gouvernement" et que "l'action déterminée du gouvernement permet aux zones de non droit de reculer". Bernard Accoyer estime que cette mesure est juste et répond à des circonstances exceptionnelles, un avis que ne partagent pas le PS, les Verts et le PC qui déclare que le gouvernement ferait mieux de décréter "l'urgence sociale". Sur ce point il me semble que c'est déjà fait avec les mesures annoncées par le Premier ministre la semaine dernière.

Le Président Chirac s'exprimera sur le sujet des banlieues, ce soir à 20 h 00 sur France 3.

Posté par Diane_1964 à 17:45 - Action gouvernementale - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"...le gouvernement ferait mieux de décréter "l'urgence sociale". Sur ce point il me semble que c'est déjà fait avec les mesures annoncées par le Premier ministre la semaine dernière."

Avec la mesure qui consiste à autoriser l'apprentissage à partir de 14 ans ?
Quelles sont les autres mesures ?

Posté par marieln, 15 novembre 2005 à 13:40

et les logements sociaux ?

Notre grand Jacques, lors de son allocution télévisée a parlé des 20% de logements sociaux à réserver dans les communes. Je ne sais pas qui est à l'origine de cette idée mais je la trouve très bonne.

Beaucoup d'entre elles s'en tirent en versant une taxe ou une amende (payée d'ailleurs par leurs administrés) et je trouve assez déplorable de la part d'une équipe municipale cette manière de se dédouaner de ses devoirs, qu'on peut qualifier de civiques, simplement en payant.

Je propose donc que les maires qui ne respectent pas ce quota soit déclaré inéligibles. Je pense que cette épée de Damocles au-dessus de la tête d'hommes et de femmes qui ont parfois une rente de situation les encouragerait à mettre un peu plus de coeur à l'ouvrage en matière de solidarité.

Avec une meilleure répartition, une partage plus juste, on arriverait certainement à faire des ensembles un peu plus humains et vivables.

Posté par Claudius, 15 novembre 2005 à 14:34

Je suis d'accord avec toi Claudius, pas mal de maires détournent cette loi et préfèrent payer des "pénalités".
Je crois qu'il faudra aussi étudier attentivement pourquoi cette loi n'est pas toujours appliquée. Parfois, des communes ne disposent pas des terrains nécessaires ou des bâtiments, faudra t il les pénaliser comme les "réfractaires" ?... Je ne pense pas.
Mais un véritable contrôle s'impose en la matière, si l'on veut avoir une vraie politique en matière de logements qui soit cohérente et qui puisse être bénéfique pour le plus plus grand nombre.

Marieln, les mesures annoncées par Dominique de Villepin peuvent facilement se retrouver et se consulter sur le site de Matignon

Posté par Diane, 15 novembre 2005 à 19:25

Avoir 20% de logements sociaux sur le territoire d'une commune est une idée noble mais la loi SRU ne prend pas en compte la réhabilitation du logement insalubre ...

Or, en travaillant sur ce paramètre, je pense que les communes "réfractaires" seraient plus en phase avec les obligations légales.

En effet, à Neuilly-sur-Seine (exemple pris au hasard ;-)), comme ailleurs, il y a des logements indignes ne répondant pas aux standards et qui de ce fait ne sont pas sur le marché ...

On mesure donc l'absurdité et l'arbitraire qui anime cette mesure autoritaire du "20% de logements sociaux".

L'essentiel est que chacun est un toît et non de reproduire (d'une façon différente) les erreurs des années 50 et 60 ...

Posté par Briavel, 16 novembre 2005 à 10:30

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