02 octobre 2005
Comme une sensation de malaise...
Une question me vient à l'esprit assez régulièrement ces derniers temps sans que j'arrive à trouver une réponse cohérente :
Pourquoi un ministre et de surcroît, le numéro deux du gouvernement s'oppose t il de plus en plus souvent, ouvertement et publiquement aux orientations et aux actions du dit gouvernement ?
Je conçois et je respecte que ce ministre élabore son programme, qu'il exprime ses idées, ses opinions en vue d'une échéance qui lui tient à coeur, mais a t il besoin, pour marquer sa différence de pointer du doigt le gouvernement auquel il appartient et avec lequel il est censé partager les actions ?
Lorsque le Premier ministre évoque la richesse des différences, je ne peux que l'approuver, mais j'ai peur qu'aujourd'hui "cette différence" ne s'apparente plus à de la "complémentarité", mais plus à une opposition à la politique du gouvernement.
Nous ne sommes pas dupes, nous n'avons jamais cru à cette complémentarité, mais nous avons espéré que chacun jouerait son rôle dans l'intérêt du pays.
Justement quel est l'intérêt pour le gouvernement d'avoir un ministre en marge et que l'on sent de plus en plus isolé ?
Nous sommes à la veille d'une passe délicate sur le plan social et qui aura valeur de test. Nous attendons de ce gouvernement une vraie cohésion pour faire face aux critiques qui ne vont pas manquer la semaine prochaine et il y a fort à parier que certains en face, en panne d'idée, mettront en exergue "cette anomalie" et argueront que le gouvernement ne sait pas parler d'une seule voix.
Mais peut être que tout cela relève d'une stratégie politique dont les tenants et les aboutissants m'échappent...
