La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

24 octobre 2005

EDF : ouverture du capital et contrat de service public

Le gouvernement a donné son aval pour l'ouverture du capital d'EDF en ayant pris soin au préalable de s'assurer que la mission de service public sera respectée par le groupe par la signature du "contrat de service public".

villepingadonneix241005afpolivierlabanmattei

C'est chose faite depuis ce matin. Signé à Matignon, ce contrat stipule clairement que EDF et RTE s'engagent à fournir "un service public de qualité" et ce "sans limitation de durée".
Le texte précise aussi que que EDF a pris l'engagement de "modérer" ses tarifs et que cette augmentation tarifaire ne pourra pas être supérieure à l'inflation "pendant au moins 5 ans".
Une autre mesure et pas des moindres, concerne l'accés à l'énergie pour les plus démunis et son maintien en période hivernale, une mesure qui s'inscrit également dans le projet de loi de Jean Louis Borloo sur le logement.
Le contrat dans son ensemble apporte toutes les garanties que la mission d'EDF sera respectée et nullement remise en cause par son ouverture de capital qui s'inscrit dans une logique de développement et d'investissement.
40 milliards d'euros seront investis sur 5 ans, dont la moitié en France pour mettre fin à 10 années sans investissements en nouvelles infrastructures.
Grâce à l'arrivée de nouveaux équipements, le rendement des centrales existentes sera amélioré, l'accent sera mis sur le développement des nouvelles énergies renouvelables et la sécurité du transport de l'électricité sera renforcée.

Cette privatisation partielle, l'état conservera plus de 85 % du capital, était essentielle pour  donner les moyens au groupe de rester compétitif. EDF fournit un quart de l'électricité en Europe et compte quelques 42,1 millions de clients dans le monde.

L'évolution du capital d'EDF était prévu de longue date. Le gouvernement a pris ses reponsabilités en prenant toutes les garanties nécessaires notamment en affirmant que "l'Etat gardera la main haute sur les décisions de cette entreprise stratégique (nucléaire, sécurité du réseau...)".

Au regard de cette "feuille de route", on peut s'étonner ce soir des réactions de l'opposition, dont certaines apparaissent comme "fantaisistes" surtout lorqu'on se souvient que c'est la gauche elle même qui avait approuvé l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence lors du Conseil Européen en 2002 !

Photo AFP/Olivier Laban-Mattei

Posté par Diane_1964 à 18:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

The Point Break

Le point de rupture... et j'ai bien peur que nous n'en soyons pas loin à droite.
Ce matin je suis en colère ! Certains lecteurs, habitués des lieux, vont bien tenter de me ramener à la raison, mais cette fois ci ça ne marchera pas...

Le dernier effet d'annonce de Nicolas Sarkozy sur la loi de 1905 me fait dire que la coupe est pleine.
Attention, que Sarkozy, le "peut être futur candidat en 2007", défende ses idées et son programme est louable et respectable, mais qu'une fois de plus il agisse de cette façon avec sa casquette de Ministre de l'intérieur en sachant qu'il allait à contre courant des principes et de la ligne de conduite du Président de la République et du Chef du Gouvernement n'est pas défendable à mes yeux.
Il n'y a a plus un sujet sur lequel il est d'accord avec le gouvernement, alors je repose encore une fois cette question : où est l'intérêt pour Nicolas Sarkozy de rester second d'un gouvernement dont il ne soutient pas complètement la politique et les orientations ?

Veut-on nous faire croire sans réelle conviction à une "cohésion" de la droite quand on sait que deux courants sont en train de se former avec des ambitions différentes pour notre pays ?
Ce qu'il y a d'assez surprenant, nous, citoyens, militants ou sympathisants de l'UMP affichons clairement et sans complexe depuis quelques temps nos préférences.
La question légitime que nous nous posons est : quand est-ce que nos élus vont à leur tour prendre leur responsabilité et affirmer leur position ?... Je vois déjà des bras se lever au ciel et certains me crier "pauvre malheureuse, tu veux la guerre ou quoi ?" Certes, je conçois que ma question peut paraître assez "primaire" et loin des stratégies habiles de la politique politicienne, mais plus personne n'est dupe et les petites phrases prononcées par les uns et les autres sous les lambris de l'Assemblée Nationale, ne laissent plus planer aucun doute sur ce qui se trame en coulisses.
Nicolas Sarkozy invoque la rupture tous les jours, elle est là, déjà au sein même de la droite, entre un courant libéral et pro-rupture et un courant républicain, attaché au modèle français.

La cohabitation entre ces deux tendances est de plus en plus difficile et même si pour certains d'entre nous la priorité est l'action du gouvernement, nous ne pouvons nous empêcher de regarder inquiets sur qui se passe autour en nous demandant légitimement si c'est une machine à gagner en 2007 qui est en place.

Combien de temps, ce fragile équilibre va t-il encore tenir ? Faudra t-il attendre le coup d'envoi de la campagne présidentielle pour que certains affichent leur position ? Dans l'hypothèse d'une primaire, nous allons nous retrouver avec un seul candidat et dans le "camp perdant" les élus se rallieront ils au candidat choisi à cette primaire ou verra t-on apparaître une "dissidence" avec un ou plusieurs candidats se présentant "seuls devant le peuple" ?
Du côté des militants et des sympathisants, les choses ne seront pas si simples, parce que pour beaucoup d'entre nous, il y a des convictions et des valeurs qui ne sont pas négociables.

Nous nous gossons depuis des semaines des déchirements de la gauche, mais quel spectacle sommes nous également en train de donner à la France.
Et de grâce, que ce matin on m'épargne le couplet sur la "complémentarité" !
C'est autant le "foutoir" dans notre camp que dans l'opposition, sauf que nous, nous n'avons pas encore sortis "officiellement" les flingues et les missiles.

Dans le Figaro.fr aujourd'hui

Posté par Diane_1964 à 10:23 - D'accord, pas d'accord ? - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1