La Plume et l'Epée

Présidentielle 2007, action gouvernementale, les jeux ne sont pas faits à droite.

21 août 2005

Rentrée sous haute tension

La période estivale n'a pas encore touché à sa fin, que l'on sent déjà se dessiner les prémices d'une rentrée "chaude" sur tous les fronts.

Il ne reste que quelques jours à Dominique de Villepin pour gagner son premier pari, "rendre confiance à la France" en 100 jours. Les derniers chiffres des sondage, même s'ils sont encourageant, ne suffisent pas, il tarde au pays de découvrir "son "plan de relance" dans un contexte économique et social extrêmement délicat.
Rien ne sera épargné au gouvernement, flambée du prix du pétrole, croissance en berne, déficits en tous genres, grogne des syndicats sur le CNE... Le tube d'aspirine à portée de main de chaque ministre ne sera pas un luxe !


villepinolinreutersjackynaegelenLa priorité absolue du gouvernement reste l'emploi, le CNE est en place depuis le 4 août et les syndicats s'apprêtent à faire entendre leurs voix pour dénoncer ce qu'ils appellent "les emplois jetables" qui seront générés par ce contrat avant même d'avoir, chiffres en main, pu constater les premiers effets de cette mesure sur le marché de l'emploi.
Dominique de Villepin souhaite également  "pouvoir signer les premières conventions-cadres dès septembre, un nouveau CIADT (Comité interministériel à l'aménagement et au développement du territoire) étant prévu en octobre pour finaliser les projets pour la mise en place des 67 pôles de compétitivités".

Le guvernement appuiera aussi la proposition d'un rapprochement ANPE/UNEDIC lors des négociations du renouvellement de la convention UNEDIC.

Le gouvernement se penchera sur le budget 2006 avec une croissance plafonnée à 2% et un déficit qu'il sera difficile de limiter à 3% du PIB.
Pour financer les mesures pour l'emploi du plan Villepin (4,5 milliards d'euros) ainsi que les ministères prioritaires (Justice, Défense, Intérieur, Recherche) sans faire déraper les dépenses publiques, le gouvernement veut limiter les recrutements de fonctionnaires. La privatisation de trois sociétés d'autoroutes devrait également rendre quelques marges de manoeuvre au gouvernement
Côté recettes, la poursuite de la baisse des impôts promise par Jacques Chirac a été reportée à plus tard, au nom de la lutte contre le chômage. Dominique de Villepin a en revanche décidé de plafonner la taxe professionnelle à 3,5% de la valeur ajoutée pour toutes les entreprises. Le débat budgétaire devrait aussi relancer la polémique sur une réforme de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Dominique de Villepin reviendra sur le dossier qui a provoqué nombre de grincements de dents cet été : le prix du pétrole.
On sait qu'il n'y aura pas de rétablissement de la TIPP flottante, mais le Premier ministre s'est engagé à reverser l'éventuelle excédent des recettes fiscales aux français et d'entamer des discussions avec les secteurs professionnels les plus fragilisés par cette hausse du prix du pétrole.

Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, rendra à la rentrée  le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme.
Ce texte doit porter sur le renforcement de la vidéosurveillance, la définition de listes de passagers à risque, la surveillance du réseau Internet et la conservation des données téléphoniques.
De son côté, le ministre de la Justice Pascal Clément a proposé de durcir la loi antiterroriste, notamment en sanctionnant plus sévèrement des individus impliqués directement dans la préparation d'un attentat.

A ces dossiers il convient d'y ajouter la présentation de la future loi d'orientation agricole qui sera soumise au Parlement cet automne, la loi-programme sur la recherche, elle aussi soumise au Parlement avant la fin de l'année et pour finir l'épineux dossier sur la Turquie et l'ouverture des négociations pour son éventuelle adhésion à l'Europe.

Photo Jacky Naegelen/Reuters

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20 août 2005

Faut il réformer la carte administrative ?

Laissons aujourd'hui la parole à Yann préoccupé par ce qu'il nomme "l'archaïsme de la carte administrative française".
Le débat est ouvert, à vos plumes !


Quel paradoxe…La réforme de l’Etat et des hôpitaux sont sur les rails et personne ne songe réellement à une refonte de la carte administrative française. Pourtant la situation actuelle est ubuesque. Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de l’Ancien Régime avant 1789. La Révolution a apporté le département et les communes. En deux siècles, se sont rajoutés région, canton, arrondissement de villes et de départements, intercommunalité sans oublier les degrés nationaux, européens, les différents syndicats intercommunaux et d’autres échelons administratifs autonomes comme le rectorat ou la circonscription militaire. L’exercice du pouvoir se dilue donc entre 6 et 8 degrés de répartition des compétences. Ce patchwork nuit forcément à l’efficacité de l’exécution du service public. Et sa lisibilité envers les usagers s’en retrouve altérée. Ainsi quid du service social ?

Un petit tour chez nos voisins européens ne peut que nous convaincre de cet archaïsme. La France compte 36700 communes sur son territoire…soit autant que le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne réunies. Dès lors pourquoi s’en tenir à cette carte morcelée et ne favorisant pas l’expression de la démocratie à travers des services publics efficaces et des collectivités locales fortes ?

Le paradoxe prend encore toute son ampleur quand on considère les difficultés des maires des petites communes. Tout le monde sait à quel point, ces maires rencontrent des difficultés…de temps, de motivation devant le danger du tribunal, de technique devant la multiplication des normes, à réunir des personnes pour administrer la ville. En outre, la majorité des spécialistes en la matière s’accordent à dire que le département est une institution dépassée…sans oublier de préciser que le débat sur le nombre élevé des communes n’est pas très vif.

Alors pourquoi devant des évidentes réformes, personne n’engage vraiment les hostilités ? Peut-être que des intérêts partisans entrent en compte ? Dans ce cas-là, la professionnalisation de la vie politique est-elle un frein au régime de la Ve République ? On n’ose imaginer les économies d’échelle en cas de redirection des indemnités des collectivités disparues si une réforme aboutissait. En ces temps de dette record, ce ne serait pourtant pas un luxe dont on devrait se passer…Peut-être donc que les français sont attachés par-dessous tout à cette archaïsme, base de nos sympathiques mais repoussants querelles de clochers ? Ou bien peut-être que la politique en la matière n’est qu’une politique à court terme ? Après tout,  M Sarkozy a bien décentralisé mais deux ans après, on se rend compte qu’il manque des fonds à cette décentralisation…illustrant du même coup la vacuité de la politique spectacle et court terme dudit décentralisateur.

Il n’y a sûrement pas de réponse unique à ce paradoxe. Mais au moins, connaîtra-t-on un début de réponse dans les temps à venir ? Qui aura vraiment le courage de se lancer ? La franchise sera éventuellement de mise mais à l’heure actuelle, le doute prédomine tant les préoccupations sont ailleurs. Cela en est d’autant plus dommage que cette réforme incarne une des solutions aux dits problèmes de sociétés que nous traversons.

Yann

Posté par Diane_1964 à 19:00 - D'accord, pas d'accord ? - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Champion de la désinformation

Il est d'usage avec la rentrée de reprendre "les bonnes vieilles habitudes" et je retrouve avec bonheur, et le mot n'est pas faible, mon journal satirique préféré Désinformation.com

J'avoue, je suis bon public et la lecture des pages de ce journal, me fait invariablement hurler de rire !
Si vous voulez partager un peu de cette hilarité, je vous offre en lien quelques articles...

Sécheresse en France : le Medef s'oppose aux restrictions d'eau correspondance du Pays Cathare 26/07/2005

La réforme de l'ISF se précise du Rédacteur Suprême 11/07/2005

Nicolas Sarkozy annonce la création du "policier référent" du Rédacteur Suprême 12/06/2005

Modèle danois : Mr de Villepin annonce les premières mesures concrètes Correspondance de Houston 06/06/2005

etc...

Allez y sans aucune modération... Humour, dérision et rire contribuent à notre équilibre !!

Posté par Diane_1964 à 16:27 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 août 2005

ISF, en route vers une réforme ?

Christophe Jakubyszyn et Patrick Roger, dans les pages du Monde.fr annoncent que "le tabou de la réforme de l'impôt de solidarité sur la for- tune (ISF) est levé".

Sous la forte pression de la majorité, le gouvernement va se pencher sur cet impôt qui  rapporte moins de 1% des recettes fiscales et qui apparaît aujourd'hui préjudiciable sur  le plan économique.


Curieuse de comprendre les arcanes de l'ISF et de me pencher plus amplement sur les "points de blocage" de cet impôt, j'ai parcouru avec attention un rapport édité sur le site du Sénat, rédigé par M Philippe Marini et déposé en juin 2004. Ce rapport analyse les éléments en vue d'une réforme de la fiscalité patrimoniale.
Au terme de ma lecture, je n'ai plus aucun doute, il faut réformer l'ISF.

Extraits :

L'ISF DE 1997 À 2003 : UNE CROISSANCE DES ASSUJETTIS DE 67,5 %, UN RENDEMENT MOYEN EN BAISSE DE 9,1 %

Le nombre de foyers redevables à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est passé de 178.899 en 1997 à 299.646 en 2003. L'ISF a ainsi « accueilli » plus de 120.000 nouveaux foyers redevables en six ans.

Par comparaison, en ce qui concerne l'année 2002, le nombre de foyers fiscaux situés, pour l'impôt sur le revenu, dans les tranches de revenu imposable supérieur à 75.000 euros s'établit à 372.000. Ce nombre est de 191.000 dans les tranches de revenu imposable supérieur à 100.000 euros. Le nombre de foyers fiscaux voyant leur abattement de 20 % plafonné ne s'élevait en 2002 qu'à 105.000.

Sur la période 1997-2003, la progression est continue. La plus forte hausse a été enregistrée en 2000, avec une augmentation du nombre de redevables de plus de 15 %. Depuis, le taux annuel de progression du nombre de redevables à l'ISF s'est sensiblement ralenti. Il s'établit néanmoins encore à des niveaux élevés : + 6,5 % en 2003 par exemple.

La progression modérée du produit de l'ISF

Après un fort mouvement de hausse dans les années 1998 à 2000 auquel n'est sans doute pas étrangère la création de la nouvelle tranche à 1,8 %, les recettes de l'ISF sont entrées dans une période de stagnation, voire de diminution. Entre 2001 et 2002, le produit de l'ISF a même connu un repli de l'ordre de 5 %.
Sur l'ensemble de la période, l'évolution du produit de l'ISF reste en retrait par rapport à la progression du nombre de redevables.

La baisse du rendement de l'ISF

Entre 1997 et 2003, la cotisation moyenne acquittée par les assujettis à l'ISF est passée de 8.572 euros à 7.792 euros, soit une baisse de 9,1 %. Par rapport à 1999, la baisse est de 15 %. Cette forte diminution s'explique aisément puisque la progression du produit de l'impôt sur la période 1997-2003 (+ 52,3 %) a été inférieure de l'ordre de 15 points à l'évolution du nombre de redevables (+ 67,5 %).

L'ISF est ainsi un impôt à rendement décroissant : les recettes sont imparfaitement corrélées à l'évolution des redevables.

L'absence de corrélation entre l'évolution de l'ISF et la conjoncture économique

La période 1997-2002 a été marquée par une évolution nominale du PIB relativement favorable. La progression cumulée nominale a été de 24,6 %.
Durant la même période, l'indice CAC 40, qui évolue de manière plus dynamique par rapport à la conjoncture économique, a augmenté de 102,9 %.
Enfin, le patrimoine taxable des assujettis à l'ISF a progressé. Il est passé de 301,2 milliards d'euros en 1997 à 483,6 milliards d'euros en 2002, soit une hausse nominale de 60,5 %.
La progression du patrimoine taxable des redevables à l'ISF suit très imparfaitement l'évolution du PIB, et celle du CAC 40 qui devrait pourtant donner des éléments sur l'évolution du portefeuille de valeurs mobilières cotées des assujettis.L'évolution du patrimoine taxable, qui constitue un indicateur d'enrichissement nominal des redevables à l'ISF, suit ainsi imparfaitement la conjoncture économique. Il convient, en effet, de prendre également en compte la hausse des prix de l'immobilier, notamment parisien. De plus, le décalage entre l'évolution nominale du patrimoine des ménages et un barème non-actualisé depuis 1997 permet de souligner le caractère largement artificiel de l'enrichissement de la plupart des redevables de l'ISF.

L'impact très important de la « bulle immobilière »

La forte progression des prix de l'immobilier dans toutes les régions de France permet ainsi d'expliquer une part de l'augmentation du patrimoine taxable des assujettis à l'ISF. Il convient de rappeler en effet que la résidence principale constitue une part significative de l'actif net imposable. Elle représentait 12,8 % des bases imposables en 2002. Il faudrait ajouter la part des « autres immeubles », 21,7 % du total, pour mesurer l'incidence de la conjoncture immobilière sur l'évolution des bases.

La forte hausse de l'immobilier n'est pas étrangère au gonflement impressionnant du nombre de redevables à l'ISF. La contribution au produit de l'ISF issue de l'immobilier étant moins dynamique que celle liée aux valeurs mobilières, il n'est pas étonnant de constater un écart entre l'évolution du nombre d'assujettis à l'ISF et celle des recettes de cet impôt.

La hausse cumulée des prix aura été de plus de 10 % en six ans. Pourtant, aucune actualisation du barème de l'ISF n'a eu lieu. Il y a donc eu prise en compte et taxation d'une « richesse fictive » puisque purement liée à l'inflation dans l'ISF. Ainsi, environ 200 millions d'euros de recettes sur 2,3 milliards d'euros correspondent à un alourdissement de la charge fiscale sur les redevables à l'ISF sans contrepartie économique réelle.

La non-actualisation du barème depuis 1997-1999

Au total, non-actualisation du barème et hausse des prix dans l'immobilier ont mécaniquement fait passer un certain nombre de contribuables au-delà du seuil d'assujettissement à l'ISF, sans « enrichissement réel ». Il s'ensuit logiquement une détérioration du rendement de l'impôt.

LES DÉLOCALISATIONS DE REDEVABLES À L'ISF : UN FACTEUR MAJEUR ENCORE MAL ÉTUDIÉ

La direction générale des impôts s'est dotée d'un observatoire interne permettant de recenser les informations fiscales relatives aux redevables de l'impôt sur la fortune partant à l'étranger. Dès lors qu'un centre des impôts a connaissance du transfert hors de France du domicile d'un redevable à l'ISF, il en informe cet observatoire, mis en place depuis 1999 à la direction des résidents à l'étranger et des services généraux. A la lecture des éléments fournis par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, on constate que les données recueillies sont, malgré des améliorations notables, tardives et trop parcellaires. L'absence de suivi « en temps réel » des expatriations de contribuables empêche le gouvernement d'en tirer les conséquences en matière de politique fiscale.

Néanmoins, l'observatoire n'est informé que d'environ 35 % des départs à la fin de l'année même de ces départs. 85 % des départs sont connus à la fin de la première année qui suit. Il faut attendre la fin de la deuxième année qui suit pour parvenir à connaître 99 % des départs. Ceci signifie qu'il est impossible aujourd'hui de savoir si les mesures adoptées dans le cadre de la loi pour l'initiative économique du 1er août 2003 ont été en mesure de freiner le flux de délocalisations des contribuables à l'ISF.

Les délocalisations de contribuables pour des raisons fiscales, un phénomène stable et durable

Entre 350 et 370 redevables à l'ISF, soit quasiment un par jour, se délocalisent chaque année depuis 1997. Ce flux ne diminue pas. Les délocalisations de contribuables pour des raisons fiscales constituent un phénomène stable et durable depuis six ans.

Les données 2002, avec 305 redevables délocalisés, ne démentent pas cette tendance : il ne s'agit en effet que de données partielles. Selon les chiffres fournis par la direction générale des impôts, seuls 85 % des délocalisations de l'année « n » sont connus en début d'année « n+2 ». La réalité des délocalisations 2002 doit donc se situer autour de 359. Pour 2003, 135 cas ont déjà été recensés, qui représentent, selon les statistiques de la direction générale des impôts, 35 % des cas réels : le chiffre 2003 doit donc se situer autour de 357.
En cumulé, on arrive depuis six ans à 2.525 contribuables délocalisés pour des raisons fiscales, soit près de 1 % du total des redevables.

Les pertes en droits ISF s'établissent au total sur les six dernières années à 83,3 millions d'euros, soit environ trois fois le coût d'une actualisation du barème de l'ISF. Ces pertes ne prennent évidemment en compte que les seules recettes liées à l'ISF : il conviendrait de prendre en compte par ailleurs l'ensemble de la contribution fiscale des redevables délocalisés pour mesure l'impact de ces délocalisations sur les finances publiques.

Au total, depuis six ans, les pertes en bases imposables s'élèvent à 9.943 millions d'euros, soit près de dix milliards d'euros. Il conviendrait de rajouter évidemment à ce chiffre les bases non imposables, notamment les biens professionnels exonérés, que la direction générale des impôts n'est pas en mesure d'évaluer. Elle n'a été en mesure de le faire que pour l'année 2001 : cette année-là, les biens professionnels exonérés représentaient 50 % des bases imposables...

UN IMPACT CERTAIN SUR L'ÉCONOMIE FRANÇAISE

Les départs de redevables à l'ISF apportent tout d'abord un éclairage sur la fiscalité française. Il y a de la part de contribuables fortunés un sentiment fort d'illégitimité de l'impôt de solidarité sur la fortune qui les conduit à quitter le territoire français. Où partent-ils ? Partout ailleurs évidemment qu'en France !

Les caractéristiques des délocalisés de l'ISF

Une typologie plus précise est fournie par la direction générale des impôts. Parmi les personnes qui se délocalisent, deux populations peuvent être distinguées :

- la première, plus âgée (moyenne d'âge de 54-55 ans), plus fortunée (patrimoine moyen de 15 à 16 millions d'euros) part en Suisse ou en Belgique ;

- la seconde, plus jeune (45 ans en moyenne), relativement moins fortunée (2,8 à 3,8 millions d'euros) s'établit au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.

Les autres destinations, qui couvrent plus de 50 % des départs désormais, n'ont pas fait l'objet d'études de la part de la direction générale des impôts. Il s'agit d'une population dont le patrimoine moyen (2,16 millions d'euros) est légèrement supérieur au patrimoine moyen des redevables à l'ISF (1,85 million d'euros). Les destinations concernées peuvent être :

- d'autres pays européens, comme l'Italie, qui ont adopté une fiscalité du patrimoine offensive ;

- des pays comme le Maroc ou la Tunisie qui peuvent offrir un cadre de vie attrayant à de nouveaux et jeunes retraités ;

- les autres destinations concernent, elles, davantage, les cadres supérieurs : la diversification des destinations peut laisser penser à une délocalisation croissante de cadres supérieurs, dont les motifs ne sont pas uniquement fiscaux, mais où la fiscalité joue néanmoins un rôle.

Dans tous les cas, les délocalisations des redevables à l'ISF constituent une perte de dynamisme pour l'économie française : plus jeunes que la moyenne des redevables à l'ISF (qui est de 66 ans), tout en étant expérimentés (fourchette des 45-55 ans), nettement plus riches que la moyenne des redevables à l'ISF, ces contribuables, parmi lesquels les dirigeants d'entreprise sont très nombreux, ont eu depuis six ans à leur disposition 10 à 15 milliards d'euros de capitaux qu'ils ont pu investir ailleurs qu'en France. Si rien ne les empêche de posséder des liquidités sur des comptes courants de banques françaises ou de détenir des actions de sociétés françaises, les contribuables français qui ont changé de domicile fiscal ne peuvent détenir de titres représentatifs d'une participation (selon la doctrine fiscale, titres représentant plus de 10 % du capital d'une entreprise) sous peine d'être... de nouveau assujettis à l'ISF. Leurs compétences et leurs capitaux sont donc fortement incités à s'investir à l'étranger.

(...)

La suite de ce rapport met en avant un certain nombre de mesures pour réformer l'ISF.

Eloquent n'est ce pas ?... On comprend mieux à la lecture de ce rapport comment cet impôt génère des situations proches de l'absurde, comme les cas fréquents de personnes modestes, mais possédant un patrimoine sur une zone qui a vu flamber les prix de l'immobilier et qui de ce fait se retrouvent assujetis à l'ISF, pendant que de grands patrons, font "tourner" leur entreprise en France et passent la frontière le soir pour rentrer chez eux en échappant à l'ISF !!

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18 août 2005

Transport aérien : sécurité et transparence

Sécurité renforcée et transparence accrue, voilà ce que nous sommes en droit de réclamer au lendemain de la dernière catastrophe aérienne qui a endeuillé la Martinique.
Nous voulons que le transport aérien reste le moyen le plus sûr pour voyager et surtout nous voulons savoir sur quel type "d'engin" nous embarquons.

Dominique Perben, le ministre des Transports, souhaite une mise en place rapide d'une liste noire des compagnies aériennes et déjà sanctionnées par l'Europe.

Cette liste pourra être consultée par chacun.

Un élément de sécurité important, mais qui ne résoud pas tout le problème. Chaque voyageur devrait avoir la possibilité de connaître la nom de la compagnie aérienne qui va le transporter, surtout dans le cas d'un vol charter ou d'un voyage acheté sur internet.
Il faut bien souvent attendre le moment de l'embarquement pour avoir cette réponse... Un peu tard pour faire demi tour et annuler son voyage !!

Ce qu'on peut lire aujourd'hui dans la presse sur la situation la compagnie aérienne  West Carribean fait froid dans le dos et on en arrive même à se demander comment le personnel de bord a pu continuer à faire son travail en se doutant que l'inévitable pouvait se produire à tout moment.

Pour nous rassurer, le Figaro publie la liste blanche des 93 compagnies respectant toutes les règles de sécurité en vigueur et nous donne quelques conseils pour bien choisir notre transporteur aérien

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17 août 2005

Conférence de presse du 16 août

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Le temps me manque aujourd'hui pour faire un compte rendu de la conférence de presse du Premier ministre, mais quelques liens vers vos quotidiens vous permettront de passer en revue les mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à la crise du pétrole et ses conséquences en sachant qu'il n'y aura pas de rétablissement de la TIPP flottante.

Photo Pierre Andrieu AFP

Le Figaro.fr

Essence : Villepin veut rassurer les bas salaires

La «stratégie globale» du premier ministre



Libération.fr

Villepin tente d'éteindre la polémique pétrolière

Les gaspis

Le Monde.fr

Dominique de Villepin veut adapter la politique énergétique française à la nouvelle donne pétrolière

L'intervention du Premier ministre du 16 aôut dans son intégralité

Conférence de presse du mardi 16 août 2005 : hausse du prix du pétrole et politique énergétique


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16 août 2005

Pétrole, pétrole...

Le mot aujourd'hui fait grincer des dents et si on y associe "prix" et "hausse", là on peut frôler la crise de nerfs.
Le prix du baril a doublé depuis 2003, un constat qui donne le vertige et on se demande à chaque arrêt à une station service si cette crise cessera un jour. Pour certains, passer "à la pompe" est dejà devenu un luxe.

On peut même être frappé de fatalisme lorsqu'on observe impuissant les raisons de cette flambée de l'or noir, problèmes dans les raffineries aux USA, insuffisance des stocks et demande toujours grandissante, instabilité géopolitique...

En l'espace d'une semaine, tous les partis politiques sont montés au créneau en réclamant ou avançant des solutions pour que la "douleur" du consommateur soit moins forte !! Certains se sont étonnés du silence du gouvernement sur la question, et je ne peux qu'approuver la réponse faite par le ministre des Transports, Dominique Perben : "Il ne faut pas improviser une réponse comme ça entre le 13 et le 15 août"(...)"Le gouvernement y réfléchit, mais il faut voir ça dans le cadre du projet de Loi de finances" qui sera présenté à l'automne. En attendant cette échéance il a ajouté "qu'il travaille avec les professionnels du transport routier "pour voir comment introduire un dispositif" permettant aux transporteurs de répercuter la hausse du prix des carburants sur les clients."
Le Premier ministre présidera cette après midi une réunion pour "évaluer la situation du marché pétrolier et les conséquences à en tirer sur la politique énergétique de la France". Cette réunion sera suivie d'une conférence de presse.

Que faut il faire ? Rétablir la TIPP flottante ? Réduire les taxes sur les carburants et investir une part des recettes pour le développement des transports publics ? Combiner TIPP et TVA et reverser l'excédent trop perçus par l'état aux français ?...

Je ne suis pas une spécialiste des questions économiques et je ne m'aventurerai pas à argumenter sur ce point, mais cette crise, qui n'est pas passagère, devrait nous inciter, citoyens, à nous interroger sur notre capacité et notre volonté à utiliser intelligemment et économiser ces énergies. Il ne s'agit pas seulement d'une question financière, mais avant tout de la protection de notre environnement.
Aucune crise majeure ne semble vouloir un peu secouer nos consciences et nous ouvrir à un esprit plus citoyen !!!

J'ai toujours soutenu les propositions de solutions alternatives en matière  d'énergie et de protection de l'environnement. Certains grincheux me diront que beaucoup de ces projets nécessitent des investissements coûteux, c'est vrai... mais nous ne sommes pas dans une logique de court terme, mais bien dans celle du long terme... du très long terme.

Je suis pour le ferroutage, le développement de nouveaux carburants moins polluants, la limitation des véhicules dans les grandes villes, etc...

C'était mon petit coup de gueule de la journée... je vais aller me calmer en marchant un peu. On a de la chance aujourd'hui à Lyon, il fait beau, la température n'est pas trop élévée avec une légère brise, on n'aura pas de pic de pollution. Mes poumons en pleine mutation (faut bien s'adapter à l'environnement) ne souffriront pas trop !

Posté par Diane_1964 à 12:24 - D'accord, pas d'accord ? - Commentaires [2] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

13 août 2005

Infos en boucle !!!!!!!!!!

Personne n'ignore qu'en période estivale l'actu est beaucoup plus calme, que l'épaisseur de nos quotidiens et nos hebdos est un peu réduite, mais est il nécessaire de passer en boucle certaines infos ?

J'ai constaté depuis une dizaine de jours dans les pages "politique" de nos quotidiens une vraie récurrence sur certains sujets !
Je crois que tout le monde a compris que la côte de popularité de notre Premier ministre était en hausse, que les membres du gouvernement étaient en vacances tout en étant toujours joignables au cas où... On connaît maintenant par coeur leurs lieux de villégiatures !!!!!!!

D'accord on observe toujours une hausse, au niveau de la population estivale des redactions, de stagiaires qui rêvent de couvrir le scoop de leur vie, mais à qui on confie peu souvent des sujets de fond.

De grâce, ayez pitié de nous, pauvres lecteurs, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, envoyez quelques cartes postales de vos vacances à ces journalistes qui se morfondent dans leurs rédactions hyper climatisées. Juste deux ou trois lignes et vous savez qu'ils en feront une ou deux colonnes parce que sinon ça va être dur de tenir jusqu'à la rentrée avec toujours les mêmes infos !!

Posté par Diane_1964 à 17:48 - Presse / Médias - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2005

Blog or not Blog

Le blog est devenu un outil incontournable de communication, conter sa vie, afficher ses idées, ses opinions, promouvoir ses talents, la weblogsphère est un terrain de jeu sans frontière, mais hélas aussi parfois sans garde fou ni arbitre.
Saïd Mahrane du Figaro.fr s'interroge ce matin sur le rôle que joueront les blogs dans la campagne présidentielle de 2007.


La prochaine présidentielle favorise l'essor des blogs

Saïd Mahrane

Blog. En quelques mois, le mot est devenu familier dans le langage de la communication politique. De gadget, les blogs sont devenus un élément central de l'expression médiatique des élus et joueront un rôle majeur dans la campagne présidentielle de 2007.

Né aux Etats-Unis, le blog (ou weblog) est une page personnelle, qui se décline en journal de bord, album-photos ou chronique quotidienne, et se veut interactif. Autant d'avantages réunis dans un même instrument. «Le blog crée une relation personnalisée entre l'homme politique et le citoyen», explique Jean-Louis Missika, sociologue des médias. «Un responsable politique est parfois inaccessible. Grâce au blog, il laisse des commentaires ouverts et n'importe qui peut déposer une note et réagir à ses idées», se réjouit un webloger. Depuis 2003, une centaine de blogs politiques a vu le jour sur la Toile. Féru de nouvelles technologies, Dominique Strauss-Khan fut pionnier en la matière et le premier à utiliser cet outil pour révéler ses propositions. C'est sur son blog, dsk.typepade.com/dsk, qu'il a annoncé sa position sur le mariage homosexuel, avant de la développer dans la presse traditionnelle.

S'il s'est abstenu de tout entretien dans la presse ou les médias audiovisuels, Alain Juppé, jusqu'à son départ pour le Québec, commentait régulièrement l'actualité sur son blog al1jup.com. Ses prises de position – des propositions sur l'emploi –, autant que ses silences – pas un mot sur la nomination à Matignon de Dominique de Villepin – étaient abondamment commentées. Mais le blog est aussi le moyen de confessions plus intimes. Tel cet aveu de l'ancien premier ministre, privé pour un an de ses droits civiques, au matin du référendum sur la Constitution européenne : «Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie d'homme, je ne peux pas voter. Souffrance.»

Les députés Julien Dray ou Jean-Christophe Cambadélis, au PS, ou le conseiller régional d'Ile-de-France, Jean-Luc Roméro, à l'UMP, sont parmi ceux qui actualisent le plus régulièrement leur blog.

Sur leurs pages, les élus adoptent un ton délibérément décontracté, commentant leurs dernières sorties au cinéma ou leurs vacances. Julien Dray vise, lui, les 15-25 ans. Un ton «grand frère» qui plaît plutôt, à en croire le nombre de commentaires postés. «C'est un moyen formidable pour les jeunes de s'intéresser à la politique», explique-t-il. Dominique Strauss-Kahn remporte la palme d'or de la fréquentation : «On enregistre plus de 1 000 visites par jour», explique un de ses collaborateurs. Et plus la présidentielle approche, plus les connexions sont nombreuses.

Conscients que cette compétition se jouera aussi, pour la première fois, sur le Net, beaucoup d'hommes politiques envisagent de créer leur propre blog afin de préparer au mieux cette échéance. Jack Lang l'a récemment fait. Lorsqu'ils n'y pensent pas, d'autres le font pour eux. Ainsi, les blogs Sarkozy2007 se développent. Certains, officiellement créés par les jeunes de l'UMP, d'autres se présentant plus anonymement comme étant lancés par «des militants voulant soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle». De même, alors que le premier ministre s'interdit personnellement toute allusion à ses éventuelles ambitions présidentielles, les initiatives spontanées se multiplient. Le site Libanvision héberge ainsi une page baptisée : «Villepin, un destin ?» et invitant ses lecteurs à signer une pétition pour «soutenir l'idée de la candidature éventuelle de Dominique de Villepin à une élection présidentielle en France».

Le caractère spontané des blogs laisse la porte ouverte à certains dérapages. Un site affichant le nom de Bertrand Delanoë a proposé durant des semaines des photos pornographiques. Sur son forum de discussion, Dominique Strauss-Kahn a reçu des injures antisémites. Si certains blogs sont permanents, d'autres vivent le temps d'une campagne. André Santini et Jean-François Copé, les deux candidats rivaux de la droite aux régionales de 2004 en Ile-de-France, animaient chacun leur «blog de campagne». Mais la cyberpolitique n'est pas qu'une affaire de dirigeants. Le Parti socialiste proposera à la rentrée à ses militants de créer gratuitement un blog depuis son site officiel. «Ce service permettra de toucher un public jeune et l'amener à s'intéresser à la vie politique», explique-t-on Rue de Solferino. L'UMP, elle, offre à ses militants la possibilité de suivre sur blog la caravane d'été du parti sillonnant les plages de France.

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06 août 2005

Dans la presse ce matin

Ma plume est un peu au repos, mais pour ne pas perdre le fil de l'actualité un tour d'horizon de la presse en ligne.


Le Figaro.fr
Visite du Premier ministre dans un hôpital de Vannes
Santé : Villepin plaide pour la transparence

Le ministre délégué à l'Emploi part en guerre contre le travail illégal
Larcher: opérations "coup de poing" dans les départements contre le travail illégal

Le Point.fr
Interrogation sur un "second tour non désiré"
Présidentielle : quel second tour ?

Le Corbeau, chapitre IV du roman de politique fiction
Gardarem Lou Candidature

L'Express.fr
Bonne passe pour le Premier ministre
Villepin entre en grâce

Chômage : Jean Louis Borloo espère une vraie "décrue"
Borloo à la noce

Posté par Diane_1964 à 12:18 - Presse / Médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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