30 août 2005
le plan de "réussite éducative"
Pour commenter l’actualité politique cette semaine, nous n’avons que l’embarras du choix et le temps me manque pour m’étendre sur chaque point.
Rappelons qu'aujourd’hui le Président Chirac accompagné du Premier ministre, Dominique de Villepin, du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, du ministre du Budget, Thierry Breton et du ministre de l’Education et de la Recherche, Gilles de Robien, se rend à Reims pour le lancement officiel de l’agence de l’Innovation industrielle qui aidera les futurs projets de haute technologie.
Mais puisque je dois choisir, je vais m’arrêter un peu plus longuement sur la mise en place du plan de « réussite éducative ».
Quand il s’agit de l’éducation et du bien être d’un enfant, rien ne doit être négligé et tout doit être mis en œuvre pour l’aider à se construire le plus harmonieusement possible. On sait hélas que ce n’est pas toujours le cas, l’évolution de la société, l’éclatement toujours plus fréquent de la cellule familiale, les familles monoparentales, recomposées, le chômage, l’environnement, autant de facteurs qui peuvent devenir traumatisant chez l’enfant et l’entraîner si l’on manque de vigilance et de moyens vers une situation à risque. Un enfant fragilisé glisse vite vers l’échec scolaire.
Le plan de « réussite éducative » qui entre dans le cadre de la loi de Cohésion Sociale est un dispositif ambitieux et qui j’espère tiendra toutes ses promesses. Il permet d’apporter un soutien personnalisé et individuel aux enfants en difficulté afin qu’ils conservent toutes leurs chances de se construire et de réussir.
Ce plan ne se contente pas d’agir au niveau scolaire, mais offre une aide globale en permettant à tous les professionnels habitués à travailler avec les enfants d’intervenir si cela s’avère nécessaire (pédiatres, psychologues, orthophonistes, éducateurs sportifs, culturels…)
Le programme de soutien de l’enfant est personnalisé et réellement adapté à ses besoins, il peut prendre la forme d’un soutien scolaire, mais également d’activités plus ludiques et créatives. La famille doit aussi s’impliquer dans ce programme et au besoin recevoir des conseils médicaux, sanitaires ou une écoute particulière.
Tout est mis en œuvre pour que l’enfant retrouve son équilibre au sein de son environnement et de sa famille.
Pour les enfants pour lesquels il est préférable de les éloigner de leur cadre de vie habituel, pour ne pas compromettre leurs chances de réussite, le plan comprend également l’ouverture d’internats de réussite éducative
31 millions d’euros ont déjà été dégagés pour la mise en place de ce plan et à terme un budget de 1,4 euros sera investi sur 5 ans.
Je suis persuadée de l’utilité d’un pareil plan et je ne doute pas de sa réussite, mais il me vient aussi à l’esprit que personne en matière d’éducation ne peut se substituer totalement aux parents. Même si la tâche est parfois difficile, rien ne remplacera l’amour et les valeurs que nous pourrons inculquer à nos enfants. C’est nous qui les aidons à se construire et à appréhender le monde environnant, c’est encore nous qui les aidons à ne pas trébucher, et à se relever aussi en ces de chute.
Parfois je me demande si un plan de « réussite éducative parentale » ne serait pas utile également ?
