La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

01 septembre 2005

Dominique de Villepin vers une croissance sociale

Le Premier ministre donnait, ce matin, sa désormais traditionnelle conférence de presse mensuelle presque au terme des 100 jours “pour recréer les conditions de la confiance”.

Aujourd’hui, Dominique de Villepin a jeté les bases de la deuxième étape de son action. Il entend bien « poursuivre la modernisation du modèle français » avec une dynamisation de la croissance et de la justice sociale.

Croissance sociale, réforme de l’impôt, économie d’énergie, valorisation du travail, tels furent les sujets abordés par le Premier ministre.


Dominique de Villepin entend bien développer une « croissance sociale » en entamant une réforme fiscale, en repensant les minima sociaux et il n’oublie pas non plus les lourds chapitres sur le logement et l ‘énergie.
« Je veux favoriser une croissance qui profite à chacun, une croissance qui redonne du pouvoir d’achat à tous les français, une croissance qui produise des emplois : une croissance sociale » a déclaré le Premier ministre.

Emploi

Dominique de Villepin s’est autorisé à faire un premier bilan de son action et il a estimé que le plan d’urgence pour l’emploi devrait permettre « de venir à bout du chômage de masse ». Il a également annoncé que près de 30.000 contrats « nouvelles embauches » avaient été signés en 1 mois. Ce succès est « la preuve que ce nouveau contrat à durée indéterminé est attractif pour les employeurs comme pour les salariés » a souligné le Premier ministre.

Pour répondre aux réticences de certains, il s’est engagé à tout mettre en œuvre pour que les titulaires de ce contrat ne rencontrent pas de difficultés pour obtenir un logement ou un prêt bancaire.

« Je ne me satisfais pas de ces résultats, mais j’y vois un encouragement à poursuivre notre effort collectif » a affirmé Dominique de Villepin pour qui « nous pouvons gagner la bataille pour l’emploi ».

Le Premier ministre entend bien favoriser le retour à une activité par une batterie de mesures.

Il souhaite un suivi renforcé des bénéficiaires des minina sociaux avec une sanction immédiate pour les fraudeurs, une suspension des allocations pour ceux qui refuseraient à plusieurs reprises un emploi, une formation ou qui ne se rendraient aux différentes convocations. Sanction également à l’encontre des patrons employant du personnel au « noir ».

Parallèlement à ces sanctions, le gouvernement va renforcer son dispositif d’aide à la reprise d’activité.

La prime pour l’emploi sera désormais mensualisée, comme un complément de rémunération utile aux personnes aux revenus modestes ou travaillant à temps partiel.

L’obtention de la prime  de 1 000 euros, en cas de reprise d’activité, sera étendue à « tous les bénéficiaires des minima sociaux et complétée par un forfait mensuel de 150 euros par an » a ajouté le Premier ministre et « pour que le travail soit toujours mieux rémunéré que l’assistance ».


Réforme de l’impôt

« La baisse des impôts reprendra sur les revenus de 2006 dans le cadre d’une grande réforme fiscale » et « l’allègement  significatif pesant sur les classes moyennes est la priorité ».

Une mesure prioritaire dans le but de relancer l’économie et la croissance.

Dominique de Villepin souhaite cette réforme de la fiscalité car elle est devenue « complexe et inéquitable » et «  décourage le travail et nuit à l’activité » a t il ajouté.

On sait déjà que le nombre de tranches sera réduit de sept à quatre pour favoriser les revenus moyens.

« Ce sont 3,5 milliards d’euros qui seront ainsi restitués aux français » a déclaré le Premier ministre

Dans le but de « faire apparaître le taux réel d’imposition supporté par les français », la déduction forfaitaire de 20% sera désormais introduite dans le barème pour que chacun puisse se rendre compte de « façon claire et immédiate la proportion de son revenu avec laquelle il participe au bon fonctionnement de la France ».

Dominique de Villepin a aussi annoncé que pour l’instant la réforme de l’ISF n’était pas la priorité du gouvernement.

Energie

Pour aider à faire « passer la pilule » de la flambée des prix du pétrole, le Premier ministre a annoncé « une aide à la cuve » de 75 euros pour les foyers modestes et l’obtention d’un « ticket de transport » pour tous ceux qui sont obligés d’utiliser leur véhicule pour se rendre sur le lieu de travail. Ce dispositif améliorera le barème permettant de déduire de leurs impôts les kilomètres parcourus.

Mais le Premier ministre veut aussi inciter les français à faire des économies d’énergie en augmentant certains crédits d’impôt.

« L’état prendra à sa charge la moitié de la dépense pour l’achat d’équipements fondés sur les énergies renouvelables comme le chauffe-eau solaire » a t il annoncé.

« De plus les acheteurs de logements anciens bénéficieront d’un crédit d’impôt de 40% contre 25 % aujourd’hui s’ils équipent leurs logements de matériaux isolants ou d’une chaudière à condensation. » a ajouté le Premier ministre

Le crédit d’impôt pour l’achat d’une « voiture propre » passera de 1 525 euros à 2 000 euros.

« Il faut voir la réalité en face : nous sommes entrés dans l’ère de l’après pétrole. Je veux en tirer toutes les conséquences et donner une vraie impulsion aux économies d’énergie comme à l’utilisation des énergies renouvelables. » a déclaré Dominique de Villepin.

Le premier ministre a rappelé que le rétablissement de la TIPP flottante était toujours exclu, mais il a confirmé que « l’Etat rendra aux contribuables tout excédent fiscal ».

Logement

Pour faire face à la hausse importante des loyers et pour inciter à l’accession à la propriété, le Premier ministre a annoncé  « l’extension du prêt à taux zéro » pour les familles vivant en zone urbaine où les loyers sont élevés.

Il a annoncé également la création d’un prêt défiscalisé jusqu’à 50 000 euros concernant les parents ou les grands-parents qui aideraient les enfants à acheter un logement.

Soucieux de définitivement asseoir sa légitimité et son autoritéet pour calmer les spéculations quant à ses intentions futures et notamment pour 2007, Dominique de Villepin a clairement expliqué  qu’il «entend rester chef du gouvernement jusqu’au dernier jour ».

« Ne mélangeons pas les genres » a t il précisé. « Quand on a une mission comme celle qui m’a été confiée, elle est bien sûr exclusive de toute autre mission et donc je n’ai pas le temps de me consacrer à autre chose » a déclaré Dominique de Villepin

Posté par Diane_1964 à 15:49 - Action gouvernementale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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